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    La sauvegarde écologique dans les ports

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    Les deuxième journées portuaires ont été l'occasion de rendre compte des expériences des différents ports. L'écologie a été un des sujets traités et le port de Marseille cité en exemple.
    Sur 350 millions de tonnes d'hydrocarbures qui transitent en Médi-terranée 65 à 70 millions de tonnes sont déchargées à Marseille/Fos. Le manque de stations de déballastage dans certains ports de la Méditér-ranée ne permet pas de réceptionner toutes les eaux résiduelles des cuves des pétroliers. Les dégazages sauvages sont effectués dans les eaux littorales rendant difficile la sauvegarde de l'écologie marine. Ceci a conduit le Port Autonome de Marseille/Fos à s'équiper de matériel approprié et à former ses techniciens pour prévenir tout risque de pollution dans cette zone sensible souvent balayée par les vents du Nord-Ouest d'une extrême violence.
    Pour les bassins Ouest "Port pétrolier" la mission est confiée aux Marins Pompiers sous l'autorité du service Pilote Gestionnaire des installations portuaires. Dès l'alerte donnée, les Marins Pompiers mettent en place des barrages semi-portuaires type BALEAR 323. Ils activent la mise en place de récupérateurs à partir de navires spécialisés ou de rivages, en attendant l'arrivée de moyens supplémentaires confiés à des entreprises prestataires de service.
    Pour les bassins Est, bassins plus spécialement fréquentés par les navires en opérations commerciales ou en réparation navale, le risque est moins important. Même si les pollutions sont plus nombreuses, les quantités sont moindres. La méthodologie est la même que pour les bassins Ouest mais la mise en place des barrages isolateurs est confiée à des entreprises privées sous le contrôle du "service pilote". Les barrages de type écran sont des barrages plus légers type "60 cm de jupe" permettant ainsi une mise en place plus rapide et moins coûteuse.

    L'écologie dans les ports marocains

    Au Maroc, le port de Moham-média, principal port pétrolier, possède des équipements assez performants concernant la pollution accidentelle ou permanente. Ainsi, on y trouve une station de déballastage d'une capacité de traitement de 200 m3 par heure, 1.500 mètres linéaires de barrage flottant "type rideau" de 90 cm de hauteur, une quantité importante d'agents dispersants , un ponton dépollueur de 280 m3 et deux remorqueurs disponibles en cas de pollution,deux autres de 6.000 CV sont en construction. Une étude d'environnement des ports de Casablanca, Jorf Lasfar, Tantan, Agadir et Safi est en cours de lancement. Elle est régie par un accord de coopération entre le Maroc et la Belgique signé en 1989. Le volet concernant le stockage des produits inflammables au Port de Casablanca a récemment débuté. D'autres volets sont relatifs à la poussière des produits tels que les phosphates et le soufre, les hydrocarbures et les huiles de vidanges. Enfin, le problème des égouts déversés dans les ports et des industries avoisinant sera également analysé. Par ailleurs, la Banque Mondiale a lancé le "Global Environment Facility" (GEF), un projet susceptible de financer des études sur l'évacuation et traitement des déchets portuaires (produits de dragage et autres déchets). Une enveloppe de 25 millions de Dollars est consacrée aux ports maghrébins dont 5,4 millions aux ports marocains.

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