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    Culture

    Enchères: Une folle bataille sur deux tableaux

    Par L'Economiste | Edition N°:3428 Le 21/12/2010 | Partager

    . Deux Moulay Ahmed Drissi dépassent 700.000 DH. Double record pour un Gharbaoui. Kacimi franchit la barre du million de dirhamsLa petite salle de la Compagnie marocaine des oeuvres et objets d’art, à Casablanca, était à nouveau pleine à craquer, le samedi 18 décembre, pour une vacation avec des œuvres exceptionnelles. Ce qui a donné des prix exceptionnels, avec des maîtres reconnus et une grosse surprise sur deux œuvres de Moulay Ahmed Drissi. Disparu en 1973, ce peintre naïf, colorant des à-plats anguleux, avait été estimé à 160.000-180.000 DH et 180.000-220.000 DH pour chacune de ses deux «Scène de campagne». Une estimation déjà jugée élevée.

    Deux «folies»
    Mais voilà qu’une folle bataille d’enchères emporte les prix à des niveaux fous: 720.000 DH pour l’un et 760.000 DH pour l’autre. La bataille s’est déroulée entre deux enchérisseurs, dont au moins un est étranger (un des nombreux musées qui se créent en ce moment dans le Golfe?). L’autre enchérisseur, dans la salle, a aussi donné l’impression d’agir pour un institutionnel étranger. Ce ne sont que des suppositions: par nature les enchères sont anonymes. Notons quand même qu’un troisième Drissi, «Les labours», passé juste avant, n’avait pas mieux fait que son estimation. Il est vrai que la facture de ce tableau est loin d’être aussi nette et particulière que les deux autres. Hicham Daoudi, propriétaire de la CMOOA, s’est dit «étonné de cette bataille d’enchères» et en a tiré la conclusion qu’il faudra maintenant mettre les Drissi parmi les artistes reconnus. En tout cas les deux ventes le placent dans les niveaux de prix d’un Miloud Labied. Hicham Daoudi explique aussi qu’une sorte de classement s’est effectué à l’échelle internationale pour la peinture arabe, classement largement soutenu par les acheteurs du Golfe: les abstraits sont au Maroc, les figuratifs sont en Egypte.
    Deux bonnes affaires
    Au cours de la même vente, un Kacimi est allé se placer au-dessus de la barre du million de DH, à 1,25 million. Après l’exceptionnelle exposition réalisée cet automne par la Fondation CDG, on s’attendait à une forte hausse de la cote. C’est ce qui s’est produit. Peut-être que ces niveaux de prix vont faire ressortir les Kacimi, cachés-oubliés dans les collections privées (?). En tout cas, ce Kacimi-là a réalisé le plus haut de toutes les ventes Kacimi jusqu’ici.Un double plus haut aussi pour un Gharbaoui: le plus haut des Gharbaoui et le plus haut de toute la peinture marocaine, avec une adjudication à 2,2 millions de DH. En revanche, deux adjudications ont été d’excellentes affaires lors de cette vacation. Il s’agit d’un lot de dix lithographies de Chaïbia Tallal, parties à 110.000 DH et d’un exceptionnel Saladi adjugé à 350.000. Les litho sont passées juste après le magnifique «Mon village Chtouka», un Chaïbia typique des années 90, parti à 1,5 million de DH. Peut-être les litho ont-elles souffert de cette proximité, toujours est-il que l’acheteur a fait une fort belle affaire. Quant au «Sacre» de Saladi, compte tenu de sa taille, de sa facture et de sa date, il aurait aussi pu faire mieux.Evidemment, les Orientalistes, avec leurs vedettes, Henri Emilien Rousseau et Edouard Edy-Legrand, n’ont pas déparé leur cote dans cette vente. Et notons enfin que les hauts prix sur une poignée de peintres abstraits marocains sont maintenant des constantes. Il s’agit bien sûr des Jilali Gharbaoui, des Ahmed Cherkaoui, Mohamed Kacimi, Mahi Binebine… N. S.
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