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    Le marché des cadres est entré dans la globalisation

    Par L'Economiste | Edition N°:2295 Le 12/06/2006 | Partager

    Saâd Benkirane, directeur général du cabinet Idoine, brosse un tableau du marché de recrutement des cadres. Ce dernier est très restreint et manque de transparence. Nos entreprises gagneraient à améliorer leur attractivité, dit-il.- L’Economiste: Qu’elles sont les tendances du marché des cadres?- Saâd Benkirane: Le marché des cadres à haut potentiel est très restreint. On observe, depuis quelques années, un mouvement d’expatriation des compétences mais qui n’emprunte pas toujours les canaux d’intermédiation officiels. Des recruteurs étrangers s’installent dans des hôtels à Casablanca pour approcher les médecins et essayer de les attirer dans leurs pays. Ils opèrent en toute quiétude sans que personne ne leur demande des comptes. Actuellement, le marché est cannibalisé et sans garde-fous et nous voulons qu’il soit transparent. Si les cadres marocains veulent s’expatrier, on ne peut pas les retenir, mais il faut penser à améliorer l’attractivité des entreprises locales. C’est à nous, les professionnels en conseil et recrutement, de dire à nos clients qu’ils ne sont plus dans un marché protégé.. Existe-t-il un marché de dirigeants au Maroc comme on peut l’observer en Europe?- Le recrutement des dirigeants n’est pas encore normalisé. Les sociétés font d’abord appel au réseau souvent pour des raisons de proximité et de sécurité. Sinon, elles ont souvent recours à un cabinet international car elles pensent que cela leur garantit une confidentialité absolue et une totale neutralité. Chez nous, tout le monde connaît tout le monde, les risques de «fuite» de l’information sont donc réels. Ces entreprises acceptent de payer le prix fort pour arriver au même résultat puisque, bien souvent, le chasseur de têtes étranger s’appuie sur un prestataire local pour trouver les compétences. . Comment expliquez-vous l’illisibilité des offres d’emploi au Maroc, souvent grugées d’éléments discriminatoires (âge, sexe, diplôme étranger…)? Rarement l’employeur s’affiche, tout comme la rémunération qui est pourtant un élément capital.- Il y a une composante liée à notre sous-développement. En tant que cabinet de conseil en recrutement, notre mission ne consiste pas à faire de la morale à nos clients. Nous les aidons à bien définir leur choix et à leur trouver les compétences qu’il cherche. Cette discrimination dans les annonces de recrutement est également liée aux valeurs des clients et à leur environnement interne. A titre d’exemple, certaines entreprises préfèrent employer des hommes puisque la quasi-totalité de leurs collaborateurs sont du sexe masculin. Le choix est souvent fait pour ne pas bousculer le cadre du travail. Si des éléments discriminants tels que l’âge, le sexe ou l’origine du diplôme apparaissent dans l’annonce, c’est parce qu’ils sont liés aux exigences de l’entreprise. Quant à l’illisibilité des offres, elle tient aussi à la discrétion que recherche le client. Lorsqu’il ne veut pas être connu et cherche en même temps des profils spécifiques et des personnes qui peuvent s’adapter à ce poste, le cabinet-conseil élargit la cible. C’est pour cette raison que vous trouvez des annonces vagues à tonalité très généraliste dans la presse.Propos recueillis par Nadia DREF

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