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L’organisation par projet pour fidéliser les cadres

Par L'Economiste | Edition N°:1774 Le 24/05/2004 | Partager

Stéphane Aubin, doyen de la gestion académique de l’Université du Québec à Chicoutimi, nous explique les avantages de l’organisation par projet. Au Maroc, dit-il, on a tendance à constituer des équipes de personnes ayant les mêmes rôles. Entretien- L’Economiste: Pourquoi une organisation par projet? - Stéphane Aubin: Les entreprises fonctionnent de plus en plus sous forme d’équipes. Les salariés étant moins fidèles de nos jours. Il est difficile de donner des postes-clés à des gens qui changent constamment de structure. Donc, l’organisation par projet est idéale pour les entreprises. Dans l’organisation taylorienne, il était très difficile de motiver des personnes qui se contentent de visser des boulons. Récemment, on a plus tendance à vouloir améliorer les compétences des collaborateurs, à être plus flexible, en donnant plus d’autonomie, de responsabilité. D’ailleurs, ce sont les équipes qui gagnent les prix Nobel aujourd’hui. Dans ce type d’organisation, les équipes planchent sur un projet précis (un concept de voiture, d’avion…), se créent une finalité et se dotent des moyens pour le réaliser. Si d’habitude on rechigne à travailler ensemble, c’est pour des raisons de hiérarchie. Dans une équipe, on travaille avec des personnes de même niveau.- Mais il faut tout de même un chef… - Le chef d’équipe ou le leader a plus un poste de service que d’autorité. Il est au service de l’équipe pour fournir de l’encadrement, de l’organisation, un accès aux ressources… Il est en quelque sorte le messager chargé de ramener les brebis égarées dans le droit chemin. Traditionnellement, le chef d’équipe avait un rôle d’autorité, il décidait de choses dont les autres ne pouvaient décider. De la même façon que dans une équipe de foot où les joueurs assument différentes fonctions (gardien, défenseurs, attaquants…), dans une équipe de projet, il faut prévoir des rôles différents, mais complémentaires. Cette complémentarité fait que tout le monde est essentiel dans l’équipe, ce qui est excellent pour la motivation. L’organisation marocaine a tendance à constituer des équipes de gens ayant les mêmes rôles. En réalité, ce n’est pas une équipe, il s’agit juste d’un groupe de personnes. On peut le comparer à un groupe qui attend le bus, si l’un d’eux vient à manquer, ça ne change absolument rien. - Quel est l’intérêt de ce type d’organisation pour l’entreprise?- Tout d’abord, l’organisation par projet permet d’alléger les niveaux hiérarchiques. La pression sociale (Ndlr: du groupe) est meilleure que la pression de l’autorité. Dans une équipe de projet, on sait parfaitement qui fait quoi, qui est bon, qui l’est moins… La productivité est donc meilleure. Dans une grande entreprise canadienne, qui fabrique du matériel de transport (trains, avions, métro…), le management avait demandé aux employés d’augmenter leur productivité sans résultats. On leur a alors proposé une nouvelle organisation en équipes qui leur a permis de gagner des heures. Les ouvriers ont commencé à s’organiser entre eux, pour réduire les temps morts. Ils ont pu ainsi gagner 5 ou 6 heures les vendredis, tout en augmentant la productivité et la qualité du produit. Celui qui ralentit l’équipe est vite rappelé à l’ordre par ses collègues, puisqu’ils risquent de perdre leurs heures libres à cause de lui.


Le master en gestion de projet de l’Esig

Le groupe Esig offre une formation en gestion de projet en partenariat avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Destiné à des cadres intermédiaires ou chef de projet, le programme attire notamment des ingénieurs, architectes et informaticiens… C’est un programme qui suscite un véritable engouement car il répond aux besoins du marché, assure Wafaa Chafi, directeur des programmes de 3e cycle et formation continue. Les entreprises, explique-t-elle, sont de plus en plus à la recherche de cadres polyvalents, capables de mener à bien toutes les phases d’un projet, de son identification à sa mise en place. Le master en gestion de projet, qui coûte 54.000 DH, comporte 10 modules de 675 heures. Sa préparation nécessite 15 mois en cours de soir et samedi matin. Les inscriptions pour les sixième et septième promotions sont lancées. “Nous avons délocalisé le master gestion de projet à Casablanca, dans trois villes chinoises et au Liban”, affirme pour sa part Stéphane Aubin. Le cursus est le même partout à l’exception de quelques adaptations en fonction du contexte local. Les cours sont assurés à 50/50 par des professeurs canadiens et marocains. Le programme est certifié par Project Management Institute (PMI). Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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