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Emploi & carrière
Affaire des diplômes délocalisés: La promotion des fonctionnaires bloque toujours

Par L'Economiste | Edition N°:1774 Le 24/05/2004 | Partager

. Plus d’une centaine de personnes concernées . Quatre cadres de la DGI toujours sans salaires. La “maîtrise ès sciences”, délivrée par les universités canadiennes, n’est plus reconnue“On n’a pas encore inventé un diplôme international, mais la délocalisation peut en être l’embryon”, affirme Stéphane Aubin, doyen de la gestion académique de l’Université du Québec à Chicoutimi. Il était au Maroc pour animer des cours de gestion de projet dans le cadre d’un partenariat entre son université et le groupe d’enseignement privé Esig (voir aussi page VIII).La “mondialisation” des diplômes revêt aujourd’hui une grande importance avec le phénomène de la migration. Muni d’un diplôme canadien ou autre, un cadre marocain aura moins de difficultés à s’insérer sur les marchés d’emploi étrangers. La délocalisation permet donc une certaine souplesse et résout les problèmes d’équivalences sur les marchés de l’emploi à l’échelle internationale, souligne le doyen canadien. Mais, au Maroc, les diplômes délocalisés défrayent la chronique. Notamment, après la dernière lettre adressée par Najib Zerouali, ministre de la Modernisation des secteurs publics, au Premier ministre Driss Jettou, le 20 avril dernier (voir notre édition du 20 mai 2004, www.leconomiste.com). Rappelons que ce dossier épineux traîne depuis des années mais sans issue. En 2001, Zerouali, alors ministre de l’Enseignement supérieur, avait adressé une circulaire aux écoles privées leur accordant un délai de deux ans pour cesser toute inscription dans des programmes délocalisés. Loin de les dissuader, la circulaire semble avoir exacerbé le mouvement. La demande aidant, ces établissements ont multiplié les partenariats avec des universités étrangères. Parmi les candidats, ils comptent de nombreux fonctionnaires qui souhaitaient accéder à l’échelle 11. Plusieurs ont eu droit à leur avancement. Mais à partir de mai 2003, les dossiers de régularisation sont bloqués au niveau du Contrôle des engagements de l’Etat (CED). Motif invoqué: les diplômes délocalisés ne sont pas reconnus par l’Etat. Depuis, plusieurs départements (Fonction publique, Enseignement supérieur et Finances) se renvoient la balle. En attendant, près de 120 fonctionnaires titulaires de masters délocalisés et donc classés à l’échelle 11 ne sont toujours pas régularisés. Pis encore, les salaires de quatre cadres, recrutés par la direction générale des Impôts (DGI) depuis plus d’un an, sont toujours bloqués au CED (cf. notre édition du 3 novembre 2003). Pour ces cas précis, L’Economiste a pu se procurer des copies de correspondances entre les Finances et la Fonction publique. Celles-ci laissent croire que le problème des quatre cadres de la DGI est en voie de résolution. Le ministre des Finances avait adressé, le 13 novembre 2003, une lettre à son collègue de la Modernisation des secteurs publics l’appelant à débloquer le dossier. Cinq mois plus tard, soit le 6 avril 2004, Najib Zerouali lui répondait en soulignant qu’il n’y voyait aucune objection. Le jour même, il adressera au contrôleur général du CED une lettre l’invitant à régulariser ces cas et qu’à l’avenir, il faudra s’assurer que les candidats titulaires de diplômes étrangers les ont obtenus en dehors du Maroc, preuves à l’appui. Entre-temps, un arrêté du ministère de la Modernisation des secteurs publics, paru au Bulletin Officiel du 22 janvier 2004, a retiré la “maîtrise ès sciences”, délivrée par les universités canadiennes de la liste des diplômes donnant accès au poste d’administrateur (échelle 11). Aziza EL AFFAS

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