Economie

Emergence industrielle acte II
50 milliards de DH de plus au PIB industriel

Par L'Economiste | Edition N°:2964 Le 16/02/2009 | Partager

. Il est actuellement de 8 milliards. Créer 220.000 emplois dans les 6 prochaines années. Attirer 50 milliards d’investissements industriels privésA l’exception des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de l’Agriculture, les six autres signataires du nouveau Pacte pour l’émergence industrielle ont tenu, après son paraphe officiel par le Souverain, à le défendre face à la presse. Pour cause, les enjeux économiques et humains de l’acte II de l’Emergence sont autrement plus importants. A terme, il s’agit d’augmenter le PIB industriel, actuellement de 7,79 milliards de DH (soit 16% de l’apport de l’industrie total dans le PIB) de 50 milliards additionnels. Mais aussi de créer 220.000 nouveaux emplois dans les 6 prochaines années, en plus des 1.280.000 emplois actuels dans le secteur industriel, incluant l’emploi informel. L’autre objectif du Pacte: mobiliser 50 milliards de DH d’investissements privés dans l’industrie.

Textile et automobile raflent la mise
Sur les 111 mesures d’accompagnement retenues pour booster les filières compétitives, améliorer la compétitivité des entreprises et renforcer les moyens d’exécution, 56 vont aux métiers mondiaux du Maroc. Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est le textile avec 15 mesures et l’automobile 10 qui raflent la mise. A noter que ce programme ne sursoit pas les différents plans de soutiens aux secteurs les plus exposés aux effets de la crise encore en discussion. Pour la compétitivité des entreprises (climat des affaires, formation, PME et parcs industriels), 48 mesures sont annoncées. Les 7 mesures restantes sont dédiées au volet gouvernance et exécution du programme (organisation institutionnelle, budget, observatoire, suivi). Mais tout compte fait, des 12,4 milliards de DH (coût du contrat-programme, hors apport des banques de 4 milliards), ce sont les volets formation et incitation pour les investisseurs qui s’accaparent plus de la moitié de la mise. Le premier engloutira 34% et le second 24%. Tout sera fait pour «effacer l’esprit de crise une fois pour toutes car beaucoup de secteurs vont se développer parce que les opportunités existent». Le président du GPBM, Othman Benjelloun, dit faire confiance à son légendaire optimisme. D’autant plus que «le changement structurel de la nouvelle approche Maroc est de ne pas subir les conséquences de la crise, mais d’en tirer profit». Les plans d’action à mettre en place pour chacune des mesures retenues réconfortent le président de la CGEM, Moulay Hafid Elalamy, pour qui «dès lors que le cœur du dispositif du Pacte est axé sur l’essentiel de notre tissu économique, c’est-à-dire les PME, l’on peut arriver aux résultats escomptés». Car, comme l’a souligné le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, «le Maroc est passé du positionnement basé sur la proximité géographique et de la main-d’œuvre bon marché, à une position stratégique basée sur la logistique et une offre compétitive». D’où la qualification de l’Emergence (acte I et II) de «construction de vision industrielle en adéquation avec les ambitions du pays». Autrement dit, le nouveau pacte injectera une nouvelle dynamique au secteur industriel, en ce sens qu’il viendra consolider les acquis, notamment dans le domaine de l’aéronautique et l’offshoring, corriger les erreurs «pour plus de visibilité et coller ainsi au contexte actuel du marché». B.T.
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