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    Economie

    Régionalisation: Des besoins de réforme

    Par L'Economiste | Edition N°:2964 Le 16/02/2009 | Partager

    . Objectif: asseoir la décentralisation. La région doit évoluer vers sa vocation essentielle de production de richessesEt si la régionalisation devenait une affaire plus que politique? Tout porte à le croire. Dans l’euphorie de leurs interventions, de nombreux participants à la rencontre de Fès, le week-end dernier, privilégient une régionalisation qui fait la part belle à une plus grande autonomie des régions. Notamment le parti de l’Istiqlal qui dirige le gouvernement actuel et qui a organisé la manifestation sur la régionalisation et les besoins en réforme.«Copiée» du système administratif français, la régionalisation au Maroc devait d’abord répondre à des besoins urgents de planification économique. C’est pourquoi l’on a beaucoup compté sur les régions pour jouer un rôle de catalyseur de la dynamique de croissance. Ainsi, leur ont été confiées notamment la planification et la programmation de la construction des voies de communication, des infrastructures éducatives et de formation…Cependant, les participants ont relevé que le développement spatial ou territorial est différent d’une région à l’autre à cause notamment des disparités qui existent entre les différentes entités territoriales. L’aménagement du territoire prend ainsi une proportion plus profonde: il doit répondre à des besoins immédiats et aussi dans le long terme. La région doit donc évoluer vers sa vocation essentielle de production de richesses. Pour ce faire, les plans régionaux de développement inscrivent dans leurs priorités la mobilisation pour la prospection et la recherche d’opérateurs et d’investisseurs.Depuis l’introduction de la régionalisation au Maroc, le législateur a, semble-t-il, cherché à asseoir ce système de gestion territoriale sur trois principes fondamentaux. Premièrement, une efficacité économique qui fait de la région d’abord une locomotive du développement local. Une fois assuré, ce développement prend une autre dimension en devenant partie prenante dans la croissance nationale. Deuxièmement, la régionalisation doit assurer une justice sociale entre les différentes couches de populations en veillant à instaurer une croissance régulière des communes urbaines et rurales qu’elles habitent. Et enfin, la régionalisation, estiment les experts, doit obéir aux fondamentaux de la pérennité et de la globalité dans ce sens qu’elle tend vers une plus grande décentralisation et déconcentration des décisions administratives. Un intervenant s’est d’ailleurs posé une question fort pertinente: comment un wali de région peut-il bien communiquer avec les 40 à 50 représentants ou délégués des administrations centrales? La question est justement d’actualité puisque des voix commencent à s’élever pour réclamer une réelle mise en place de la déconcentration. Tout cela, bien sûr, en veillant au regroupement de certains services au sein d’une même administration.Ainsi conçue, la régionalisation devient, en fait, un outil d’intelligence territoriale qui permet non seulement de répondre aux besoins primaires de gestion administrative et des affaires locales, mais aussi de fournir une plateforme idéale pour le développement et la croissance économique de tout le pays.Allant encore plus loin, un intervenant a tout simplement parlé d’une autonomie restreinte pour chacune des 16 régions du Royaume. Il a cité, comme exemple, le système d’autonomie régionale instauré en Espagne: les régions disposent de leurs propres gouvernements, parlements, administrations… Le pouvoir central ou national s’occupe, quant à lui, des questions de souveraineté…


    Handicap

    Les intervenants ont appelé à instaurer un cadre juridique plus approprié à la régionalisation. Ceci pour permettre aux différentes entités territoriales régionales d’évoluer en même temps que le développement général du pays. Ils avaient auparavant relevé que le découpage régional actuel est handicapant pour bon nombre de ces entités. Notamment par l’absence d’une stratégie nationale pour le développement spatial. Ils ont aussi appelé à faire sortir la Caisse de développement agricole de son cadre de projet. Jamal Eddine HERRADI

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