×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Electroménager
    «Difficile de gérer le processus de recyclage»
    Entretien avec Jean Dufour CEO de Bosh Electroménager

    Par L'Economiste | Edition N°:3226 Le 05/03/2010 | Partager

    Avec 30% de la consommation totale, les ménages sont le deuxième consommateur d’énergie et troisième émetteur de CO2 au monde. Les appareils électroménagers interviennent à hauteur de 50% dans la consommation de ces ménages. Mais avec les nouvelles réglementations, les fabricants de ces appareils versent de plus en plus dans la Green Technology. Jean Dufour CEO de Bosch Electroménager explique cette tendance.- L’Economiste : Le marché de la technologie verte évolue. Comment se décline votre offre?-Jean Dufour: Le marché des appareils à haute efficacité énergétique connaît, en effet, une profonde mutation. C’est une tendance dans laquelle nous nous inscrivons. Ainsi, nous avons mis sur le marché une nouvelle génération d’appareils électroménagers à haute efficacité énergétique. Par exemple, pour un réfrigérateur congélateur la réduction de la consommation est de 66% par rapport à un modèle qui existe depuis 15 ans. Cette réduction est de 40% pour un lave-linge et 56% pour un sèche linge. Pour le lave-vaisselle qui a reçu le prix de l’innovation pour le climat et l’environnement il y a une réduction 20% par rapport à un modèle de la meilleure classe énergétique. - L’économie d’énergie est-elle seulement un argument marketing?- C’est un important argument marketing et un avantage concurrentiel décisif. Mais il faut savoir qu’en Europe l’efficacité énergétique des appareils électroménagers est devenue le premier critère de choix des consommateurs qui, malgré les prix d’achat plus élevés, s’orientent vers ces produits. La différence d’achat est récupérée en partie par l’économie d’énergie. Chez BSH (Bosch und Siemens Hausgeräte), nous avons fixé des règles très précises. Les appareils qui ne font pas partie de la classe énergétique supérieure à A n’ont pas de place dans le sigle de Grenn Technolgy Inside. Toutefois, le consommateur doit être vigilant sur les produits dit «verts» écoulés sur le marché. D’où la nécessité d’avoir des classes énergétiques précises pour se mesurer. - Bosch Maroc a-t-il pensé à s’aligner sur la classification en vigueur en Europe?- Ce sera notre stratégie sur le marché marocain. Avant, les classes énergétiques n’étaient qu’une information mais dans l’avenir ce sera une contrainte positive pour les fabricants et une protection du consommateur et de l’environnement- Où peut-on situer votre performance dans ce créneau? - BSH a doublé ses ventes de ce type d’appareils en 2008-2009 en Europe. Ces derniers représentent 15% de notre chiffre d’affaires dans ce continent avec un taux de croissance de 100% durant une année de crise. - Qu’en est-il du processus de recyclage?- La dernière étape dans le cycle de vie d’un appareil électroménager est son élimination. L’idéal serait le recyclage écologique, un procédé qui n’existe pas au Maroc. Avec la directive européenne WEEE (directive on waste electrical and electronical equipement) des filières de recyclage ont été montées en Europe et sont contrôlées par les autorités locales. En 1990, nous avons renoncé à l’utilisation de gaz destructeurs de la couche d’ozone pour la production des appareils à froid. Et comme ces derniers ont une durée de vie très élevée nous continuons à les récupérer auprès de nos clients. Nous sommes très vigilants par rapport au recyclage des appareils lorsque nous en avons la possibilité. En Europe, les constructeurs sont responsables de l’acheminent de ces appareils vers des centres de recyclage. Mais dans d’autre pays, comme le Maroc, il est difficile pour un fabricant de gérer ce processus car il n’en a pas le contrôle.


    Classes énergétiques: Pas d’obligation d’affichage

    Au Maroc, il n’existe aucune obligation pour les constructeurs d’afficher la classe énergétique de leurs produits. En France, par exemple, les revendeurs sont obligés de mentionner cette information sous peine d’amende. Quant à la maturité du marché local, Jean Dufour estime qu’elle est quasi comparable au marché européen et les produits arrivent au Maroc en même temps qu’en Europe. Concernant, la technologie utilisée pour ces produits, il n’y a pas de différence entre les deux marchés. Le groupe BSH, premier en Europe avec près de 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires et troisième mondial, est présent au Maroc depuis septembre 2008. Propos recueillis par Jalal Baazi

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc