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    Politique

    Eclairage public
    Marrakech: Le marché bientôt délégué

    Par L'Economiste | Edition N°:3035 Le 29/05/2009 | Partager

    . Le choix s’est porté sur un concessionnaire français . Plus de 12.000 points lumineux défectueux . Un service mal entretenu Au total, la ville de Marrakech compte 50.000 points lumineux. On entend par cela les lampadaires censés éclairer la ville. Seulement, près du quart, soit plus de 12.000 points, est défectueux, par acte de vandalisme commis également par des adolescents, voire des enfants, selon les responsables des services de l’éclairage municipal. Ampoules cassées ou câbles arrachés, souvent ces points lumineux ne servent à rien. De plus en plus, le recours au curatif est systématique alors que le traitement préventif est quasiment absent. Ainsi, lorsque le lampadaire est défectueux, on se contente de changer la lampe, alors que c’est tout le système qui a besoin d’être revu et remplacé. En effet, pour entretenir un point lumineux, il faut penser à un plan d’entretien global comprenant aussi transformateur, amorceur et enfin lampe. Du reste, un point a une durée de vie qui se calcule en heure de consommation, rappelle cet ingénieur du Conseil municipal. De plus, les habitants de quartiers se plaignent du peu d’efforts de la part des 53 salariés du Conseil de la ville dédiés à l’éclairage. En témoigne cet habitant à qui il a fallu plus d’une semaine pour qu’on daigne répondre à son appel.

    44 millions de kilowattheures par an
    Les services du Conseil de la ville se défendent: «Nous avons hérité de réseaux de points lumineux entrepris par des lotisseurs privés et qui n’étaient pas à la hauteur. Et nous essayons de les gérer au mieux». L’urbanisation galopante des quartiers périphériques a fait que la ville souffre d’un manque d’éclairage. La réhabilitation de l’existant et l’extension de l’éclairage public nécessitent des travaux réguliers d’entretien qu’actuellement le Conseil de la ville n’assure pas. La facture énergétique en revanche est en constante augmentation. Ainsi, l’éclairage public à Marrakech consomme 44 millions de kilowattheures par an. Pour un meilleur schéma d’éclairage, l’actuel Conseil milite de plus en plus pour une concession au privé. Ainsi, un appel d’offres international a été lancé. Des quatre candidats postulants, l’offre du français Citélum, filiale de Veolia Environnement, serait sérieusement étudiée. Evidemment, cette prise en charge de l’éclairage public à Marrakech a un prix. En principe, le concessionnaire serait payé à 300 DH/point lumineux. Il s’engage à investir près de 100 millions de DH pour l’extension du réseau de l’éclairage public de la cité ocre incluant les nouveaux quartiers du paysage urbain. Au total, l’éclairage public reviendra à la ville à près de 50 millions de DH. Le concessionnaire s’engage aussi à réduire la facture énergétique de près de 28% et ce en deux ans de gestion, soit 31 millions de kilowatts consommés au lieu des 44 millions actuels ainsi que la restructuration du réseau. Il aura aussi à initier un programme de rénovation de l’éclairage portant sur 12.600 luminaires et installer un système supplémentaire de télégestion et de réduction de puissances des points lumineux. Un système qui informe en temps réel de l’état des points lumineux et facilite donc la maintenance. Dans son cahier des charges, le concessionnaire doit également mettre en place une conception d’un éclairage artistique pour mettre en avant les places, jardins et monuments de la ville, points forts de la ville touristique. Le futur concessionnaire a de grandes références en la matière. Selon le Conseil actuel, ce projet sera réalisé sans recours aux finances publiques à travers un montage reposant sur une gestion déléguée de 10 ans.

    Traitement particulier à Tamansourt

    Ce sont les promoteurs privés qui ont financé l’éclairage public entre la nouvelle ville et la cité ocre. Al Omrane Marrakech, chef de file, en partenariat avec les lotisseurs privés de Tamansourt, a injecté 8 millions de DH pour éclairer le tronçon de 12 kilomètres. Un investissement imposé tacitement par un cahier des charges. Tamansourt bénéficiant d’un traitement particulier. Mais qu’en est-il des autres quartiers périphériques? De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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