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    Eclairage public
    Casablanca: Lydec va-t-elle soigner le déficit?

    Par L'Economiste | Edition N°:3035 Le 29/05/2009 | Partager

    . Après l’eau et l’électricité, le service officiellement délégué. Le taux d’éclairement est passé de 86% en 2006 à 93%, à fin 2008 L’éclairage public, comme d’ailleurs d’autres prestations de la ville, est externalisé. Ce sont des organismes externes qui prennent en charge ce service. C’est d’abord le délégataire de la distribution d’eau, d’électricité et de l’assainissement, en l’occurrence Lydec. Et c’est ensuite l’ONE (Office national de l’électricité) pour une partie du territoire casablancais. Si Lydec s’est occupée de l’éclairage public à Casablanca depuis 2004 grâce à un protocole d’accord conclu entre la ville et le concessionnaire, l’ONE n’a eu sa part dans la mission qu’en 2009 suite à un vote des élus du Conseil de la ville (cf. www.leconomiste.com). Le recours à l’ONE, en dépit de la concession à Lydec, se justifie par les zones d’intervention de chaque organisme. En effet, le périmètre délégué à l’Office, à savoir Lissasfa, Bouskoura, Médiouna, Sidi Maârouf et Dar Bouazza, ne relève pas de celui de Lydec. Les foyers et les industriels établis dans ces zones font partie de la clientèle de l’Office. Ce dernier interviendra aussi dans les grandes voies qui traversent ces quartiers en particulier les routes d’El Jadida, de Médiouna, d’Azemmour et l’autoroute de Marrakech. Le prix à payer par la ville est de 23 millions de DH, annuellement, pour une durée de trois ans reconductible indéfiniment. En ce qui concerne la concession de l’éclairage public, au même titre que les autres attributions intrinsèquement communales (eau, électricité, espaces verts, abattage, collecte des déchets, transport urbain, etc.), l’autorité délégante (ville) n’est pas à court de motifs. L’inefficacité des services de la commune, la couverture de plus en plus défaillante et l’absence du savoir-faire et d’expertise sont les principales justifications. «La concession des prestations communales est le meilleur moyen pour atteindre l’efficacité et lutter contre le vandalisme des moyens de travail. Je me souviens qu’à l’époque de la multiplicité, ses agents se servaient des équipements comme bon leur semble», indique un élu et président d’arrondissement. Mais encore faut-il signaler un paradoxe: la commune s’est débarrassé de beaucoup de ses missions de base mais conserve par la force de la loi les agents et fonctionnaires affectés au départ aux missions concédées et les payent. Finalement, la moitié de ses ressources financières sont consacrées au paiement des salaires et autres charges du personnel. Ce qui se chiffre à Casablanca à 1 milliard de DH, soit la moitié de son budget. Au bout de la chaîne, pour l’investissement on ne dispose que de 100 millions de DH. Si depuis 2004, la commune a fait appel à son distributeur d’eau et d’électricité, Lydec, pour s’occuper de l’éclairage public, c’était par un protocole d’accord signé le 8 janvier 2004, qui allait être reconduit sous différentes formules. Le protocole confie au concessionnaire la gestion (exploitation et maintenance des installations du réseau) de l’éclairage public des grandes voies ainsi que celui des bidonvilles. Sa durée était de 3 mois renouvelable une seule fois. «A la fin du protocole, tous les bidonvilles dont les foyers avaient déjà été électrifiés par Lydec, ont été équipés en éclairage public», affirme un cadre au département de la communication du délégataire. La prestation de ce dernier allait être continuée suite à un premier avenant signé le 8 juillet 2004 pour une période de 6 mois (terme: 31 décembre 2004). Un 2e avenant, pour une durée d’une année suivra, le 31 décembre 2004 fixant les investissements et les sites par arrondissement. Un 3e avenant a prorogé le protocole jusqu’au 31 décembre 2006 en précisant le programme prioritaire 2006 des investissements par arrondissement. Un 4e et dernier avenant a été signé le 9 février 2007. L’article 3 précise la durée: «le présent avenant proroge la durée du protocole d’accord jusqu’à la date d’effet de l’avenant devant conclure la révision de la convention de gestion déléguée des services de distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide signée en 1997 entre la Communauté urbaine de Casablanca et Lyonnaise des Eaux». La révision du contrat prévoit la prise en charge par Lydec de l’éclairage public sur tout le périmètre de la gestion déléguée à l’exception des zones alimentées par l’ONE. A ce titre, l’éclairage public deviendra un métier au même titre que l’eau, l’électricité et l’assainissement.Devenu un métier à part entière suite à la révision du contrat de gestion déléguée, fin de 2008 (cf. www.leconomiste.com), l’éclairage public de Casablanca est pris en charge par la Lyonnaise des eaux. Depuis, le concessionnaire informe qu’en termes d’efficience, «le taux d’éclairement qui était de 86% en 2006 est passé à 93%, à fin 2008». Ali JAFRY

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