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    Dis-moi qui tu es, je te dirai ce que tu penses

    Par L'Economiste | Edition N°:645 Le 24/11/1999 | Partager



    Autrefois, l'attitude des managers s'apparentait à celle d'un père de famille qui donne des ordres à ses enfants et leur fixe les limites à ne pas dépasser.
    C'est un système qui consacrait l'autorité hiérarchique. Le PDG obtient l'accord des investisseurs sur la base de ses propres convictions et de sa perception du marché. Les autres cadres se contentent de développer des stratégies basées sur cette même perception et les diffusent dans l'entreprise en s'appuyant sur leurs pouvoirs hiérarchiques.

    Hiérarchie


    Ce système de travail était basé sur l'idée que, lorsqu'on est confronté à une nouvelle expérience, on réagit tous de la même manière. Ce qui est totalement faux.
    Dans ces entreprises fortement hiérarchisées, peu importe qui se charge de recueillir et d'analyser les données pour en déduire les conclusions qui s'imposent.
    Plus une personne est située haut dans l'échelle hiérarchique, plus elle est censée détenir les connaissances et le savoir requis. La réflexion stratégique était donc l'apanage de ceux qui occupent le sommet de la pyramide.

    Ces attitudes ne reflètent pas les nouvelles exigences du marché. En effet, les progrès technologiques favorisent la création de nouvelles industries et requièrent un nouveau savoir et de nouvelles compétences. Ces attitudes traditionnelles ignorent également les nouvelles exigences stratégiques, à savoir la délégation des pouvoirs, l'apprentissage dans l'entreprise et le sens prévisionnel.
    Aujourd'hui, l'autorité hiérarchique n'est plus fondée sur des connaissances et un savoir validés et testés rigoureusement tout au long de la carrière d'un dirigeant.

    L'autoréférence signifie que l'expérience propre à chacun influence sa manière de percevoir les choses et de réagir aux événements. Ce que vous voyez (ou croyez) dépend de qui vous êtes. Nous développons à travers ce système d'autoréférence un nouveau savoir propre à chacun de nous.

    Autorité


    En somme, notre expérience personnelle nous permet de percevoir de nouvelles choses que les autres ne voient pas du même oeil. C'est pour cela qu'il importe de savoir qui a procédé à l'analyse des données qui a détecté l'apparition d'une nouvelle technologie ou qui s'est chargé de la segmentation du marché.
    Bien que les différences d'opinions convergent généralement, elles sont indispensables pour la création de nouvelles connaissances. Etre autoritaire (indiquer aux autres ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire) est nécessaire dans certaines conditions.
    Toutefois, la dépendance totale à l'autorité est une véritable entrave à la disponibilité et à la création du savoir au sein de l'entreprise. L'exercice de l'autorité inhibe toute initiative individuelle.

    Les dirigeants d'entreprise ont besoin de comprendre les normes, les croyances, les valeurs et les opinions de leurs employés, groupes ou unités de travail. Ce qui constitue la base de l'avenir et du nouveau savoir. Habituellement, les individus participent et s'engagent dans plusieurs activités à la fois (entreprise, famille, équipe de basket-ball). Leurs expériences personnelles influencent leurs connaissances et leur contribution dans l'entreprise.

    Syndication Financial Times-L'Economiste
    Aziza EL AFFAS

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