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Economie

Dette extérieur: Témoignages de sociétés bénéficiaires

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

La conversion de la dette en investissements privés connaît un franc succès auprès des promoteurs. Et pour cause, cet instrument leur fait économiser 11 à 15% du montant de la mise destinée à la constitution ou l'augmentation du capital. Complexité du mécanisme, oui mais rapidité dans le déblocage des fonds(1)- Accor: Le groupe touristique figure parmi les premiers bénéficiaires de la conversion de la dette. En achetant les créances du Trésor français pour un montant de 750 millions de DH, le groupe touristique a pu économiser près de 11% sur l'investissement global. L'objectif de cette opération est de financer l'augmentation de capital pour réaliser les projets touristiques au Maroc. Selon la convention conclue avec le Ministère des Finances, le premier groupe touristique français s'est fixé pour objectif la réalisation d'un programme global de 7.000 chambres pour un investissement total de 1,7 milliard de DH devant générer 7.000 emplois directs en l'espace de 8 ans. Il juge les procédures de conversion de la dette relativement souples puisque le déblocage s'est fait en moins de 3 mois. Concernant le niveau du bonus accordé, Fouad Chraïbi, directeur général d'Accor, fait remarquer que «les règles du jeu sont celles d'un appel d'offres, le rachat de la dette étant donc adjugé aux plus offrants, dans la limite de la tranche accordée«. En clair, le montant du bonus va dépendre du niveau des offres et de la pression de la demande des investisseurs.n EDF: Le holding français a racheté pour environ 100 millions de FF (160 millions de DH environ) à travers la conversion de la dette. Un instrument qui lui a permis de participer au tour de table de la société gestionnaire du parc éolien Abdelhak Torrès (ex-Al Koudia Al Baïda), aux côtés de Paribas et du cabinet Germa. Situé au nord du Maroc, ce parc éolien d'une puissance totale de 50,4 mW est constitué de 84 éoliennes de 600 kW chacune. Le parc est l'un des parcs les plus importants du monde arabe et d'Afrique et représente le premier gros investissement réalisé dans les énergies renouvelables au Maroc.La procédure liée à la conversion de la dette n'est pas jugée particulièrement lourde, malgré la multiplicité des intervenants. Quant au niveau de la prime accordée, elle dépend du marché et des offres formulées auprès du Trésor français. En revanche, le recours à la conversion de la dette suppose au préalable que le projet soit bouclé et ficelé. «Pour être retenu, il faut également être prêt à investir pendant les 6 premiers mois. D'où la nécessité d'un capital equity important«, souligne Henri Boyé, délégué général EDF Maroc. De ce fait, ce sont plutôt les projets d'envergure nécessitant une technicité des promoteurs qui sont a priori les mieux positionnés pour bénéficier de ce type d'instrument.Enfin, il est précisé que ce même projet aurait de toute façon été réalisé quelles que soient les conditions financières offertes. La conversion de la dette permet d'accélérer le retour sur investissement. Une facilitation appréciable mais non suffisante dans la décision d'investir.- Maroc Aviation, filiale d'EADS et spécialisée dans la maintenance des avions militaires ainsi que dans la fabrication d'éléments aéronautiques, a utilisé le rachat de la dette pour un montant de 15 millions de FF (24 millions de DH) en 1996. L'augmentation de capital ainsi financée avait pour objet, entre autres, l'extension des installations comprenant des ateliers de fabrication et des laboratoires équipements. L'investissement s'est étalé sur trois ans et a porté sur un montant global de 50 millions de DH. Le programme vise notamment à répondre aux besoins des armées marocaine et étrangères et à fabriquer pour le compte d'Airbus des fauteuils et câblages. Pour Maroc Aviation, le rachat de la dette aura permis de bénéficier d'une décote de 10 à 15%. «Une économie appréciable même si les procédures sont relativement lourdes«, indique Wahiba Takhim, directeur financier de Maroc Aviation.En revanche, aucune remarque n'est formulée quant aux délais de déblocage des fonds, l'opération n'ayant guère dépassé les trois mois.- Settavex, filiale du groupe textile espagnol Tavex, a profité des conditions favorables de la conversion de la dette en 1998 pour financer l'intégralité de son augmentation de capital de 78 millions de DH. Le programme d'investissement s'est, lui, élevé à 34 millions de dollars. Le management affiche aujourd'hui sa satisfaction puisque cet instrument aura permis à l'investisseur espagnol d'économiser 11% sur le montant du transfert direct. L'instrument ne présente aux yeux des dirigeants aucun inconvénient majeur et le délai de déblocage des fonds n'a pas dépassé 3 mois. La seule difficulté avancée est liée à la présentation et au traitement du dossier d'investissement. «Celui-ci doit être bien ficelé et argumenté, et contenir une étude de faisabilité, un compte d'exploitation prévisionnel et l'estimation des cash flows futurs«, précise Badr Kanouni, directeur administratif et financier de Settavex. De telles exigences, reconnaît-il, sont nécessaires car l'investisseur étranger doit démontrer l'intérêt économique et les retombées positives du projet pour accéder aux conditions favorables de la conversion de dette. Selon Settavex, ce mécanisme privilégie plus le professionnalisme des promoteurs que la taille de l'investissement.M. K.(1) Hormis les sociétés citées en exemple, de nombreuses autres entreprises ont bénéficié de la conversion de la dette telles qu'Alcatel, Alsthom, Ciments du Maroc, Vitogaz et Primagaz, Club Méditerranée et FRAM SA, Industube, Roca, Gonvarri Industrial, Saymopack (plastique)...


Silence radio chez les Espagnols

A l'exception de Settavex, les autres sociétés espagnoles contactées n'ont pas daigné donner suite à nos nombreux appels. Les tensions diplomatiques de ces jours-ci y seraient-elles pour quelque chose?M. K.

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