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    Economie

    Dessalement d’eau: Trop salée la facture!

    Par L'Economiste | Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

    . Le mètre cube est 3 à 10 fois plus cher . Le Maroc dispose de plusieurs sites de dessalementFaire face efficacement à la pénurie de ressource hydrique est un des défis à moyen terme pour le Royaume. Aussi, le spectre de la «panne sèche» a conduit les responsables à se pencher sur la question, notamment dans le sud du pays où l’indisponibilité d’eau se pose avec une extrême urgence. Pour l’heure, pas de recette miracle mais des lueurs d’espoir à travers la technique de dessalement d’eau de mer, qui donne lieu à des échanges d’expertise avec nos voisins espagnols (entre autres), référents en la matière. Néanmoins, une ombre au tableau à ce jour: le coût financier qui handicape fortement sa démocratisation.Du fait des besoins grandissants et de la rareté de la ressource, l’Office national de l’eau potable (ONEP) a été amené, et ce depuis 1976, à implanter des unités de dessalement ou de déminéralisation dans les provinces du sud notamment: Tarfaya, Smara, Boujdour ou encore Laâyoune (la plus importante avec 7000 m3/jour). «Le recours au dessalement d’eau de mer représente une alternative potentielle pour pallier au déficit en ressources conventionnelles dans certaines régions côtières du sud du pays, telles qu’Agadir, Tan Tan, Sidi Ifni et Essaouira», précise l’office public. Toutefois, cette opération n’est envisageable que dans le cas clairement identifié de carence en ressources classiques. Les techniques de dessalement d’eau de mer les plus performantes, disponibles sur le marché, sont l’osmose inverse et les procédés de distillation, à détentes étagées ou à multiples effets. Quel est le coût de cette opération? Le coût d’investissement pour la réalisation d’une usine de dessalement d’eau de mer varie en fonction des capacités, allant de 10.000 à 100.000 m3 par jour, se chiffre entre 23.000 et 32.000 dirhams par m3 et par journée d’eau installée (selon le procédé utilisé). «A titre comparatif, le prix d’investissement pour une station de traitement des eaux de surfaces (pour des capacités identiques) varie entre 8.000 et 22.000 dirhams par m3/jour d’eau installée. Le coût du mètre cube produit par dessalement de l’eau de mer est supérieur au prix de revient classique, à savoir 3 à 10 fois plus cher», annonce l’Onep. Cette donnée peut-elle freiner l’extension de cette technique? Si chacun s’accorde à dire qu’il faut d’ores et déjà tendre vers le concept de dessalement d’eau au vu de l’état de la nappe phréatique (elle accuserait une baisse annuelle de près de 20 mètres à Agadir!), son coût «plombe» néanmoins sa promotion. «Le secteur agricole ne peut supporter un mètre cube d’eau à plus de 4 dirhams le m3. C’est inconcevable d’un point de vue purement économique!», nous confie une source de l’Association des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (APEFEL). Cette dernière nous indique que l’eau du barrage est facturée entre 0,65 et 0,70 dirhams le m3, selon les régions. Elle ajoute qu’«aucune culture ne peut valoriser le prix du m3. Le coût conditionne ainsi le dessalement». En effet, malgré les efforts déployés en vue de réduire les frais énergétiques, ceux-ci représentent jusqu’à 30% du coût de production.


    L’optimisation au goût du jour

    Le dessalement coûte cher, c’est une évidence. Conscient de cet état de fait, l’Onep s’efforce de concentrer ses efforts en engageant des réflexions et des études de faisabilité sur des cas concrets. Primo, par l’utilisation des différentes formes d’énergie, dont l’énergie éolienne, en vue de dégager des solutions plus avantageuses sur le plan technico-économique. Secundo, dans un souci de réduction de la charge énergétique des stations de dessalement d’eau de mer, l’Onep est en contact avec des sociétés du domaine pour la mise en œuvre d’un système de pompage complet de haute pression. Ce concept permettrait à terme de réduire presque de moitié la charge énergétique.Rachid Hallaouy

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