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Sajid s’engage sur une décharge aux normes

Par L'Economiste | Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

. Dans trois ans, le site actuel arrivera en fin de vie. La nouvelle décharge, de 3 hectares, est mitoyenne à l’ancienneLa décharge de Médiouna est la “honte” de Casablanca. Plusieurs projets ont été annoncés mais jamais réalisés. Mohamed Sajid, maire de Casablanca, s’engage sur un nouveau projet. C’est du concret, certifie-t-il. - L’Economiste: La décharge de Médiouna pose un sérieux problème de pollution. Le conseil de la ville a-t-il envisagé des mesures? - Mohamed Sajid: Cette décharge constitue un véritable point noir à Casablanca. Elle pose un problème d’hygiène et de salubrité publique parce que sa conception ne répond pas aux normes. Elle n’a pas été conçue selon les normes requises. Elle traite un million de tonnes de déchets. En attendant la réalisation d’une nouvelle décharge, nous nous sommes attelés à régler les problèmes d’infiltration d’eau et du lixiviat (NDLR: liquide résiduel qui provient de la percolation de l’eau à travers les déchets) qui se déversait sur la voie publique. Avec une meilleure organisation de la collecte des déchets, le trafic au niveau de la décharge a beaucoup augmenté. Nous avons aménagé les accès, améliorer l’éclairage à l’intérieur ainsi que la sécurité. Elle est toujours squattée par des personnes qui y habitaient et que nous avons pourtant relogé ailleurs. Aujourd’hui, le site est ouvert pratiquement 22 heures sur 24. Ce qui permet aux sociétés de collecte de faire les services de nuit surtout dans les zones où il y a par exemple beaucoup de commerce. Elles ont adapté leurs horaires et il fallait que la décharge fonctionne sur un régime quasi continu. Ces améliorations ne sont pas toujours visibles des Casablancais. - Où en est le projet de transfert de la décharge sur un autre terrain géré conformément aux standards internationaux? - Les procédures d’acquisition du terrain sont en cours. Il est mitoyen à l’actuelle décharge et s’étend sur 3 hectares. C’est une propriété de l’Etat. Il fallait d’abord le faire agréer par les départements ministériels concernés. Des études d’impact sur l’environnement ont également été réalisées. Ces études sont approuvées aussi bien par le ministère de l’Intérieur que par le département de l’Environnement. Nous avons également entamé les procédures de présélection des sociétés qui devraient opérer au niveau de cette décharge. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé et cinq opérateurs ont été préqualifiés pour la réalisation de la décharge. Il s’agit de trois opérateurs actuels qui font la collecte dans Casablanca, Véolia (Onyx) et la société américaine Ecomed qui opère à Fès. Actuellement, nous finalisons l’appel d’offres définitif. Le cahier des charges est à l’examen aux départements concernés pour qu’ils y apportent leurs observations. Une fois cette étape franchie, nous allons lancer l’appel d’offres international. - Qu’est-ce qui garantit que le projet aboutisse cette fois-ci? - Les étapes franchies constituent du concret. Nous sommes au bout du processus. Nous sommes à quelques mois du lancement de l’appel d’offres international et, peut-être, à quelques mois du démarrage de la réalisation. Nous avons également une contrainte temps. La décharge actuelle n’a pas une capacité illimitée. Les restructurations que nous avons menées depuis une année et demie nous permettent de tenir 3 à 4 ans. -Existe-t-il des clauses spéciales dans le cahier des charges? - Nous avons prévu à la fois la réalisation d’une nouvelle décharge contrôlée et la réhabilitation de l’ancienne. L’opérateur qui va travailler avec nous sera amené à restructurer l’ancienne décharge. Ce qui lui permettra de traiter des volumes supplémentaires et de mettre à profit ses installations et ses investissements.


Sélection des déchets

Contrairement aux pays développés, nos déchets sont à grande composante organique et comportent beaucoup d’eau. Le recyclage dépendra donc des investissements qui seront réalisés, estime le maire de Casablanca. Il cite aussi l’exemple des grandes métropoles qui investissent dans la récupération des déchets. Pour lui, cette nouvelle décharge contrôlée et gérée de manière professionnelle introduira des changements dans la collecte des déchets. “Comme toutes les métropoles, nous évoluerons vers un système de triage et de sélection des déchets”, indique-t-il.Propos recueillis par Khadija Masmoudi

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