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Culture

Démocratie: La leçon marocaine!
Par Jamal Belahrach

Par L'Economiste | Edition N°:2622 Le 02/10/2007 | Partager

Jamal Belahrach est directeur général de Manpower-Maghreb et a sous sa responsabilité divers autres pays d’Afrique et de l’océan Indien. Très engagé dans le monde politique en France, il s’était notamment battu contre la présence du Front national de Jean-Marie Le Pen dans la ville française de Dreux. Puis il est revenu s’installer au Maroc où il milite pour l’implication des jeunes Marocains dans les divers processus politiques. Il s’est aussi engagé dans l’élaboration du code du travail, spécialement pour la protection des travailleurs intérimairesUn processus d’élection exemplaire à quelques réclamations près; un résultat équilibré nécessaire à une consolidation de la représentation politique durable; un Premier ministre politique tant réclamé par les professionnels de la politique qui, par ailleurs, n’ont plus ni lien ni confiance avec le peuple marocain qui est devenu très mature sur ces questions.Que les résultats plaisent ou non, là n’est pas le problème. Il nous faut en prendre acte et les assumer durant cinq ans.. Que valent donc les médias français?Par contre, ce qui doit faire notre fierté, c’est l’image que nous avons donné au reste du monde, et en particulier à nos partenaires historiques européens, et plus précisément à l’Hexagone, c’est-à-dire la France.Au-delà du message de félicitations du président Sarkozy, nous avons pu mesurer la grande déception des médias tous confondus (car je les ai bien suivis à titre personnel) qui ont fait commerce avec une probable déferlante islamiste annoncée, et donc le déclin d’un pays qui va verser dans la révolution iranienne, dans la violence à l’algérienne, ou que sais-je encore!Ceci doit nous interpeler sur la capacité de ces médias, et en particulier des journalistes qui atterrissent au Maroc, sur leur niveau de connaissance de notre pays aujourd’hui et de son histoire. Peut-être que notre responsabilité est engagée sur la qualité de notre communication et de la teneur de nos messages vers ces pays amis.En effet, pour parler du Maroc, il faut le connaître et l’aimer, et non pas en avoir entendu parler ou vu des images ou partager une discussion de salon avec des aigris du système ou des apprentis-experts. Il faut reconnaître qu’autrefois, une génération de journalistes connaissaient bien le Maroc et ses subtilités, et savaient rendre compte et ce, sans complaisance.Le Maroc n’est pas et ne sera jamais un pays occidental. Nous avons des problématiques structurelles très lourdes à gérer. . L’intelligence des citoyensNotre système d’éducation est défaillant, notre organisation sanitaire et nos prestations de santé ne sont absolument pas à la hauteur des besoins des citoyens, la pauvreté touche encore plus de 6 millions de personnes, la répartition des richesses est inégale, et la corruption coure toujours. De véritables défis pour le futur gouvernement.Pour autant, doit-on oublier les efforts et la dynamique économique dans laquelle le pays s’est engagé? Même si elle n’est pas parfaite, la liberté d’expression est une réalité comparée aux années 56-99. Nous pourrions interroger n’importe quel citoyen marocain qui est loin des microsomes habituels, il vous répondra oui évidement.Tous nos pays amis doivent comprendre et accepter qu’aujourd’hui, le Maroc a définitivement tourné une page grâce à ces élections, et il faudra le juger à partir de maintenant, sur la base de ce qui va se passer et se faire, et non sur ce qu’il doit faire, en comparaison avec tel ou tel pays.Pourquoi ne veut-on pas accorder au citoyen marocain l’intelligence qui lui revient?Il est temps de construire une offre politique vraiment nouvelle, avec un corpus idéologique clair, répondant aux problèmes des citoyens et du pays. Les cinq années à venir, c’est tout juste le temps nécessaire à tous les démocrates du Maroc qui pourraient s’unir autour de valeurs communes pour construire une offre politique nouvelle afin d’accompagner le Maroc à entrer dans le 3ème millénaire. Merci à tous les Marocains d’avoir donné cette leçon de démocratie à ceux qui doutaient de la capacité de révolution culturelle entamée depuis 10 ans et à nous mettre, tous, face à nos responsabilités.


Le message des citoyens

Une nouvelle histoire vient de commencer avec les mêmes règles que toutes les démocraties du monde. Nous sommes des démocrates. Nous devons en accepter les règles. Respecter le choix des citoyens, même s’il ne nous convient pas. Accepter la confrontation des idées et non développer le combat des hommes (pour ne pas dire celle des écuries). Faire des propositions pour améliorer la situation des gens et développer sa propre richesse. La démocratie, c’est aussi et surtout travailler pour l’intérêt général. Le Maroc est un pays souverain avec une histoire séculaire et des traditions. Notre challenge est de bâtir un modèle qui sache créer un équilibre entre modernité et traditions. Le monde ayant changé, notre devoir est d’intégrer la dimension de ces changements et leurs impacts sur nos modes de vie. Le Maroc n’a pas vocation à s’isoler. Et c’est cela que nous avons prouvé avec ces élections. Cultiver le patriotisme davantage que le nationalisme pour créer cette dynamique sociétale et pour fédérer tous les citoyens et bâtir un Maroc économique fort et socialement équitable. C’est le sens du message qu’ont donné les Marocains à travers le taux de participation. Ils ont bien compris qu’ils ne pouvaient pas et ne voulaient pas faire du neuf avec du vieux, même avec l’aide d’un bon marketing qui ne trompe personne.

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