×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Dawajine 2000: Une troisième édition sur fondde crise

    Par L'Economiste | Edition N°:738 Le 03/04/2000 | Partager

    · Les pertes de la filière avicole s'élèventà près de 400 millions de DH · Le Salon se déroulera à Casablanca du 21 au 23 juinprochains Après deux éditions réussies, les organisateurs dusalon de l'aviculture récidivent. Dawajine 2000 se tiendra du 21au 23 juin prochains à Casablanca. Cette manifestation intervientcette année alors que l'activité de la filière esten chute libre. En effet, la crise patente depuis 1997 due à l'effondrementdes prix s'est considérablement aggravée en 1999, selon lesopérateurs. L'année dernière, les pertes directes totales,à la production, subies par les éleveurs et les accouveursauraient atteint près de 400 millions de DH. Et les professionnelsmécontents de la situation ne voient pas le bout du tunnel. Le présidentde la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA),Youssef Alaoui, a d'ailleurs déclaré la filière «sinistrée«lors d'une conférence de presse tenue la semaine dernière.Les raisons de cette débâcle: une conjoncture internationaledéfavorable et un statut hybride que les professionnels n'arriventpas à assimiler(1). En effet, l'aviculteur revendique son appartenanceau secteur primaire et demande de ce fait l'exonération de son activitédes impôts directs (impôt des patentes et impôt sur lessociétés). Les opérateurs sont même arrivésau point de se demander si l'Etat entend mettre un terme à leur activité.D'ailleurs, le thème choisi pour l'édition Dawajine 2000 netrompe pas: «Pour la sauvegarde d'une aviculture nationale«. Pourcette troisième édition, plus de 90 stands ont étéaménagés sur une superficie de 2.400 m2. Des éleveursaux laboratoires d'analyse en passant par les fournisseurs de souches etd'additifs, toutes les spécialités seront représentées.Côté conférences, plusieurs tables rondes sont prévuesdurant les trois jours de la manifestation. Il s'agira sans aucun doutede débattre des modalités à mettre en oeuvre pour redynamiserle secteur. Celui-ci a réussi à maintenir le cap en dépitd'une conjoncture défavorable. La production nationale de viandesde volaille en 1999 est restée stable à 180.000 tonnes. Actuellement,le secteur arrive à couvrir 100% des besoins nationaux. Les investissements consentis dans la filière qui génère50.000 emplois directs et près de 150.000 autres indirects dans lescircuits de la commercialisation et de la distribution, sont évaluésà 5 milliards de DH. Le chiffre d'affaires est estimé à 9 milliards de DH. Parbranche, l'industrie provendière produit 1,2 million de tonnes paran et les accouveurs arrivent à près de 3,5 millions de poussinstype chair par semaine et 350.000 de type ponte. Pour ce qui est de l'élevagedes poules pondeuses, la production d'oeufs de consommation est estiméeà 2,4 milliards unités par an. Abdelaziz MEFTAH (1) L'aviculteur relève du monde agricole de par son activitéd'éleveur d'animaux comme il ressort dans la nouvelle nomenclaturedes activités économiques. Cependant, sur le plan, fiscal,il est considéré comme un industriel.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc