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    Enquête

    Cursus, prix, effectif enseignant : Ecoles privées : Des repères pour s'orienter

    Par L'Economiste | Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

    Les écoles supérieures privées sont près d'une quarantaine. Leurs sigles se chevauchent. Leur publicité est plus ou moins agressive et informe peu sur les programmes et les prix. Quelques repères pour s'y retrouver.

    Il existe une quarantaine d'établissements d'enseignement supérieur privés à travers le Maroc. Une commission du Ministère de l'Education Nationale, présidée par le recteur de Meknès, s'est vue assigner l'objectif, depuis environ deux ans, d'enquêter sur ces écoles, afin de décréter quelles sont celles qui répondent aux critères "reconnus" de qualité. La comparaison à laquelle nous les soumettons, sur la base d'un questionnaire envoyé à 20 écoles dont 11 ont répondu, repose sur des critères d'ordre plutôt quantitatif, et renseigne sur des aspects de leur organisation, de leurs cursus.

    Les écoles retenues (parce qu'elle ont répondu) sont les suivantes : CNCD-Institut Supérieur de Commerce International, EMSI (Ecole Marocaine des Sciences de l'Ingénieur), ESIG Casa (Ecole Supérieure Commerce et de Gestion), HEM (Hautes études de Management), High-Tech, IGA (Institut de Gestion Appliquée), IHEES (Institut des Hautes Etudes Economiques et Sociales), ISBB (Institut Supérieur de Biologie de Biochimie), IMM (Institut Marocain de Management), Sup de Co Marrakech, In Sup (Institut Supérieur d'études informatiques).

    La durée des études

    Généralement les écoles dispensent des formations en cycles de 4 ans, la première année comptant parfois comme année préparatoire. Néanmoins, les formations les plus spécialisées s'effectuent en cycles de 2 ans. Dans notre échantillon, sauf pour ISBB, les domaines d'études, avec des prépondérances différentes, sont le commerce, la gestion et l'informatique. En outre les écoles accordent une large place aux langues, aux techniques d'expression et de communication. Le nombre d'heures de cours hebdomadaire est compris entre 25 et 30.

    Les filières

    Pour ceux qui sont attirés par les métiers techniques, EMSI, High-Tech et In Sup, qui recrutent des bacheliers de série scientifique ou technique, offrent des formations dans le domaine de l'informatique. EMSI propose 2 filières de 4 ans d'études chacune : l'informatique de gestion et l'informatique industrielle. High-Tech forme en 4 ans des cadres supérieurs en informatique système et en informatique de gestion. In Sup prépare aux nouvelles carrières de l'ingénierie informatique et de télécommunications. Les formations axées sur la gestion commerciale et financière, sur les techniques de management, s'accompagnent obligatoirement de la gestion informatique. C'est ce qu'affirment IMM, HEM, IHEES, ESIG, Sup de Co.

    Dans leurs cursus, l'économie générale comprend les théories économiques, l'histoire contemporaine et la comptabilité nationale. Le droit commercial, le droit des affaires, le droit social, ainsi que l'étude des relations internationales interviennent dans tous les cursus.

    L'ESIG a opté pour une formation équilibrée entre la gestion et l'informatique. IMM et Sup de Co font des mathématiques et des statistiques des matières principales au même titre que les matières économiques.

    Les deux filières de CNCD, Etudes supérieures en commerce international (2 ans) et Etudes supérieures en management international, visent un créneau spécifique : l'objectif de former des cadres dans tout ce qui a trait au négoce international, à la finance et au management international.

    Les prix des études

    Les moins chères sont EMSI (18.000DH par an), IHEES (16.000 à 18.000DH selon le niveau), et IGA (17.000 à 19.000DH par an). Les plus chères : HEM (32.500DH), IMM (28.000 à 32.000DH par an). Les prix "intermédiaires" sont ceux de l'ESIG (27.000 à 29.000DH), High-Tech (23.000 à 26.000DH), Sup de Co (28.000DH), CNCD (25.000DH par an), tout comme ISBB.

    Les enseignants

    Le nombre des professeurs est en moyenne d'une quarantaine, avec des pointes de 150 pour HEM, 80 pour Sup de Co, 70 pour IGA. Pour ISBB et IMM il est respectivement de 26 et de 30. La majorité des professeurs sont vacataires. Le plus grand nombre de permanents apparaît chez CNCD (10), HEM (14), Sup de Co (12), IGA (10). Le plus petit nombre de permanents apparaît chez IMM et High-Tech.

    Cependant il y aurait une nouvelle tendance à recruter un plus grand nombre de permanents. L'ESIG notamment embauche cette année un nombre total de 12 professeurs pour tout le groupe, tous diplômés du 3ème cycle. L'on sait qu'une des stratégie de l'enseignement supérieur privé repose sur "l'emploi d'un nombre élevé de vacataires en contact direct avec le monde de l'entreprise et dont le rôle est d'établir un pont entre celle-ci et le système éducatif". C'est du moins l'argument avancé. En définitive, ces écoles tournent avec un effectif d'enseignants fixe limité.

    On constate que le nombre des diplômés de 3ème cycle est compris entre 2 (IMM) et 8 (IHEES) sauf pour HEM (14) et Sup de Co (10). L'argument est encore que les écoles préfèrent des enseignants qui ont plutôt l'expérience de l'entreprise à ceux qui ont beaucoup de diplômes.

    Autre stratégie de l'enseignement supérieur privé, il axe la formation sur les travaux dirigés : dans la plupart des cas ils constituent entre 50 et 80% des cours, sauf pour EMSI où les cours magistraux restent plus importants, avec 2/3 des cours.

    Les moyens installés

    Toutes ces écoles sont dotées d'une bibliothèque, quelques-unes de laboratoires, de centres de calcul, et la plupart possèdent une cafétéria. Les plus grands établissements ont une capacité d'accueil de 250 à 350 étudiants, comme HEM, IHEES, Sup de Co, ESIG, EMSI. Ils ont entre 17 et 20 salles de cours, certains possèdent des amphithéâtres. Ils sont équipés de 40 à 60 ordinateurs. Parfois, l'équipement, en nombre et en qualité, est privilégié par rapport à la dimension des locaux.

    Les établissements de dimension physique moyenne offrent 10 à 12 salles de cours, disposent d'environ 30 ordinateurs. Proportionnellement à leur capacité d'accueil, ils sont quantitativement mieux équipés que les précédents. De même pour les plus petits établissements, comme IMM ou ISBB (capacités d'accueil respectives de 64 et de 40 étudiants), ils assurent un ordinateur pour 2 étudiants, un microscope pour 2 étudiants dans le cas d'ISBB, en plus des autres appareils d'expérimentations (spectrophotomètre, balances...).

    De plus en plus les écoles ont tendance à s'établir au sein de bâtisses isolées qui leur sont propres, en général des immeubles de 2 à 4 étages. Par exemple, les locaux de CNCD sont aménagés sur 3 niveaux (rez-de-chaussée + 2 étages), d'une superficie de 1.200m2. L'ESIG Casa et l'IHEES notamment occupent des immeubles de 4 étages, Sup de Co a l'allure d'une petite faculté, HEM ressemblerait à un grand hôtel particulier.

    Les fondateurs

    Le ministère de tutelle impose des conditions "draconiennes", disent les organisateurs. Si le fondateur peut être "n'importe qui, même analphabète", disent-ils, le directeur d'études, pour un cycle de 4 ans, doit obligatoirement être titulaire d'un doctorat d'Etat dans la discipline principale du cursus de l'école. Avant cette année était seulement exigé un doctorat de 3ème cycle. Pour les cycles de 2 ans, un DEA suffit au directeur d'études. Les programmes de chaque année font l'objet d'un contrôle pédagogique. Sur le plan de la structure physique de l'établissement, la capacité spatiale totale d'accueil doit satisfaire à un minimum de 200 places, avec un minimum de 2m2 par élève. Autre nouvelle mesure : dès la première année l'établissement doit être prêt pour la capacité maximale. On est tout aussi scrupuleux en ce qui concerne l'équipement, qui doit comporter un nombre suffisant d'ordinateurs, un pour 2 élèves (pas de norme relative à la marque, ni à la puissance). D'autres normes correspondent à la conception et à l'architecture de l'établissement relatives à l'hygiène et à la sécurité.

    B.L

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