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    Enquête

    Enseignement supérieur privé : Les écoles cherchent de nouvelles reconnaissances

    Par L'Economiste | Edition N°:143 Le 01/09/1994 | Partager

    L'enseignement supérieur privé, qui se dit reconnu par le marché du travail, réclame des reconnaissances similaires à l'Université. Il cherche également à élargir sa cible par le biais de crédits bancaires et de bourses. Une commission travaille à des normes qualités.

    Plusieurs nouveaux bacheliers s'angoissent en n'étant encore inscrits nulle part. Ceux qui optent pour l'enseignement supérieur privé, où la plupart des inscriptions ont lieu en septembre, sont embarrassés devant le choix de l'école.

    C'est qu'elles sont devenues plus nombreuses, portent des noms qui se ressemblent ou rappellent ceux d'écoles françaises. Les jeunes se perdent aussi dans les slogans publicitaires : entre celles qui veulent façonner les "décideurs", les "managers" ou "les leaders" de demain, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Conscients du problème de la reconnaissance universitaire des diplômes du secteur privé (homologation pour le 3ème cycle en université), les futurs étudiants tablent sur une reconnaissance par le marché de l'emploi.

    L'enseignement supérieur privé voudrait s'attacher à suivre de près l'évolution économique et sociale du pays, et son objectif principal est d'assurer une formation qui induit l'insertion professionnelle. Autrement dit des cursus flexibles, actualisés chaque année, selon les directeurs de ces écoles.

    La question du 3ème cycle

    Certes, durant les dix dernières années, l'enseignement supérieur privé a connu un essor rapide, mais il s'est développé, dans une certaine mesure, de manière incontrôlée. Il n'existe pas encore pour cette rentrée un cadre normatif complet qui servirait de référence aux écoles : normes pédagogiques précises, ouvrages de référence, actualisation annuelle des programmes... Les organismes de tutelle, qui octroient les autorisations d'exercer se donnent le droit d'effectuer des contrôles pédagogiques et organisationnels réguliers dans le secteur privé, qui, malgré la nouvelle dynamique qu'il a déclenchée dans le système éducatif national, reste un secteur jeune. La décision, par le Ministère de l'Education Nationale, de normaliser le secteur sur la base d'une enquête n'a pas encore trouvé le moyen de se réaliser. La normalisation aurait dû aboutir à la résolution du problème de l'homologation qui reste crucial pour les écoles supérieures privées.

    Dans ce contexte, plusieurs créateurs d'écoles ont éprouvé le besoin d'établir des accords avec des universités et écoles étrangères. Parfois ils se réclament de leur nom, de leur paternité, et dans lesquelles leurs étudiants auraient la possibilité d'effectuer un 3ème cycle. A titre d'exemple, IMM est créée sous l'égide de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris, et avec l'étroite collaboration de celle-ci sont établis les concours, les programmes, l'animation et la direction pédagogique. High-Tech avance des accords avec des établissements français pouvant admettre ses lauréats en 3ème cycle, notamment Supelec France, Sup de Co Toulouse, Ecole d'Ingénieurs de Nice... IHEES affirme avoir des débouchés en 3ème cycle dans toutes les universités européennes. HEM, CNCD et ESIG ont été autorisées à des cycles supérieurs au sein de leurs établissements et collaborent avec Science-Po de Paris, l'IAE de Bordeaux, l'Université de Sherbrooke. In Sup informatique, créée en juillet 1994, appartient à un réseau de 38 écoles et universités à travers l'Europe et les Etats-Unis, grâce au partenariat engagé avec l'Ecole Polytechnique Française de Sceaux.

    D'ailleurs, et pour élargir leur cible, des écoles ont des conventions avec des banques ou d'autres organismes pour des prêts bancaires ou des bourses d'études devant être allouées aux plus démunis. Par exemple, la BCP prête 15.000DH aux étudiants d'HEM avec qui elle est liée, EMSI assure 2 bourses d'études par an aux étudiants nécessiteux, ESIG et IMM ont une convention de crédit avec la BMCI.

    B.L.

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