×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Courrier des Lecteurs

    Crédor: Attention au suivi du risque

    Par L'Economiste | Edition N°:424 Le 18/01/1999 | Partager

    CFG change sa recommandation de "surpondérer" à "neutre" pour Crédor. Parmi les raisons invoquées, la diversification du portefeuille clients à moyen terme et le suivi du risque.


    Recommandation neutre de CFG (Casablanca Finance Group) pour Crédor. En tête des raisons avancées, le probable ralentissement de la croissance bénéficiaire à moyen terme sous l'effet de la diversification du portefeuille clients. Selon la société de bourse, l'intégration de nouveaux profils de clientèle "plus risqués" dans un portefeuille relativement sûr (75% fonctionnaires, 15% collectivités locales et 10% privés conventionnés) nécessitera un suivi strict des provisionnements de la part de Crédor. "Un suivi non rigoureux du risque pourrait freiner considérablement la croissance bénéficiaire à moyen terme", explique l'étude. Pour le management de l'entreprise, cibler la clientèle du privé et opter pour les prélèvements bancaires signifie moins de garanties certes, "mais la question n'est pas à l'ordre du jour actuellement". Autre justification de la recommandation de CFG, le niveau des ratios de valorisation jugé élevé par rapport au marché. En termes de Per 99(1), la décote du titre s'établit à 7,2% contre un niveau historique de 12%.
    Par ailleurs, la société de bourse a révisé ses estimations en ce qui concerne l'évolution de l'encours des crédits. CFG table sur une croissance de 32 et 25% pour 1998 et 1999 au lieu de 37 et 30% prévus auparavant. Elle maintient cependant son estimation pour le résultat net au niveau de 65 millions de DH (+ 11% par rapport à 1997) en raison de la baisse du coût du risque. En 1999, le résultat devrait poursuivre sa croissance pour atteindre 72,4 millions, en progression de 11% également.

    De son côté, la part de marché de la société de crédit à la consommation grimperait à 13% en 1998 contre 11% en 1997.
    A rappeler que la marge de Crédor a connu un net rétrécissement entre 1994 et 1997 en raison de l'environnement de plus en plus concurrentiel dans le secteur. La société a pu toutefois afficher un taux de croissance bénéficiaire moyen de 19% grâce à l'amélioration du ratio
    provisions/encours brut. Ce dernier a en effet reculé de 100 points de base sur la période 1995-1997.
    Durant la période 1994-97, les encours nets de la société progressaient de 26% par an contre 35% pour l'ensemble du secteur "traduisant une sélection plus stricte des demandes de crédit".
    Pour l'heure, Crédor se positionne sur les segments les plus rentables et à plus fort potentiel de croissance: crédits d'équipement ménager et personnels.
    Dans sa stratégie, la société de financement mise également sur la proximité du client. En plus des distributeurs classiques, elle a intégré un réseau de correspondants et ouvert de nouvelles agences (Tanger et Rabat).

    Yousra MAHFOUD




    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc