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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2177 Le 22/12/2005 | Partager

L'IER, fosses communes et les coupables

- Il faut honorer la mémoire des victimes des années de plomb en instituant un jour du souvenir chaque an. Titi . Découverte à la hausse!81 victimes, c’est un chiffre périmé. Il paraît qu’on en est maintenant à 200 entre Casa et Meknès. Je parie ma djellaba qu’on est très loin du compte, puisque le Maroc compte d’autres villes et contrées! Logiquement, on doit s’attendre à des demies surprises! Pendant ce temps, on continue à parader! Donc, à quoi bon?Amateur. Justice doit être faiteJ’ai failli y passer lorsque j’étais au lycée Mohammed V, par contre des collègues de classe ont payé de leur peau. Et dire que les uns les ont qualifiés «d’apaches», d’autres de «martyrs de la koumira». Les vrais coupables doivent être traduits en justice et pourquoi ne pas faire des procès-style celui de Saddam, puisque les victimes sont aussi importantes et surtout civiles et innocentes. Ceci n’est pas aussi qualifiable de terrorisme, mais cette fois-ci c’est celui de l’Etat comme celui diligenté par Oufkir en 1965?B.. Cessons cette comédie de l’IERL’IER à force du temps est devenue un opéra où les acteurs, à l’instar de Adil Imam, deviennent du texte original pour distraire le public. Messieurs, réglons cas par cas. Je cite l’exemple des dossiers des ex-cadets de l’école militaire qui n’avaient rien fait de mal sauf d’avoir respecté le règlement militaire enseigné à coups de bâtons et de punitions. Cette frange attend toujours qu’on lui rende justice. Il y avait des morts et des blessés et les survivants vivent dans une misère totale. Leur carrière, leur orgueil et leur moral ont été brisés. Cette catégorie a été délaissée et non entendue  par la commission.Ex-élève de l’Ecole militaire. MascaradeTiens, on a découvert les tombes des martyrs de 1981! S’agit-il des tombeaux des Pharaons disparus depuis des millénaires? Ou bien des ossements des hommes préhistoriques? Arrêtons cette mascarade. Les bourreaux savent où ont été enterrées leurs victimes, puisque ce sont eux qui se sont chargés de les exterminer et de les mettre dans les fosses communes. Ils auraient, s’ils l’avaient voulu, exhumé ces tombes depuis des années. Il a fallu attendre les ordres d’en haut. Le timing est très instructif ainsi que la manière: la fin de mission de l’Instance et à la sauvette sans la présence des principaux intéressés, les familles des défunts. Parodie de réconciliation. La seule chose qui puisse réconcilier les Marocains avec leur douloureux passé est le passage en justice des bourreaux, tout le reste n’est que simulacre.Socrate. DeuilAbstraction faite de toutes autres considérations, la moindre des choses et le plus basique des  respects pour ces morts et leurs familles, c’est qu’il serait convenable que les bourreaux soient écartés des postes de commandements qu’ils occupent encore... en attendant de décider de leur sort. Qu’ils partent, qu’ils s’en aillent se faire oublier pour qu’on puisse faire notre deuil et surtout croire que cela n’arrivera plus jamais dans notre pays.  Hassouna. L’IER, nous en avons besoin!J’espère que l’IER continue d’exister mais avec une mission différente cette fois-ci!Celle, par exemple, de concrétiser les normes et les atouts de la société, et d’instrumentaliser les objectifs du projet de l’INDH ainsi que de poursuivre le fonctionnement du gouvernement et tous ses compartiments! Il ne faut jamais oublier que l’abus du pouvoir en la forme de la corruption, procrastination, sont des maladies qui continuent d’exister et d’être pratiquées toujours! Il faut que l’IER juge les responsables de ces crimes contre le peuple. Mohamed EL Y.. Des dommagesLes émeutes de 1981 et 1990 méritaient une intervention des responsables sécuritaires certes, ce soulèvement populaire devait être canalisé afin d’éviter l’anarchie, il fallait disperser la foule en utilisant des bombes lacrymogènes et jets d’eau au lieu de tirer sur tout ce qui bouge à coups de mitraillettes, les blindés du bataillon de Guercif faisant le reste. Le fait de reconnaître aujourd’hui ou de retrouver les corps des émeutiers ne résout  pas les dommages causés aux familles. Beaucoup d’innocents ont trinqué, les soldats ne sachant point faire le discernement. Un général français de la force licorne a été limogé dernièrement pour avoir, suite à une négligence, causé la mort d’un Africain. Nous sommes au Maroc sur la voie de la démocratie grâce à la volonté de notre souverain, pour peu que les responsables soient punis Saïd K.. La lumièreD’abord, il faut saluer le travail difficile mais formidable réalisé par l’IER qui a permis aux Marocains de faire la lumière sur les événements qu’a connus le Maroc de 1999 à 2003. L’instance a permis de déterminer que 12 personnes sont mortes lors d’affrontements armés et 322 personnes ont trouvé la mort aussi dans les émeutes urbaines de 1965, 1981, 1984 et 1990. De même,  l’instance a déterminé que 174 personnes sont mortes lors de détentions arbitraires. Enfin l’IER a décidé d’indemniser 9.280 victimes et fait des propositions structurantes pour éviter que ne se répètent à l’avenir de telles exactions. Si les recommandations émises par l’IER ne satisfaisaient pas les victimes ou leurs ayants droit, d’autres recours peuvent être proposés dans le cadre de la large concertation qui suivra la publication du rapport de l’IER.B. M.


Réenterrements...

Pour qui essaye de prêter l´oreille, il entendra des centaines de voix crier «justice». Ces voix étouffées proviennent des fosses communes, ces vestiges des années de plomb. Or, le débat n´est pas acéré comme le couteau de la vérité. Car la question que se pose le libre-penseur que je suis est la suivante: qui a donné l´ordre de tirer sur des manifestants qui ne faisaient que crier la vérité, une vérité simple? On a nommé Oufkir, ce jeune capitaine formé en Indochine, mais beaucoup d´autres se trouvent toujours dans l´ombre. Dans des villas anonymes mais cossues, des ambassades diverses, des fermes, c´est-à-dire des personnages de l´ombre puissants mais invisibles. Maintenant, on nous donne un spectacle en reprise,  mais le scénario est un peu retouché. On tire sur des civils, on les enterre à la hâte dans des fosses communes et on les réenterre aussi rapidement. Qui se soucie des années de douleur et de deuil des mères démunies, des pères brisés, des familles traumatisées? Un détail de l´histoire comme aurait dit notre ami Le Pen. Qui a protégé (et protège) les criminels? Pourquoi cette comédie de réconciliation quand il est plus décent de demander pardon (une liste des responsables), d´indemniser les familles immédiatement et de publier un Livre de la Vérité, de la vérité pure et dure même si elle fera mal à ceux parmi les coupables qui vivent encore avec une conscience si noire et sanglante que même tout l´or et l´argent du monde ne pourraient y jeter une petite lumière. Au contraire, on nous filtre des mensonges, mais, vu les intérêts de l´époque, les ombres coupables ne sont pas seulement marocaines..., mais les exécutrices l´étaient bien. Comme au Chili. Z.


Le Maroc a-t-il des classes moyennes?

. C’est quoi au fait une classe moyenne? Qu’est-ce qu’une classe moyenne au Maroc? A combien s’élèvent ses revenus moyens annuels? Combien de Marocains en font partie? Merci à L’Economiste de faire un travail d’analyse sur ce crucial sujet. Car la voûte du développement du Maroc ne passera que par la galvanisation d’une vraie classe moyenne.Mouna. Y’en a plus, de classe moyenne! Où est cette classe moyenne aujourd’hui? Elle glisse lentement vers les sphères «tolérables» de la pauvreté. L’enseignant était dans la classe moyenne dans les années 80. Qu’en est-il de son statut aujourd’hui? Et combien dans son cas dans les catégories socioprofessionnelles. Ces villas seront construites, c’est sûr... mais pas pour la classe moyenne car cette dernière… n’existe pas.Rajaoui. CalculD’abord, il y a lieu de relever que le terme de classe moyenne reste à préciser; le HCR devrait normalement nous calculer  et publier annuellement le revenu moyen avec l’écart type et les variations périodiques au lieu de vouloir se mobiliser dans la spéculation à l’horizon 2030. C’est une bonne chose de penser aux revenus moyens, mais le gouvernement devra aussi repenser la fiscalité nationale (IGR, TVA et IS) et locale dont les trentaines de déciles ont pour finalité de faire payer plus d’impôt par la multiplication des catégories pour un même objet, biens ou services revenant ou non aux collectivités locales.  M.B.. Hors classeJe ne crois pas qu’il y a une classe moyenne au Maroc. Pour moi, il y a les riches (les dignitaires du régime et les grands patrons des sociétés) et les autres: les fonctionnaires, les cadres moyens. Les agriculteurs et les ouvriers sont logés à la même enseigne. Pour se considérer de la classe moyenne, il faut au moins avoir des entrées au-delà de 20.000 DH/mois. Un cadre moyen ou un fonctionnaire ne peut payer plus de 2.000 DH/mois pour une traite. Sachant qu’il doit payer pour la scolarisation de ses enfants, la traite de la voiture économique, etc. Cessons de donner de faux espoirs à la soi-disant classe moyenne. Taali


. Presse: ProgrèsLa convention collective pour la presse est une avancée sur le chemin de la professionnalisation. Elle permettra de dépasser l’injustice  créée par le soutien financier de la presse partisane. Cette convention va conduire à l’amélioration de la situation du personnel des sociétés de presse. On se rappelle sans doute la mort d’une journaliste qui s’occupait des chroniques judiciaires pour un quotidien…. M.B.. Presse écrite? Laquelle?S’il s’agit de la presse écrite partisane, elle fait ce qu’elle fait... (?)... on ne sait pas au juste quoi... l’information rapportée traite beaucoup plus le fait divers et les chiens écrasés... on n’y trouve même plus de démagogie du parti et la ligne éditoriale change avec les courbes de la bourse. Pour ce qui est de la presse dite indépendante, je ne doute pas qu’elle fait ce qui est possible pour mériter ce qualificatif d’indépendante, mais est-ce possible? A moins qu’elle tire à plus de 100.000 exemplaires; là la marge entre le prix du coût et celui de la vente; ce qui peut assurer à la publication un bon bénéfice et, par là, une certaine indépendance. Sinon, le journal qui n’appartient pas à un parti risque d’appartenir à un lobby. Donc, connaissons notre presse écrite, du moins essayons de mieux la connaître avant d’entrer dans le vif du sujet. Modeste suggestion, bien entendu. Anonyme. TVA: Trop c’est trop!Je n’emprunterai plus rien aux banques marocaines: c’était déjà trop l’arnaque alors maintenant avec cette TVA à 10%!? Le gouvernement ne sait pas ce qu’il fait sur la politique du logement.RME

Mais d’où vient donc l’esprit d’entreprise?

- Il faut d’abord établir une réforme radicale des systèmes des administrations par l’allègement de la rigidité administrative qui décourage l’investisseur. Mahassine L.- C’est à l’Etat d’encourager la création d’entreprises au lieu de mettre les bâtons dans les roues. L’Etat à l’instar des autres disciplines doit lancer les  concours des meilleurs projets et les soutenir. Les mokaddems et les autres doivent cesser d’embêter les jeunes entrepreneurs. Taali. Tous dans le même navireLes clients, les employés, les dirigeants et le gouvernement. Chacun tire la couverture à soi bien et l’esprit de dialogue et de consensus fait que chacun est prêt à faire des concessions pour ne pas couler le navire. Bien entendu, cela commence par l’entreprise elle-même vis-à-vis de sa clientèle et de ses partenaires socioprofessionnels, ensuite des entreprises soeurs et concurrentes avec un minimum de règles déontologiques du secteur, etc. L’administration aussi a un rôle à jouer car elle doit faciliter et non bloquer les initiatives, etc. Pour le personnel il y a le sentiment et la fierté d’appartenance à telle ou telle boîte, puis à tel produit national.Kben. RéformesLes Marocains sont des entrepreneurs confirmés comme le montre leur présence dans la petite et grande production marchande dans les services traditionnel ou moderne, ici ou ailleurs. Ce qui nous manque c’est élargir (par des réformes appropriées et rapides) le cadre adéquat pour aider cet «esprit», l’orienter vers la promotion de nos avantages comparatifs, l’accès aux nouvelles technologies et l’émulation avec le reste du monde. M.


Non sans ma caravane...

Constatons d´abord que le Maroc, d´après IIF (institute of international finance) se classe le dernier avec 1 point (derrière la République Dominicaine, la Chine (!), la Russie (?) et la Tunisie (4 points chacun). En tête, nous retrouvons le Brésil, les Philippines, le Mexique, la Turquie, le Chili et la Corée du Sud (plus de 30 points). L´IIF a utilisé 20 critères, surtout les investissements par rapport à 30 marchés en développement. D´abord la tradition (le Souss est un exemple), le courage (!), le sacrifice, le travail acharné et l´innovation. Cela suppose que l´environnement respecte les règles élémentaires du commerce. Ce qui caractérise l´esprit de l´entrepreneur c´est sa vision, sa volonté de créer (comme l´artiste), ses idées et son don inné de voir des possibilités là où les autres sont aveugles. C´est Amesli quittant Tafraout et s´installant dans un garage et qui peut-être fera fortune. Ou l´ouvrier qui monte sa boîte et finit comme entrepreneur des gros oeuvres. Ou bien la femme qui démarre avec un métier à tisser et finit par une usine. Aujourd´hui, vu que notre tissu social et nos traditions furent bouleversées par des années de «protectorat» (colonialisme), on recommence doucement à se restructurer à condition que l´Etat ne se mêle pas du libre- échange hérité de nos ancêtres, de laisser les souks se développer, de ne pas imposer ces supermarchés mal placés et qui faussent la donne et surtout de constater que l´arnaque , la corruption, le monopole des «grandes familles», la sclérose du système fiscal sont des freins illicites. L´entrepreneur pour en revenir au sujet est l´homme ou la femme qui ose former son propre avenir, ses revenus, sa vie sans compter sur l´Etat. Cet esprit a existé chez nous depuis des millénaires jusqu´au jour où nos voisins du Nord commencèrent leurs guerres commerciales. Le Portugal et l´Espagne, l´Angleterre et autres (la Guerre de l´opium), etc. Maintenant, on parle du libre échange au moment où la moitié des entreprises européennes ou américaines sont subventionnées. Libérez le marché et laissez les caravanes faire le reste. Dans tous les domaines.Z.B.


. Corbeaux, attention à vos plumes!Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.

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