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Economie

Couche d’ozone: La menace recule-t-elle?

Par L'Economiste | Edition N°:2365 Le 20/09/2006 | Partager

. Les résultats d’une première enquête nationale. La chasse aux tétrachlorure, trichloroéthane et CFC 113 assez avancée . Victoire annoncée sur le CFC 113Que substituer aux substances appauvrissant la couche d’ozone et comment éliminer celles-ci ? C’est autour de ces questions, qui continuent de mobiliser la communauté internationale, que s’est tenu le 15 septembre (à la veille de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone) un séminaire de sensibilisation et d’information à Casablanca. Organisé par le Centre marocain de production propre (CMPP) sous l’égide du ministère de l’Industrie, du Commerce, avec l’appui de l’Onudi, le séminaire a été également l’occasion de présenter les résultats d’un inventaire national de trois substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO) dans le secteur des solvants, à savoir le tétrachlorure, le trichloroéthane et le CFC 113. Ces substances chimiques, nocives pour l’environnement, sont utilisées par différentes sociétés pour des besoins notamment de nettoyage ou de dégraissage de produits métalliques ou encore comme solvants dans l’industrie pharmaceutique. L’étude vise donc à évaluer les quantités de ces substances, à identifier les utilisateurs potentiels ainsi que les différentes utilisations et à établir une cartographie des zones de leurs concentrations. Le but étant de «créer une base pour l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion responsable de ces produits nocifs à l’environnement». Rappelons que le Maroc est signataire du Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone (protocole ratifié en 1992 et entré en vigueur le 27 mars 1996). A ce titre, le Royaume s’engage à éliminer ses SAO selon un calendrier précis. Le programme national a été concocté en 1996 et mis à jour en 2003. Il établit la structure de la consommation; sur sa base est établi un plan d’action permettant de mettre en œuvre la stratégie d’élimination. A noter que la consommation globale de SAO est évaluée à 803,2 tonnes, soit une consommation par habitant de l’ordre de 0,03 kg. Les résultats de l’inventaire, réalisé par le CMPPE, établissent que tant les quantités importées - le Maroc n’étant pas producteur de ces SAO - que la consommation sont faibles. Une conclusion à nuancer, toutefois, puisque, de l’avis même des responsables du CMCP, le taux de réponse aux questionnaires ne dépassait pas les 4%. «Sur 1.000 questionnaires, nous n’avons reçu que 40 réponses, et sur 33 utilisateurs, seuls 9 ont répondu», déplore Hanane Hanzaz, qui a piloté la réalisation de l’inventaire. Reste que, loin des sentiments pessimistes qu’inspire généralement la question de l’ozone, il semble que les efforts du Maroc, pour lutter contre les substances appauvrissant cette précieuse enveloppe, commencent à porter leurs fruits. C’est en tout cas ce qu’affirme Rachid El Bouazzaoui, du ministère de l’Industrie et du Commerce. «Notre programme de SAO, dans le cadre de nos engagements en lien avec le Protocole de Montréal, est bien avancé», ajoute le responsable. Ainsi, pour le CFC 113, les efforts ont permis de réduire de 50% les utilisations en 2005. L’objectif d’une élimination à 100% étant fixé à l’horizon 2010. Concernant le TCA, autre SAO, la réduction est de 30% TCA (50 % en 2015). Elle est de 85% pour le CTC. Le calendrier d’élimination des SAO retient l’échéance de janvier 2040 pour l’élimination totale de ces substances. D’ailleurs, un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) élaboré par 250 experts du monde entier, paru fin août, établit que les substances appauvrissant la couche d’ozone se sont raréfiées dans la basse atmosphère.


Reconversion

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de Vienne et du Protocole de Montréal sur la couche d’ozone, un projet national de reconversion des activités utilisatrices des SAO est également lancé. Il a déjà permis la reconversion de deux sociétés utilisatrices opérant dans la réfrigération domestique, des opérateurs dans la mousse rigide, la réfrigération commerciale (machine à glace, vitrines réfrigérées etc.). De même que la formation de 212 techniciens opérant dans le secteur de l’entreposage frigorifique. Khadija EL HASSANI

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