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Technologies de l’information: Enfin un contrat programme

Par L'Economiste | Edition N°:2365 Le 20/09/2006 | Partager

. Signature aujourd’hui entre l’Apebi et le gouvernement. 80 milliards de chiffre d’affaires en 2012. Un fonds d’innovation de 100 millions de DHMieux vaut tard que jamais. Le contrat progrès, liant les professionnels des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi) et le gouvernement, sera enfin signé aujourd’hui lors d’une cérémonie présidée par Driss Jettou. Résultat d’un travail de longue haleine, initié en 2001 par l’Apebi alors association. C’est en effet cette année-là que la première mouture du contrat a été présentée et devait arriver à échéance en 2008. Malgré les déclarations d’intérêt de la part du gouvernement sur la stratégie E-Maroc (l’insertion du Maroc dans la société de l’information et du savoir était déjà présentée comme une priorité du gouvernement Youssoufi en 1998), l’Apebi avait eu à se contenter d’un accord-cadre signé avec le Septi en 2001, qui ne répondait pas réellement aux attentes des professionnels (cf. www.leconomiste.com). Depuis, le dialogue semble plus porteur. «Nous avons effectué une synthèse de la première version du contrat progrès. Après analyse, nous avons pu actualiser notre vision stratégique», affirme Bachir Rachdi, président de l’Apebi, aujourd’hui affiliée à la CGEM en tant que fédération. Moultes réunions et négociations avec les différentes parties du gouvernement, et particulièrement les Finances, ont donc généré la dernière version présentée, il y a plus d’un an, à la Primature. La signature devant intervenir en novembre 2005 a été reportée maintes fois. La proposition est dotée d’un schéma directeur et d’un plan opérationnel. «A la différence de la première mouture, tout est planifié, les responsabilités bien définies de sorte que chaque intervenant sache ce qu’il a à faire», poursuit Rachdi. En effet, les cosignataires ont tenu à sortir du cadre des accords de principe et d’aller vers des engagements fermes, qui permettent de passer directement au travail, précise l’Apebi. Couvrant la période 2006-2012, le contrat progrès apporte donc une réponse à une partie non négligeable des revendications des professionnels, notamment en ce qui concerne le financement. Objectif: réduire la fracture numérique et positionner le Maroc au niveau international dans les TI et l’offshoring. Dans ce dessein, des chantiers importants devront être entrepris ou renforcés tel que le contenu et les services en ligne, l’amélioration des infrastructures des télécommunications, la généralisation de l’accès à Internet, les ressources humaines…Des mesures qui devraient permettre au secteur de porter son chiffre d’affaires de 26 milliards de DH en 2004 à près de 60 milliards (hors activités offshoring qui compteraient pour 20 milliards de DH) en 2012. Avec plus de 38 milliards de DH pour l’axe télécoms et quelque 20,9 milliards (dont 1,8 pour l’export) pour l’axe de l’industrie locale des TI. La nouvelle stratégie devra aussi permettre la création de 33.000 emplois. L’offshoring, pour sa part, offrirait quelque 120.000 postes, faisant de ce secteur le premier créateur d’emploi dans l’économie marocaine. Pour atteindre ces objectifs, le plan opérationnel table sur un taux de croissance annuel du chiffre d’affaires du secteur TIC de 15% (hors export) et compte augmenter la part des dépenses du budget de l’Etat y afférent à 2%. La mise en œuvre du Protic (Programme national pour la promotion des TI) permettrait à près de 50.000 entreprises d’intégrer les technologies de l’information et atteindre 1,8 million d’abonnés Internet en 2012.. Comité de suiviLe gouvernement s’engage donc à mettre la main à la poche pour le développement du secteur. Il entend consacrer un budget annuel de 10 millions de DH pour la promotion du secteur aussi bien sur le marché local que sur le plan international. Un fonds d’innovation doté de 100 millions de DH sera aussi mis en place, et pourra être revu à la hausse en fonction de son utilisation, confirment les professionnels. L’incitation à la recherche-développement n’est pas en reste puisque les entreprises seront désormais éligibles aux financements du «Fonds national de soutien à la recherche scientifique et au développement technologique» à raison de 50% du coût total des projets dans la limite de 1 million de DH. Quelle exécution sur le terrain? Le pilotage du plan d’action de tout le programme sera placé sous la présidence du Premier ministre. Des représentants de différents ministères, de l’ANRT et l’Apebi en assureront le suivi.


Des chantiers en suspens

L’Apebi n’a pas eu gain de cause sur tout. Les revendications de la profession concernant les incitations fiscales tant espérées restent lettres mortes. La première, portant sur la mise en place du crédit impôt recherche, a rencontré une fin de non-recevoir. Autre revendication: l’environnement juridique n’est pas encore au point, et ne permet pas d’assurer une «complète confiance numérique à même d’encourager encore plus les investissements étrangers». Certaines lois sont établies sans concertation avec les principaux opérateurs comme c’est le cas de la propriété intellectuelle pour laquelle l’Apebi emetémet certaines réserves (cf. www.leconomiste.com). La signature électronique, la loi sur la protection des données personnelles (éléments indispensables pour le développement et l’attraction d’investissement étrangers) sont autant de chantiers en suspens que l’Apebi aura à négocier dans le futur.Les professionnels se disent néanmoins confiants et estime que le contrat progrès est une avancée importante, mais il y a encore du travail.Amine BOUSHABA

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