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Cosumar: Envenimement et spéculations

Par L'Economiste | Edition N°:428 Le 25/01/1999 | Partager

Le mouvement de grève que connaît actuellement la Cosumar va-t-il prendre fin? La dernière réunion du gouverneur avec les délégués du syndicat et la Direction de la Cosumar le vendredi 22 janvier 1999 n'a pas permis d'atteindre un compromis. Cependant, "le gouverneur a donné ses ordres aux délégués pour reprendre le travail tout en continuant le dialogue", est-il précisé. L'objectif est d'assurer un approvisionnement normal du marché en sucre, matière primaire et essentielle pour la consommation des Marocains. Cependant, cet approvisionnement commence à faire défaut, puisque dans certains quartiers populaires, tels que celui de Ben M'sik à Casablanca, le sucre en morceaux commence à enregistrer des hausses de prix de 1DH pour le paquet, alors que d'autres magasins refusent de vendre en comptant sur une pénurie plus grave pour spéculer.

Les anticipations sont donc réelles. A la Cosumar, les délégués n'ont pas encore remis leur réponse au comité de concertation constitué à cet effet. Leur décision est annoncée pour aujourd'hui, après consultation des grévistes. Seulement, le syndicat "n'a plus le contrôle de sa base". Selon un inspecteur de travail qui suit de près les mouvements sociaux, les délégués UMT ne peuvent plus dialoguer avec les 1.300 employés en sit-in à l'intérieur de l'usine. "Les employés deviennent de plus en plus méfiants vis-à-vis d'eux", est-il indiqué. "Le vide d'encadrement est comblé par des "Islamistes" qui seraient au nombre de 15 à 20 employés", affirme la même source. Ils sont désignés ainsi puisque les slogans qu'ils scandent sont généralement qualifiés d'islamistes. Dans leurs slogans, "les employés vont jusqu'à remettre en cause leur syndicat". Ceci traduirait-il une crise de confiance entre la centrale et sa base? Ces problèmes sociaux viennent aggraver la situation financière de la Cosumar. En effet, l'activité de cette raffinerie est structurellement déficitaire depuis la mise en place du nouveau système dégressif douanier. Ce dernier a été instauré pour le secteur du sucre depuis le 1er janvier 1999 (Cf L'Economiste du 21 janvier 1999).

Aniss MAGHRI

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