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Economie

Corruption: Le Maroc recule

Par L'Economiste | Edition N°:2169 Le 12/12/2005 | Partager

. En six ans, le pays a perdu 33 places. Plusieurs pays arabes font mieux que le MarocLes résultats de l’Indice de perception de la corruption (IPC) pour 2005 viennent de tomber. Ils classent le Maroc au 78e rang contre le 77e l’année dernière. Il a aussi obtenu 3,2 points sur 10 sur l’échelle de transparence. Ces chiffres ont été révélés lors d’une conférence de presse donnée vendredi à la l’occasion de la journée mondiale de lutte contre ce fléau. Pour l’état-major de l’association, les études ont été réalisées par 8 organismes indépendants et sur la base de sondages effectués auprès des milieux d’affaires, des analystes du risque-pays, des diplomates et des universitaires. Pour les animateurs de Transparency, l’évolution du classement du Maroc n’a cessé de se dégrader en passant de la 45e position en 1999 à la 78e cette année. Idem pour la note qui a reculé de 4,1 points en 1999 à 3,2 en 2005, avec une amélioration en 2000. Avec de pareils scores, le Maroc occupe la même position que le Sénégal ou le Sri Lanka. Ce fléau porte atteinte à l’image du Maroc et du monde arabe qui accueille moins de 1% des montants d’investissements étrangers, rappelle un membre de l’association. L’attractivité du pays en prend un coup. D’où l’urgence d’inverser la tendance. Et Transparency de citer des pays avec des situations endémiques comparables qui ont pu vaincre la corruption. C’est le cas de Singapour et Hong-Kong, respectivement classés à la 5e et 15e positions de l’indice de perception de la corruption, donnés en exemple pour leur volonté politique d’endiguer le fléau. L’association est également revenue sur la convention des Nations unies de lutte contre la corruption signée par le Maroc en décembre 2003. La convention n’est pas encore définitivement ratifiée. Transparency demande l’accélération de sa ratification pour pouvoir mettre en œuvre ses dispositions. D’ailleurs, le gouvernement s’est largement inspiré de ce document pour préparer une stratégie de lutte contre la corruption, comme la création d’une agence dédiée à cette mission. Elle devra disposer d’une indépendance au niveau des moyens humains et financiers, seule garantie de son efficacité et sa crédibilité. Il est incontestable que Transparency cherche à mettre la pression pour amener le gouvernement à changer pour adopter des textes qui vont dans le sens de la lutte contre la corruption. Au menu également, la situation de la corruption dans le monde arabe. D’ailleurs, l’association a organisé un séminaire international sur ce thème avec la participation des auteurs du livre de référence en matière de lutte contre la corruption: “Le source book arabe”. Produit d’un collectif de 17 auteurs, l’ouvrage traite des domaines de corruption dans les pays arabes. Il faut noter que certains pays comme les Emirats arabes unis, Oman ou encore Bahreïne et la Jordanie sont mieux classés que le Maroc.M. C.

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