×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Emergence
Laisser tomber la bataille agricole

Par L'Economiste | Edition N°:2169 Le 12/12/2005 | Partager

. Et sans complexes, SVP!Quand il s’est envolé étudier aux Etats-Unis, Eui-Gak Hwang, professeur émérite en économies de l’Université de Corée, a compris le sort réservé à l’agriculture de son pays. Le professeur explique à un parterre de responsables marocains comment marche la Corée du Sud. Il répond à une question du Pr Nacer El Kadiri, enseignant-chercheur à l’Insea (Institut de statistique et d’économie appliquée), sur l’avenir du secteur avec une exceptionnelle conviction. Le Pr raconte une histoire: la sienne, et à travers ce que traverse la Corée du Sud. «Je me rappelle la première fois quand je suis rentré dans un drugstore. J’ai alors acheté du riz. Il était de meilleure qualité et nettement moins cher que le riz coréen. Et là, j’ai compris que l’agriculture coréenne ne serait jamais compétitive. Il faut être franc. Aujourd’hui, l’agriculture représente moins de 10% du PIB de la Corée du Sud. Nous ne sommes pas compétitifs sur ce secteur. Alors nous protégerons autant que possible et jusqu’au bout de nos possibilités l’agriculture coréenne, mais le fait est que, mondialement, nous ne sommes pas compétitifs». En fait, les temps sont durs pour les petits agriculteurs. Tout le monde se rappelle du Coréen qui s’est suicidé de désespoir lors des manifestations antimondialisation à Cancun lors de la réunion de l’Organisation mondiale du commerce. Le désespoir des «petits» agriculteurs est mondial. Les concessions demandées et les subventions déloyales des pays les plus puissants (USA, UE) bouleversent ce petit monde. La Corée du Sud est plutôt le pays leader des nouvelles technologies. La conception du Pr Hwang est intéressante: il ne voit pas pourquoi on continue à s’acharner sur le mythe de l’autosuffisance. «Pourquoi ne pas considérer l’agriculture comme les autres secteurs? Les échanges avec les pays de la région de l’Asie du Sud-Est sont complémentaires», explique le professeur. Le Japon, la Chine et les Etats-Unis sont les principaux partenaires de la Corée du Sud. M. Kd.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc