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Par L'Economiste | Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

Editorial: Informer

La grippe aviaire a franchi les frontières de l’Europe. Les mesures draconiennes de prévention sont mises en application pour protéger l’homme et le cheptel avicole de la communauté européenne.Au Maroc, l’événement a augmenté d’un cran la frayeur des consommateurs. Depuis, ces derniers sollicitent de plus en plus l’Association marocaine de protection et d’orientation du consommateur (AMPOC) pour leur fournir des explications. Les questions récurrentes portent sur la nature de la maladie, son mode de transmission à l’homme et la situation sanitaire du pays. L’ensemble peut se résumer en une seule question: sommes-nous capables d’affronter cette épizootie qui risquerait de muter en pandémie?Jusqu’à présent, le Maroc est épargné de la menace de la grippe aviaire, mais il doit veiller quant à une éventuelle introduction du virus. A ce niveau, les services vétérinaires et sanitaires font, semble-t-il, leur devoir. Toutefois, les interventions et les mesures mises en place sont moyennement médiatisées. Conséquence: la panique gagne du terrain. Et La chute du prix du poulet en est un exemple.Aussi, les pouvoirs publics doivent-ils informer le citoyen sur les décisions prises pour le défendre et défendre ses intérêts. Ils doivent calmer sa psychose et lui expliquer que le virus est thermolabile et que la cuisson marocaine aboutit à sa destruction. La société civile doit être impliquée pour renforcer les efforts de surveillance. Le système national de surveillance vétérinaire a recourt à plusieurs sources d’informations dont le point de convergence reste le vétérinaire. Ainsi, il est de notre devoir de l’informer de tout événement anormal ou de suspicion de maladie dans les élevages, les points de vente et les axes migratoires des oiseaux sauvages. Cette opération nécessite l’accès aux responsables locaux et régionaux auprès des autorités locales, administratives, des professionnels et ONG.L’implication des éleveurs, des transporteurs de volailles et des vendeurs est également capitale pour éviter les risques et réussir le plan de surveillance. Le secteur de la volaille national est très sensible, complexe et dominé par des infrastructures archaïques. La lutte paraît difficile, surtout avec la coexistence d’un élevage de volaille en plein air et d’un circuit traditionnel de commercialisation. C’est le moment de mettre en application les textes de la charte avicole, afin que le consommateur puisse déguster la volaille en toute tranquillité.Dr vet. Bouazza KHERRATIPrésident de l’[email protected]


Actualité

. Les oiseaux migrateurs et la grippe aviaireLa grippe aviaire (H5N1), apparue en 2003 en Asie, a fait récemment son apparition en péninsule grecque et au Liban, suscitant des craintes de propagation dans toute l’Europe et par conséquent au Maroc. En plus de la voie de transmission directe par le commerce de volaille, le virus peut être probablement introduit dans le pays par les oiseaux migrateurs.Le Maroc n’a pas d’élevage d’oiseaux aquatiques (canards, oies...), d’où la faible probabilité de transmission de la maladie par une éventuelle contamination par les oiseaux migrateurs. Toutefois, malgré la découverte du portage du virus chez certaines espèces d’oiseaux sauvages des anciens pays de l’est d’Europe, cette voie est mise en doute par certains scientifiques. Cette théorie est réfutée pour le simple fait que la propagation en Asie du H5N1 ne correspond pas aux itinéraires empruntés aux périodes migratoires des oiseaux. La propagation serait due en général à la circulation sans entrave des volailles domestiques, voire du commerce illégal et l’homme en tant que vecteur très mobile. Dr Mohamed ZAROUALAMPOC-Ké[email protected]. Un virus vieux de plus de 100 ansIdentifié pour la première fois en Italie, il y a plus de 100 ans, le virus de la grippe aviaire a refait depuis peu son apparition en Asie pour se retrouver en Europe. Le virus appartient à la famille des orthomyxoviridae. Elle comprend plusieurs types dont influenza virus A. Ce type touche presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Il peut être fortement contagieux surtout chez le poulet et la dinde. Lorsque la souche est extrêmement pathogène, elle peut se transmettre exceptionnellement à l’homme, comme cela a été observé en 1997 pour le virus H5N1 à Hong Kong et en février 2003 aux Pays-Bas.La transmission s’effectue lors de contacts fréquents et intensifs avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. Les patients présentent généralement des conjonctivites, des symptômes classiques d’une grippe, de la fièvre, une gorge irritée, de la toux et, pour les cas mortels, des troubles respiratoires sévères dus à l’infection pulmonaire virale. Le taux de mortalité lié à l’infection reste encore inconnu.Si les contaminations sont imputées à des contacts avec des volailles infectées, les scientifiques redoutent une mutation du virus H5N1 qui le rendrait transmissible d’homme à homme et déclencherait une pandémie d’influenza humain. D’ou la nécessité d’une prémunition contre ce virus.Le seul remède reconnu contre le virus de la grippe aviaire est le Tamiflu. Boosté par les craintes d’apparition de cas d’influenza humain, un grand nombre de pays a commencé à stocker cet antiviral qui a démontré ses vertus thérapeutiques contre la variante aviaire de la grippe.Mohammed HIRCH AMPOC- Ké[email protected]


Eco-Info: De l’hygiène dans les souks?Faut pas rêver!

Ahermoumou, une des banlieues de Fès, a lieu, chaque lundi, un souk hebdomadaire. Un lieu, comme d’autres, où le manque total d’hygiène y est flagrant et même dangereux. Récemment, les membres de l’Association marocaine de protection et d’orientation des consommateurs (AMPOC) s’y sont rendus. Sur le terrain, le constat est effarant. Ainsi, la volaille est abattue dans des seaux dont le contour interne est formé d’une couche épaisse de sang. Les spécialistes le savent bien: le sang est une niche écologique favorable au développement de tous les microbes (les bactéries et les virus en particulier). Les eaux de lavage sont tellement sales qu’il a été difficile aux membres de l’ONG de la distinguer des eaux d’égouts. Pour ce qui est du poisson, les contrôles ne répondent pas du tout aux normes requises pour leur commercialisation. Et pourtant, ils étaient vendus dans ce souk.En tant qu’AMPOC, nous dénonçons cette situation et sollicitons les services responsables afin d’être fermes à ce niveau. Car la santé du consommateur est une priorité et les efforts doivent être sans cesse renouvelés pour le protéger.M. OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]

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