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    Economie

    Conjoncture/Prévisions
    Textile: 2008, une année difficile

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . Essoufflement de la demande extérieure. 8 à 10% de baisse au terme de l’année . Aggravation par les intempéries Lucides. C’est le moins que l’on puisse dire des textiliens qui ne cachent pas leurs inquiétudes quant aux conséquences d’une conjoncture difficile. En effet, s’il y a un secteur où l’impact de la crise mondiale a été bien évalué, c’est bien celui du textile-habillement (TH). Ainsi, dans un communiqué récent consécutif à son dernier conseil d’administration, l’Amith dresse un bilan clair, chiffres à l’appui, de l’incidence des turbulences sur les marchés à l’international sur l’activité. Il en ressort que le textile marocain semble résister mieux que les autres pays aux contrecoups de la crise économique mondiale. C’est en tout cas vrai pour les sept premiers mois de l’année. Sur l’Europe, son principal débouché, la baisse sur cette période de la consommation textile-habillement en Europe s’est traduite par une régression de l’ordre de 2,1%. Soit moins que la Tunisie (-4,2%) ou la Turquie (-9,4%), autres pays fournisseurs du pourtour méditerranéen. Toutefois, cette faible incidence semble de courte durée puisque les textiliens prévoient une exacerbation du tassement des exportations au terme de l’année 2008. L’Amith s’attend, en effet, à un creusement de la baisse qui devrait se situer entre 8 et 10% à fin 2008. Ce qui se confirme sur le terrain puisque la situation ne s’est pas améliorée depuis la publication dudit communiqué. «Nous avons continué à enregistrer la même faiblesse d’activité jusqu’à fin septembre», note Mohamed Tazi, directeur général de l’Amith. En fait, le ralentissement de l’activité économique particulièrement en Europe, conjuguée à la hausse des prix, se traduirait, à plus long terme, par une régression de la demande adressée au Maroc où le ralentissement serait encore plus notoire. Mais, une lueur d’espoir semble se profiler pour les prochains mois qui coïncident avec la haute saison. «Les carnets de commandes permettent une meilleure visibilité aux industriels pour leur permettre de travailler pour l’hiver», souligne Tazi. Un optimisme temporisé par Mohamed Tamer, président de l’Amith. En effet, pour ne rien arranger, le climat vient s’en mêler à son tour. Les intempéries de la semaine dernière ont provoqué l’arrêt de plusieurs entreprises dans la zone industrielle à Tanger dont plus d’une cinquantaine opérant dans le textile. Ce qui va encore affecter les performances pour les deux mois à venir, déplore Tamer. Une donne qui n’était pas prévue et qui porte un coup à un secteur déjà fragilisé.


    Agro-industrie: «Juste un problème d’approvisionnement»
    . Le niveau actuel des commandes jugé normal . L’accès à la matière première limite la production «Nous n’avons pas de soucis d’exportation. Notre problème réside plutôt dans l’approvisionnement en matière première», assure Hassan Sentissi, président de la Fenip (Fédération nationale des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche). Contrairement à d’autres exportateurs qui ne cachent pas leur crainte de l’impact de la crise mondiale, les industriels de l’agroalimentaire sont moins alarmés. «Certes, la crise est mondiale et personne ne peut affirmer aujourd’hui être épargnée, mais, pour le moment, nous n’avons pas de problème de commercialisation ni de débouchés. Au contraire, la demande est bien là, notre difficulté est de la satisfaire», insiste Sentissi. Et pour cause, la profession souffre de problèmes d’approvisionnement en qualité et en quantité qui limitent la production. «Ce manque en matière première nous fait perdre de nombreux créneaux», ajoute Sentissi qui cite le cas de l’Oméga 3 où faute d’approvisionnement et de visibilité aucun opérateur ne peut s’aventurer à monter une usine. Il fait allusion notamment au plan de réaménagement et réorganisation du secteur qui se fait attendre.En ce qui concerne les perspectives d’évolution dans les prochains mois, les opérateurs du secteur sont optimistes. «Nos commandes sont trimestrielles et elles n’ont subi aucune pression. Au contraire, nous essayons de les freiner pour pouvoir les honorer dans les meilleures conditions». Même son de cloche du côté de la Ficopam (Fédération des industries des produits agricoles du Maroc) qui pointe aussi du doigt les difficultés d’accès à la matière première. «S’il est vrai que les industries opérant pour le marché local ne seront pas ou faiblement affectées, pour celles tournées vers l’export, la conjoncture sera difficile en raison des problèmes d’accès aux matières premières». Ce que confirme aussi Mohamed El Jamali, président de l’Unicop (Union nationale des industries de la conserve de poisson). «Une bonne partie des entreprises du secteur tourne à 50% de leur capacité en raison des problèmes d’accès à la matière première». Cette tendance baissière de la production devra se poursuivre pour les mois à venir si les niveaux des prix actuels sont maintenus, estime Debbagh. Ce qui se traduirait par un allégement des heures de travail. Mais, «sans aller jusqu’à des licenciements», précise le président de la Ficopam.Khadija EL HASSANI
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