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    Economie

    Conjoncture/Prévisions
    Le marché de la construction déprime

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . Crise et méfiance des opérateurs se confirment. Retournement particulièrement brutal chez les aciéristesConfirmation! Il y a bien «un ralentissement dans le marché des matériaux de construction», annonce David Toledano. La Fédération nationale de la construction (FNC) qu’il préside compte une dizaine d’associations professionnelles: ciment, brique, acier, sable, céramique, marbre... L’essoufflement «remonte au début de la crise financière en août dernier». Son impact n’a pas été visible sur-le-champ. Les opérateurs des matériaux de construction ont été obnubilés par «la suractivité du secteur en été», due à l’arrivée massive des MRE. En septembre, les indicateurs ont été troublés par la baisse d’activité coutumière de Ramadan. Le ralentissement s’est «confirmé en octobre». La Fédération reste néanmoins prudente: il y a une possibilité de «ne pas plonger dans la crise». Le cas du marché de l’acier est révélateur. Des achats ont été opérés il y a quelques mois. La tonne valait entre 12.000 et 14.000 dollars. L’envolé des cours a poussé certains opérateurs à constituer des stocks. Le prix de l’acier a suivi en fait une tendance générale. Depuis 2002, les cours des métaux ont enregistré des augmentations sans précédent allant de 30% à près de 200%. Les prix du cuivre (8.000 dollars/t) ou du zinc (2.500 dollars/t), ont, à titre d’exemple, quadruplé, selon les statistiques de la Fédération des industries minérales du Maroc. Après des temps radieux, les cours ont chuté. Reflux des prix et donc des gains: «De juin à octobre, celui de l’acier a baissé de 50% en Europe et de 30% au Maroc. Les opérateurs revendent actuellement leurs stocks à perte, soit 8.500 dollars la tonne HT», souligne le président de la FNC. De fin août à fin octobre, la chute brutale des cours a retourné le marché. Un effet domino de la crise financière. Mais point d’affolement. Son onde de choc est relatif. Il est incomparable à celui subi par les pays du G8 (USA, France, Allemagne, Japon...). De plus, les échos de la Fédération du BTP témoignent d’une sérénité qui dénote: «Ni signal de récession, ni fébrilité chez les opérateurs...», déclare son président, Bouchaïb Benhamida. 433 milliards de DH seront investis dans les gros chantiers 2008-2012. D’où, d’ailleurs, l’optimisme affiché par les cimentiers. La sortie de la Fédération nationale de la construction se justifie d’abord par un devoir de vigilance, en vue d’atténuer les dégâts. Car «le plus inquiétant», selon la formule de David Tolidano, c’est qu’il n’y a «pas eu d’ouverture de marché» alors que les prix baissent. Les opérateurs sont donc dans l’expectatif. Un autre «paradoxe». La demande est là à travers le programme des logements sociaux à 140.000 DH. Mais l’on constate une «crise» et une «méfiance». Certains fabricants d’acier subissent déjà l’effet de la crise. D’autres acteurs du marché des matériaux, particulièrement les céramistes et les marbriers, seront touchés, estime la FNC. La perturbation des exportations vers l’Espagne ou la France -l’immobilier est en récession- est fort envisageable. Quant à la méfiance, elle se manifeste par l’attentisme des opérateurs. Ils attendent de voir à quel niveau les prix vont se stabiliser.


    Urgence

    Les attentes de la Fédération nationale de la construction (FNC) concernent surtout Al Omrane. Le programme des logements économiques et sociaux, notamment ceux à 140.000 DH, du promoteur public «semble avoir des difficultés avec les entreprises soumissionnaires», indique David Toledano, président de la FNC. Une «réunion importante» s’est tenue vendredi dernier. L’on parle de «l’établissement d’un catalogue» qui serait dévoilé le 5 novembre à Casablanca durant le Salon de l’immobilier. Certains indices portent à croire qu’il s’agit d’un véritable plan d’urgence. Faiçal FAQUIHI

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