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Economie

Conjoncture: Le textile et les IMME au plus mal

Par L'Economiste | Edition N°:1077 Le 09/08/2001 | Partager

. La Fondation CGEM pour l'Entreprise table sur une stagnation pour les trois prochains mois. Selon la BCP, les perspectives sont plus prometteuses au prochain semestreMorose. C'est ainsi qu'est décrite l'activité économique nationale au cours du deuxième trimestre 2001 dans la dernière enquête de conjoncture de la Fondation CGEM pour l'Entreprise (FCE). Celle-ci révèle en effet une tendance globale à la stagnation aussi bien au niveau de la production et des ventes globales que des exportations. Sur les 106 entreprises touchées par cette enquête (296 questionnaires ont été envoyés), 37% ont affirmé avoir enregistré une augmentation de leur production à fin juin 2001, contre 40% lors du trimestre précédent, soit une baisse de 3%. Le nombre des unités ayant affiché une hausse des ventes globales a également régressé de 11% à fin mars 2001.Les secteurs les plus concernés par ces contre-performances sont les industries métallurgiques, mécaniques et électriques (IMME), le textile, le commerce et les services ainsi que le secteur électrique et électronique. Ce dernier constitue pourtant l'un des secteurs les plus dynamique à l'export. Tourisme, chimie-parachimie et agroalimentaire ont, quant à eux, affiché de bonnes performances, puisque leur production et leurs ventes globales se sont inscrites à la hausse. Les raisons de ces résultats trimestriels modestes seraient notamment dues au taux d'utilisation de la capacité de production qui a été globalement maintenue à 70%, ne marquant ainsi aucune variation par rapport aux trimestres précédents. Cependant, ce taux bascule pour s'établir à 66% dans les IMME et le textile qui comptent parmi les secteurs à l'origine de la morosité caractérisant le deuxième trimestre 2001. S'agissant des exportations, l'enquête note que la tendance à la stagnation est restée presque la même que celle enregistrée au cours du trimestre précédent et ce, pour 29% des entreprises sondées. Cependant, 14% d'entre elles indiquent avoir relevé une baisse de leurs exportations. A fin mars 2001, elles n'étaient que 9% à l'avoir déclaré. Toutefois, les résultats publiés par la FCE restent à nuancer. En effet, le Groupe Banques Populaires, dans sa troisième enquête de conjoncture publiée récemment (www.leconomiste.com), avait de son côté relevé une amélioration du climat des affaires au cours du premier semestre 2001. Un constat qui s'explique essentiellement par les bons résultats réalisés par les PMI clientes du Groupe, notamment. Ainsi, elles ont affirmé avoir atteint un niveau de production élevé au cours du premier semestre 2001 par rapport au semestre précédent. Pour cet indicateur, le solde des opinions (différence entre les réponses décrivant une tendance à la hausse et celles décrivant une tendance à la baisse) reste positif: il a grimpé de 10% à fin décembre 2000 à 22% au termes du premier trimestre 2001. L'enquête de la BCP attribue, elle, cette amélioration de la production au bon comportement des secteurs de l'agroalimentaire et celui du textile. Concernant le carnet de commandes, il n'enregistre aucune surprise puisqu'il demeure invariable pour 62% des entreprises sondées par la FCE. Une stagnation principalement imputable à celle affichée au niveau de la production et des ventes, explique l'enquête. Encore plus, une réduction des commandes globales a même touché 32% des entreprises, à l'instar du premier trimestre 2001. Les secteurs de l'automobile, du papier et emballage ainsi que celui du textile sont les plus concernés par ce statu quo. Pour ce qui est du niveau des stocks des produits finis, il a été estimé normal pour 63% des entreprises, alors que 26% d'entre elles le qualifient de supérieur à la normale. Ceci est encore une fois dû à un niveau de production resté modeste, même si la capacité de production a été jugée suffisante, à largement suffisante pour 85% des entreprises touchées par l'enquête de la Fondation. Quant aux perspectives au titre des prochains mois, l'enquête de la FCE indique qu'un maintien des niveaux de la production, des ventes globales et des prix des ventes est prévu pour respectivement 44, 48 et 64% des entreprises consultées. En revanche, une augmentation est attendue pour 32% des unités relevant en particulier du secteur de l'agro-industrie, de la chimie-parachimie, des matériaux de construction, de l'immobilier et du tourisme. Une hausse des exportations au cours des trois prochains mois devra également concerner les IMME, la chimie-parachimie et l'agro-industrie, notamment. Pour la BCP, les perspectives restent beaucoup plus prometteuses puisque 50% des chefs de PMI interviewés prévoient une progression positive de leur production pour le deuxième semestre 2001. Une tendance à la hausse est par ailleurs envisageable au niveau des investissements, avec 57% des PMI sondées qui le déclarent. Ces dernières font ainsi preuve d'un dynamisme de plus en plus remarquable, comparativement à d'autres structures de taille plus importante.Aïssam KHRIBECH

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