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    Courrier des Lecteurs

    Conjoncture: La morosité est bien installée

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Tous les indicateurs sont au rouge

    · La croissance du PIB ne devrait pas atteindre 0,6% et le chômage explose


    Mauvaise nouvelle pour le gouvernement, tous les indicateurs sont au rouge. L'activité économique est stagnante, alors que l'équipe Youssoufi avait tablé sur une croissance de 4,7% pour établir les prévisions budgétaires. Le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) prévoit que la hausse du PIB ne devrait pas dépasser 0,6% du PIB cette année, selon un communiqué rendu public hier jeudi 3 juin (les chiffres officiels sont toujours en attente d'un visa!). Ces prévisions sont même optimistes, car vraisemblablement, ce taux ne devrait même pas être atteint. Montré du doigt, la campagne agricole a bon dos. Elle est responsable, mais que partiellement en réalité.
    La récolte céréalière serait largement en deçà de la moyenne des années passées et ne devrait guère dépasser les 37 millions de quintaux. A cela s'ajoute une remontée des cours du pétrole alourdissant ainsi la facture énergétique. En 1998, l'économie avait largement profité de la tendance baissière.
    Pessimistes, les spécialistes du CMC ne s'attendent pas à voir une politique de relance à travers la Loi de Finances qui, elle-même, est tributaire des contraintes budgétaires et continue de privilégier le maintien des équilibres. «Les orientations de politique monétaire ne présentent, d'après les indications enregistrées au cours du premier trimestre, aucun signe d'assouplissement pour accompagner et stimuler la croissance et ce, dans une tendance désinflationniste», précise le communiqué du CMC.

    La morosité touche également le reste de l'activité économique.
    Le PIB non agricole ne devrait croître que de 2,6% contre 3,7% l'année précédente. Les industries manufacturières évolueraient dans le meilleur des cas à un rythme de 3%. De plus, le secteur des services, pénalisé par un repli de la demande intérieure, n'affiche qu'un taux de croissance de 2% environ. Le commerce subirait les effets dépressifs découlant de la forte baisse de la production agricole avec une valeur ajoutée qui ne progresserait en moyenne que de 1,5%. Le commerce extérieur connaîtrait un ralentissement. Le taux de croissance des importations ne serait que de 8,4% et celui des exportations de 5,5%.
    Les prévisions pour l'inflation en 1999 seraient de 1,6% contre 2,7% en 1998. Conséquence de cette conjoncture morose: l'aggravation du chômage. Le taux de chômage urbain croit d'une manière importante et devrait avoisiner avec optimisme les 20% contre 19,1% en 1998.

    Fatima MOSSADEQ


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