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    Economie

    Commerce extérieur
    Une offre compétitive, c’est possible

    Par L'Economiste | Edition N°:3318 Le 13/07/2010 | Partager

    . Explorer de nouvelles sources budgétaires . Et élargir les parts des exportationsLES défis pour préserver les équilibres économiques fondamentaux sont de taille. C’est du moins ce que relève le CNCE dans son dernier rapport à paraître aujourd’hui. «Le Maroc n’est pas à l’abri du débat international sur la politique économique à conduire, quant au déficit du compte courant et celui des finances publiques», relève le rapport. Selon ses auteurs, l’alerte remonterait déjà à l’année 2008 qui a marqué la fin du cycle excédentaire de six ans du compte courant. Des années durant lesquelles, «le déficit du commerce des biens a été constamment masqué par les excédents des activités touristiques, des transferts des MRE et par le flux des IDE».

    Volatilité de la conjoncture
    Pour ne rien arranger, le moindre signe de reprise lors des 7 premiers mois de l’année, s’est traduit par des tendances à la hausse du prix du pétrole, en particulier, et des produits de base. En cause, la volatilité qui caractérise la conjoncture actuelle. Pour le CNCE, cette volatilité alimente encore plus le risque structurel d’une aggravation du déficit commercial, qui «a atteint un niveau difficilement soutenable à moyen terme». A ce risque, s’ajoute celui des tensions sur les finances publiques soumises déjà en 2009 à de fortes pressions, marquées par un déficit de 2,2% contre un excédent budgétaire une année auparavant. D’ailleurs, l’exécution du budget de cette année confirme la persistance des tensions sur les dépenses et la poursuite du fléchissement des recettes. A cet égard, le CNCE met en garde quant au risque de voir le budget en cours bouclé à son tour avec un déficit plus important que les ratios prévus pour la consolidation des acquis macroéconomiques en la matière. Comment faire face à tous ces défis?Le Centre ne donne certes pas de solutions de sortie de crise, mais se contente de rappeler la position «quasi-unanime des économistes marocains» pour remédier à ces déséquilibres. Il s’agit de réduire les dépenses tout en explorant les possibilités de nouvelles sources budgétaires ou encore en développant une offre compétitive. Objectif : faire face aux importations sur le marché local et élargir les parts des exportations. Car, à l’exception de la production agricole, destinée principalement au marché local, l’économie marocaine et les échanges extérieurs en particulier ont vécu au rythme de la crise, depuis fin 2008. D’ailleurs, selon le CNCE, le taux de croissance positif enregistré par le Maroc en 2009, «contrairement aux tendances mondiales largement impactées par les effets de cette crise», a été rendu possible grâce à une très bonne année agricole et une politique de soutien à l’économie. Mais les fragilités structurelles repoussent à la surface l’importance des effets négatifs de la conjoncture internationale sur notre économie. C’est le cas de la détérioration du compte courant imputable globalement aux effets conjoncturels, liés notamment aux fortes variations des cours des matières premières. De plus, des risques importants sur les marchés traditionnels du Maroc sont pointés par les conjoncturistes.B.T.
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