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Economie

Commerce extérieur: Que des déficits!

Par L'Economiste | Edition N°:2684 Le 02/01/2008 | Partager

. Le taux de couverture s’aggrave. Les ALE sans grand secours. Attention à la compétitivité! Le Maroc est toujours déficitaire avec ses principaux partenaires économiques. De l’Union européenne jusqu’aux pays de la zone Mena, en passant par les Etats-Unis, le Royaume importe généralement plus qu’il n’exporte. Le déficit commercial ne cesse de se creuser année après année. Durant les 11 premiers mois de 2007, il s’est aggravé de plus de 36%. En 2006, il s’est amplifié de 12% par rapport à 2005. Pourquoi de tels déséquilibres? Les raisons sont multiples. D’abord, le tissu productif marocain est formé en majorité de PME, dont les capacités à l’exportation sont limitées. La concurrence acharnée à l’échelle internationale ne facilite pas les choses. D’autant plus que les exportations sont peu diversifiées. Nous exportons en majorité des produits textiles, des produits de la mer et du phosphate. Ces trois catégories réalisent environ 60% des recettes d’exportation. Ces dernières années ont connu le développement d’autres catégories à valeur ajoutée améliorée, comme les composants électroniques, les produits chimiques, essentiellement dérivés du phosphate, et les produits agroalimentaires. Mais l’offre demeure modeste. Et même si les exportations sont en constante amélioration (+8% durant les 11 premiers mois de 2007 et +13% en 2006), en parallèle, les importations continuent de grimper (21,4% de janvier à novembre 2007 et + 12% en 2006), signe de croissance économique. Et pour cause, il s’agit d’achats essentiels et «coûteux». À savoir, les biens d’équipement, les produits énergétiques (dont le coût a été quasiment doublé), les produits alimentaires (essentiellement des céréales de plus en plus chères) et différents biens de consommation (voitures, articles électroménagers, téléphonie, etc.). Par ailleurs, le Royaume reste focalisé sur un partenaire majeur: l’Europe. Cette dernière accapare près des trois quarts de ses exportations et 62% de ses importations. Alors que de son côté, elle est plus tournée vers son marché intérieur (à plus de 75%), les Etats-Unis et l’Asie. Le Maroc ne représente donc qu’une infime partie de ses échanges. D’après Mohamed Benayad, Secrétaire général du Conseil national du commerce extérieur, les exportations de marchandises évoluent bien en deçà des attentes. Et ce pour des raisons liées à la structure productive ainsi qu’à la perte de compétitivité dans certains secteurs. Selon lui le développement de la compétitivité des exportations marocaines est dans une phase de transition. «Nous avons entrepris un programme de restructuration du tissu productif dans le cadre du plan Émergence. Les résultats de cette initiative ne seront visibles qu’à moyen et long termes», estime Benayad. «Cela dit, il y a des secteurs essentiels qui ne bénéficient pas de programme de restructuration, comme la pêche et l’agriculture. Ce sont les seuls secteurs qui ne bénéficient pas de contrat programme avec les professionnels. Or, ils présentent de réelles opportunités d’amélioration de la valeur ajoutée de leurs produits», ajoute Benayad. On pourrait penser qu’avec les différents accords de libre échange (ALE), le Maroc aurait à sa portée de larges marchés à investir. Il existe effectivement des opportunités, mais elles sont difficiles d’accès. Par exemple, l’ALE avec les Etat-Unis ne présente pour l’heure que peu de possibilités d’exportation. D’abord, il s’agit d’un immense marché hautement concurrentiel, au sein duquel les PME/PMI marocaines n’ont que peu de chance de percer. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un projet d’appui à ces structures a été mis en place, par l’Asmex, en partenariat avec le ministère du commerce extérieur et le Pnud. Il vise à favoriser la formation de consortiums d’exportation. En outre, l’Etat américain impose des barrières non tarifaires (règles phytosanitaires, qualité, etc.) très strictes, qui, parfois, dépassent celles instaurées par l’Union européenne. Les ALE avec les pays arabes ne présentent pas non plus beaucoup d’opportunités pour les produits marocains. «Il s’agit plus de pays concurrents. Nos économies ne présentent pas de complémentarités», relève Benayad, qui déplore le manque d’intégration économique dans la région Mena. Il ne suffit pas de vouloir commercer. Il faudrait, avec une réelle volonté, créer un cadre adéquat et mettre en place des structures communes de coopération à l’instar de l’Union européenne. En effet, faute d’une réelle volonté politique, les accords interarabes se limitent aux paperasses. Alors qu’une intégration régionale s’impose de plus en plus. Les accords régionaux dans le monde pullulent (en 2005, ils étaient plus de 300) et risquent à terme de donner lieu à des blocs inaccessibles aux pays non intégrés.


Plus de bas que de hauts

Le Maroc accumule les déficits. Le taux de couverture des importations par les exportations durant les 11 premiers mois de 2007 n’est que de près de 47%, alors qu’en 2006 il était à 54%. Avec l’Egypte et la Tunisie, par exemple, les taux de couverture en 2006 sont respectivement de 18 et 67%. Avec les Etats-Unis, il est de 23%, la Turquie de 20%, l’Algérie de 13%. En revanche, avec les principaux partenaires européens, les performances sont plutôt bonnes. Le taux de couverture avec la France est de 89%, l’Espagne 99%, et la Grande-Bretagne 154%. Toutefois, avec l’Union européenne en général, la balance commerciale est déficitaire.


Fiscalité, logistique… à parfaire

D’après Ahmed Sif, directeur exécutif de l’Asmex, beaucoup d’efforts de promotion des exportations ont été déployés à travers le Maroc. Toutefois, les travaux des deuxièmes Assises Nationales de l’Exportation, organisées en juin dernier, ont révélé quelques lacunes persistantes. Il s’agit en substance de faits pénalisants relatifs au poids des prélèvements fiscaux et sociaux, au différentiel de change par rapport aux concurrents directs du Royaume, aux coûts logistiques peu compétitifs et à la faiblesse des efforts de promotion commerciale. L’accès au financement, quant à lui, ne semble plus constituer un handicap majeur. Mais des améliorations ne seraient pas de trop, notamment en matière de fluidité d’accès et de simplification des mécanismes de sûreté dédiés aux PMI-PME. Côté procédures (système douanier, réglementation de change, etc.), elles ont aussi été allégées. En revanche, côté assurance à l’export, des efforts de diversifications des produits et de simplification des procédures restent à fournir. Surtout que la concurrence étrangère fait rage.Ahlam NAZIH

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