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Economie

Commerce extérieur
Le déficit entretient l’effort d’investissement

Par L'Economiste | Edition N°:2684 Le 02/01/2008 | Partager

. Deux fois plus d’importations que d’exportations. Les exportations en voie de diversificationComment s ‘est comportée la balance commerciale sur les 11 premiers mois de l’année? Le premier constat qui se dégage du rapport mensuel de l’Office des changes sur la situation des indicateurs du commerce extérieur, est que le déficit commercial poursuit sa descente aux enfers: avec une aggravation de 36,5% par rapport aux 11 premiers mois de 2006, il approche les 124 milliards de DH. Pour le contrebalancer, des rentrées de devises à travers les recettes touristiques et les transferts MRE. Mais, à fin novembre, les 47,7 milliards de DH d’excédent que dégage le tourisme pour une recette globale de 54,1 milliards de DH (+13,8%) et les 50,4 milliards de DH rapatriés par les ressortissants marocains établis à l’étranger (+17,2%), ne comblent pas le déficit. Et le solde non couvert flirte avec les 26 milliards de DH. En cause, des importations qui carburent et des exportations qui traînent. Les achats connaissent une croissance de 21,4% pour atteindre 233,3 milliards de DH. Deux fois plus que les ventes qui parviennent à peine à 109,6 milliards de DH. Elles gagnent 8% sur un an. En conséquence, le taux de couverture continue à chuter et s’affiche à 47% fin novembre, contre 52,8% à la même période en 2006. Pour ses exportations, le Maroc est redevable au phosphate. Celui-ci compte en effet pour beaucoup dans la progression des ventes à l’étranger. La matière première et ses dérivés pèsent pour 17,6% des exportations à fin novembre. Cependant, pour la même période, l’augmentation des exportations est tout autant imputable aux ventes de la matière première qu’aux ventes d’autres produits. Ainsi, la progression hors phosphate s’établit à 5,4% à 90,3 milliards de DH, contre 19,3 milliards de DH pour les phosphates et dérivés, soit 22% de ventes en plus par rapport à fin novembre 2006. A noter le bon comportement des exportations de fils et câbles pour l’électricité et des articles de bonneterie qui progressent respectivement de 21,9% et de 12%. Par catégorie de biens, les produits finis de consommation, première exportation du Maroc, s’établissent en hausse de 4,3% à 33 milliards de DH. Au deuxième rang des exportations, les demi-produits, évalués à 30,3 milliards de DH, enregistrent une progression de 13,7%. Une performance tout aussi bonne que celle réalisée par les produits finis d’équipement qui progressent, pour leur part, de 16,2% à 12,8 milliards de DH. Les produits bruts d’origine animale continuent leur chute (-26,5%), tirés vers le bas par le repli des expéditions d’huile d’olive brute et raffinée (-82,6%).Qu’en est-il des importations? Certes, elles progressent 3 fois plus rapidement que les exportations, aggravant largement le déficit de la balance commerciale. Elles doivent toutefois être appréciées positivement. En effet, les demi-produits et les produits finis d’équipement en représentent 45,3%. Cela renseigne sur l’effort d’investissement déployé par les opérateurs, tout autant que sur le maintien de la production industrielle. Un état de fait conforté par les dernières enquêtes de conjoncture de BAM et du HCP qui ont établi un niveau de production global au beau fixe. Abondant dans le même sens, la progression des crédits à l’équipement de 24,7% pour un montant de 76,3 milliards de DH, constaté par Bank Al-Maghrib à fin novembre, conforte le dynamisme industriel. Au registre des produits sous tension, les achats de produits alimentaires s’établissent à 23,6 milliards de DH et enregistrent la hausse la plus importante à plus de 66,5%. Et ce sont les céréales qui en sont l’origine. Les achats ont plus que doublé. Ils approchent les 160% de croissance pour atteindre 12,5 milliards de DH. Persistant dans la tendance de ces derniers mois, ce sont les produits agricoles qui continuent à doper les importations. Pour le blé notamment, cours aidant, les achats en valeur auront presque triplé sur une année (8,3 milliards de DH). Le prix moyen de la tonne de blé a connu, fin novembre, une augmentation de près de 47,1%, s’établissant à 2.450 DH. En parallèle, le volume de nos approvisionnements a doublé, augmentant de 105%. Connaissant un emballement similaire de leur cours tout autant qu’une forte demande locale, maïs et orge alourdissent davantage la facture céréalière. Les achats de pétrole s’inscrivent, quant à eux, désormais à la baisse. Fin novembre, les approvisionnements se stabilisent à 22,8 milliards de DH, 1,1% de moins que les achats 2006 pour la même période. Le Maroc voit donc sa facture pétrolière allégée, du fait d’une baisse de l’approvisionnement en quantité de 1,7% à 5,6 milliards de tonnes, combinée avec une quasi-stagnation du prix de la tonne importée qui passe de 4.056 DH à 4.083DH. Avec l’hiver qui s’annonce rude, l’accalmie sur le baril de pétrole ne devrait, semble-t-il, pas durer. R.H

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