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Economie

Commerce de fruits et légumes
La menace des circuits parallèles

Par L'Economiste | Edition N°:2676 Le 19/12/2007 | Partager

. 30 à 40 millions de DH échappent au marché de gros de Casa. Taxe et loyer des entrepôts, jugés trop chersLe marché de gros de Casablanca, en proie aux circuits parallèles. Le phénomène n’est pas nouveau, mais l’ampleur qu’il prend inquiète la direction du marché. Celle-ci en appelle, dans son rapport d’activité 2006, à «des mesures sévères». C’est que l’enjeu est de taille: 30 à 40 millions de DH échappent aux caisses du marché. Soit 1/5 des 200 millions de DH de recettes dégagées en 2006. Un manque à gagner à lier aux 20 à 30% de marchandises en circulation à Casablanca qui ne suivent pas le circuit imposé par la loi. Au banc des accusés, des marchands établis, pour les plus effrontés, dans les parages du marché pour distribuer, à même leur camion, fruits et légumes aux vendeurs ambulants. Autre fauteur et non des moindres, les grandes surfaces. Celles-ci «contournent l’obligation légale de passer par le marché de gros pour se fournir directement auprès des producteurs eux-mêmes ou auprès d’autres intermédiaires», déplore la direction dans son rapport. Il faut dire que personne n’est là pour les inquiéter, vu que le contrôle pêche par son inefficacité. Certes, des patrouilles de lutte contre les circuits parallèles, couvrant tout le territoire de Casablanca, ont été mises en place. Mais les moyens dont elles disposent sont loin de suffire. Le manque à gagner pour sa part grossit. Comment l’actuel directeur compte-t-il y remédier? M’hamed Sebki annonce vouloir agir sur l’attractivité du marché. Depuis sa prise de fonction en 2006, il revendique un allégement des mesures administratives pour l’accès, une rationalisation des méthodes de commercialisation et une plus grande transparence pour les taxes applicables. Pourquoi le contournement persiste? Le marché de gros est cher, tout le monde en convient. La taxe pour qui veut y accéder est de 7%. 6 reviennent à la ville de Casablanca. Le reste rémunère une quarantaine de mandataires participant à la commercialisation des marchandises dans les 252 surfaces de vente, communément appelées carreaux, que compte le marché. A signaler par ailleurs que les tarifs font l’objet d’un contrôle par un comité logé à la direction. Celle-ci décide, à certaines occasions, dans le cadre de sa politique d’encadrement des prix, de l’allégement de la taxe. Exemple, pour Ramadan 2007, les commissions prélevées sur certains produits (oignons, tomates, pommes de terre…) ont été compressées de 50%. «De la sorte, les vendeurs arrivent à répercuter des prix non prohibitifs sur le consommateur», explique Sebki. Et même réduite momentanément, la taxe demeure très rémunératrice. En 2006, l’ensemble des prélèvements ont été à l’origine de 92,5% des recettes du marché qui s’établissent à 114,6 millions de DH. Une rentrée à laquelle s’ajoutent la recette de pesée (2,1%), les produits de pénalités (0,1%) et les rentes de location d’entrepôts, estimées à 6,5 millions de DH. Cette dernière manne alimente également les débats sur la cherté du marché de gros. Les loyers allant de 1.950 à plus de 5.000 DH ont augmenté de 120% depuis 1986. Une tendance que les locataires ont réussi pour l’heure à ralentir. L’augmentation de 3% intervenant annuellement a été réduite à 1% tous les 3 ans. Le marché de gros, une manne providentielle pour la ville de Casablanca. Pourtant celle-ci ne le lui rend pas bien. Pour le moindre de ses besoins d’entretien par exemple, la direction du marché doit recourir au magasin central de la commune de Sidi Othmane.R.H

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