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Comment prendre en charge la sclérose en plaques

Par L'Economiste | Edition N°:2665 Le 04/12/2007 | Partager

. Une préoccupation des professionnels de la santé. 8.000 Marocains atteints . Les traitements trop coûteux  La sclérose en plaques (SEP) est relativement «courante» au Maroc. Inscrite au chapitre des «maladie rares», elle touche officiellement quelque 8.000 personnes. Il faut ajouter à cela les malades qui ne sont jamais passés par les centres de santé. C’est une maladie neurologique dont l’origine reste inconnue. «En l’absence d’une étude épidémiologique nationale, il serait difficile de se prononcer sur l’évolution de cette maladie», précise Mohammed Yahyaoui, chef de service de neurologie à l’hôpital de spécialités de Rabat, lors du colloque scientifique sur la SEP organisé vendredi dernier à l’Ecole Mohammadia des ingénieurs (EMI). Cette manifestation a été initiée par l’Association marocaine des malades atteints de sclérose en plaques (AMMASEP) en collaboration avec la Société marocaine de bio-informatique (SMBI). Pour Yahyaoui, le Maroc fait partie des pays de fréquence modérée de 6.000 à 8.000 personnes atteintes, dont uniquement 2.000 suivent un traitement. Le taux de prévalence au Maroc est de 20 cas par 100.000 habitants, et peut atteindre jusqu’à 60 dans certains pays européens comme la France. En général, cette maladie touche les personnes entre 20 et 40 ans et frappe deux fois plus de femmes que d’hommes. Elle se manifeste par une inflammation du système nerveux central et une détérioration de la myéline, gaine qui entoure les fibres nerveuses du cerveau et celles de la moelle épinière. Cela entraîne une perturbation ou même un blocage au niveau de la transmission des commandes motrices ou autres provenant du cerveau. La maladie débute souvent par des crises caractérisées par une aggravation des signes neurologiques durant plus de 24 heures. Dans le jargon médical, on les appelle « des poussées». Une fatigue extrême et permanente avec une baisse de l’acuité visuelle est parmi les symptômes principaux de cette maladie. Celle-ci se manifeste également par des troubles au niveau de la parole et une perte de contrôle des membres du corps, sans oublier de souligner les perturbations au niveau des capacités sexuelles. Aujourd’hui, le diagnostic de cette maladie ne pose plus problème, grâce aux progrès techniques réalisés au niveau de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Mais la cause de la SEP reste encore mal connue. Mais avec la recherche scientifique, la prédominance du facteur génétique a été écartée. Pour les spécialistes, l’effet de ce dernier dans l’apparition de la maladie ne peut pas dépasser 40%. 60% du risque reviennent aux facteurs de l’environnement, mais encore mal identifiés. Pour ces considérations, les traitements actuellement poursuivis n’arrivent pas à attaquer l’origine de la maladie et aboutir à une guérison totale. Mais ils arrivent à réduire la durée et l’intensité des poussées et soulager les symptômes de la maladie. Et également maintenir au maximum l’autonomie du patient, car des personnes affectées par la SEP peuvent continuer à marcher durant toute leur vie. Pour le traitement, on a recours aux corticoïdes, aux immunosuppresseurs et au bêta-interféron comme les médicaments Rebif et Avonex qui sont disponibles au Maroc. Des traitements assez coûteux et pas accessibles à toutes les bourses. «En effet, le grand problème posé reste la prise en charge de cette maladie surtout pour les patients non mutualistes», souligne Rachida Tenouri, présidente de l’Ammasep.


144.000 DH par an

Pour le moment, la SEP nécessite un traitement à vie qui coûte extrêmement cher. Pour l’achat des médicaments à base d’interféron comme le Rebif et Avonex, le malade doit débourser près de 12.000 DH par mois. La prise en charge de ces produits est assurée à 100% par la Cnops et à environ 70% par les assurances du secteur privé. Pour obtenir ces médicaments, il faut les récupérer au niveau de la pharmacie de la Cnops à Rabat, menu d’une glacière pour assurer leur conservation. Nour Eddine EL AISSI

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