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Cancer du sein: La difficile sensibilisation

Par L'Economiste | Edition N°:2665 Le 04/12/2007 | Partager

. Des cancérologues du Souss créent leur association. Objectif: organiser des sessions de formation continue Pour promouvoir la recherche scientifique en matière de cancer, un domaine où aucune initiative n’est de trop, des oncologues et des enseignants chercheurs de la région du Souss viennent de créer leur association. Baptisée Ascas (Association scientifique de cancérologie du Sud), l’entité a également pour objectif d’améliorer la prise en charge du malade et de mener des actions d’information et de communication. C’est dans ce cadre que ses membres ont organisé le week-end dernier des journées scientifiques. C’était l’occasion pour présenter la situation épidémiologique de plusieurs centres d’oncologie dans le Royaume, notamment de celui d’Agadir. Un établissement qui a traité près de 1.100 malades durant sa première année d’activité. Ces usagers du centre sont à hauteur de 57% des habitants des zones urbaines. Il ressort de même des données annoncées lors de cette rencontre que les femmes atteintes de la maladie, qui se sont adressées à l’unité hospitalière, sont plus nombreuses. En effet, sur le nombre de malades traités, 63% d’entre eux sont de sexe féminin. Chez ces patientes, les cancers du col de l’utérus et du sein sont les plus fréquents. Ce phénomène que l’on retrouve également dans d’autres régions du pays n’a pas encore incité la population à procéder à des diagnostics précoces. «Malheureusement, beaucoup de malades arrivent au stade métastatique», indique un oncologue. «Au niveau des hommes, ce sont plutôt les poumons et la prostate qui sont les plus touchés par la maladie», précise un autre intervenant. Sur le plan de l’âge, tous sexes confondus, on retient aussi que les jeunes ne sont pas à l’abri. A travers les 1.100 cas traités, 50% ont entre 41 et 50 ans et 89% ont entre 31 et 60 ans. La situation épidémiologique du cancer qui caractérise le Souss-Massa-Draâ n’est pas véritablement différente des autres régions. Les organes les plus atteints chez les patients enregistrés au niveau des autres centres d’oncologie de Casablanca, Rabat et Marrakech sont le col de l’utérus, le sein, les poumons et la prostate. Pour avoir des données précises, il est nécessaire tout de même d’élaborer des registres du cancer dans chaque centre, considère un cancérologue. Au centre d’Agadir, les préoccupations actuelles concernent aussi le renforcement du plateau technique qui sans accélérateur ne peut être complet. En attendant, rappelons que le centre d’oncologie d’Agadir a reçu récemment un don de médicaments d’une valeur de quatre millions de DH (www.leconomiste.com). De notre correspondante, Malika ALAMI

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