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    Comment l'Imilchil, le «Titanic» de la Comanav, a entraîné la saisie d'un autre navire

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · L'intervention du Protecting Club(1) a permis d'obtenir la mainlevée de la saisie opérée sur le navire de la Comanav contre une caution

    Drôle de situation vécue par la Comanav ces dernières semaines (Cf L'Economiste n°590 du mardi 7 septembre 1999). Il a fallu plus de neuf ans pour que le dossier de l'Imilchil, un navire de la compagnie, qui a eu un accident dans les eaux panamiennes, refasse surface. Mais, cette fois-ci, dans la Méditerranée, au port de Marseille précisément.
    Sombrant en 1990 dans les eaux profondes de l'Amérique latine à cause d'un violent ouragan, le navire l'Imilchil, transportant une cargaison de poisson congelé de Panama vers l'Europe, a été remorqué par la société panamienne «Pamar». Déclaré en perte totale suite aux expertises effectuées, l'Imilchil a été dès lors cédé à cette entreprise en contrepartie du service rendu. Une condition en revanche, renoncer à toute indemnité de sauvegatage. «Après cet arrangement, certains membres de l'équipage du remorqueur ont cru bon de présenter une réclamation à la Comanav pour une prime de remorquage. Or, il n'y a aucun lien de droit avec les réclamants», indique M. Fouad Azzabi, directeur des Affaires Juridiques et Assurances de la compagnie.
    Ainsi, et alors que les responsables de la compagnie croyaient que cet incident était définitivement clos, la saisie conservatoire qui a frappé le navire «Aqnoul», le 1er septembre 1999, au port de Marseille, a fait renaître le vieil incident de l'Imilchil, mais avec un paramètre jusqu'ici négligé: l'équipage de Pamar réclame une indemnité pour l'ancienne opération de remorquage. L'équipage remorqueur a porté en effet l'affaire devant le Tribunal à Panama. Le jugement rendu en 1999 lui a donné gain de cause. Montant de l'indemnité prononcée: 2,4 millions de Dollars.
    Du coup, un des navires de la Comanav s'est vu frappé d'une saisie conservatoire au début de ce mois. Il s'agit de l'Aqnoul, un Ro-Ro assurant la ligne Casablanca-Marseille. Pris de court, les responsables de la Compagnie ont rapidement réagi. Pour assurer la régularité de sa ligne Casablanca-Marseille, la Comanav a remplacé son navire Ro-Ro «Aqnoul» par un autre, «Azrou», marquant ainsi une première dans les annales du transport maritime.
    Aujourd'hui, le capharnaüm de la compagnie est bel et bien fini. L'intervention du Protecting Club, l'assureur de la compagnie, a mis fin à toute cette querelle. «Cet assureur a obtenu la mainlevée de cette saisie contre une caution et a pris l'affaire en main avec ses avocats, sachant que le jugement rendu à Panama comporte plus d'une irrégularité: incompétence de cette juridiction, double emploi de la demande, indemnité ayant déjà été réglée avec l'employeur des réclamants...», précise M. Azzabi.

    Hassan BOUCHACHIA

    (1) Le Protecting Club est une association de transporteurs maritimes siégeant à Londres et dont la Comanav est membre.

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