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    Ecole Banque Populaire de Tanger: Des classes de mise à niveau pour les enfants des MRE

    De notre correspondante, Ilham BERRADA

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · Un collège est à l'étude pour la rentrée scolaire 2000-2001

    «Nous sommes rentrés dans notre pays pour que nos enfants puissent suivre une formation scolaire marocaine, dans un milieu marocain», a indiqué M. Sayeh, père d'un enfant à l'Ecole Banque Populaire de Tanger, lors de la journée d'étude organisée dans la même ville sur l'intégration scolaire des enfants MRE. Tout le monde s'accorde à dire que, du point de vue pédagogique, cette proximité avec le pays d'origine est nécessaire.
    Ils étaient 235 enfants inscrits pour l'année scolaire 1998/99 dont 90 MRE (38 de Hollande, 12 de France, 27 de Belgique, 4 d'Allemagne, 3 d'Angleterre, 3 de Gibraltar, 1 de Suède et 2 d'Espagne).
    L'une des premières difficultés pour l'éducation des enfants de MRE est qu'ils intègrent, en majorité, le système marocain à un âge assez avancé. "Certains enfants arrivent chez nous alors qu'ils ont 10 ou 11 ans. Mais la moyenne est de 7 ou 8 ans", explique à L'Economiste M. Mohammed Noureddine, provisieur de l'école Banque Populaire de Tanger.
    Malgré leur âge avancé, certains enfants arrivent à suivre facilement, surtout s'ils sont issus d'un pays francophone. Pour ces enfants-là, se pose quand même le problème de l'arabe. L'approche est différente quand l'élève MRE arrive de pays scandinaves, ou anglo-saxons. A ce moment, aussi bien l'apprentissage de l'arabe que celui du français s'impose. C'est à ce moment qu'interviennent les classes de mise à niveau (MAN).

    Programme intensif


    Après une évaluation de son niveau scolaire, l'élève est admis dans des MAN. "Ces dernières sont des classes qui aident les enfants à acquérir rapidement les connaissances de base de l'arabe et du français. Parallèlement, le programme du Ministère de l'Education leur est présenté mais sous une forme renforcée en vue de rattraper le retard et surtout d'être au niveau des autres élèves marocains", explique M. Noureddine.
    Selon sa capacité d'apprentissage, l'élève étudie ce programme intensif en six mois, un ou deux ans, mais jamais au-delà de trois ans, c'est la période imposée. Parce que c'est au bout de ces trois ans ou moins, mais pas plus, que l'enfant accède au collège. Durant ces années d'études, l'enfant n'est pas confiné à l'école. Des sorties sont organisées, des recherches bibliothécaires programmées pour le faire intégrer dans le milieu et la culture marocains.
    Par ailleurs, arrivé en retard dans le milieu scolaire marocain, l'élève MRE peut enregistrer un autre retard dans son cursus.
    Le témoignage de nombreux parents lors de cette rencontre fait part de leur satisfaction pour les progrès réalisés par leurs enfants. Cependant, ils sont nombreux à reprocher à la Fondation Banque Populaire pour l'Education et la Culture (FBPEC) de ne pas disposer de collège: "Mettre nos enfants à l'Ecole Banque Populaire, "c'est comme si nous les mettions sur des chevaux de course. Mais une fois qu'ils quittent après le CM2, c'est comme si on les remettait sur des bourricots", a dit un parent d'élève.
    M. Kadiri, secrétaire général de la FBPEC, a indiqué à L'Economiste que le projet de créer le collège n'était pas exclu pour la prochaine rentrée scolaire 2000-2001.

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