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    International

    Comment gérer la prochaine vague de mondialisation

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . Un rapport de la Banque mondialeQuelles perspectives 2007 pour l’économie mondiale ? La Banque mondiale (BM) y répond par un rapport intitulé «Gérer la prochaine vague de mondialisation ». Pour cette institution internationale, la mondialisation pourrait faire progresser les revenus moyens dans le monde à un rythme plus rapide dans les 25 années à venir qu’au cours des 25 dernières années. Les pays en développement joueront un rôle central à cet égard. «Cette phase de mondialisation devra malgré tout être gérée soigneusement, faute de quoi elle pourrait s’accompagner d’un creusement des inégalités de revenus et de pressions potentiellement graves sur l’environnement», avertissent les auteurs du rapport publié le 13 décembre. Selon le nouveau document, les pays en développement atteindront cette année un niveau de croissance quasi record de 7%. Et bien qu’il faille s’attendre à ralentissement en 2007 et 2008, cette croissance restera probablement supérieure à 6 %, soit plus du double de celle des pays à revenu élevé, laquelle devrait s’établir à 2,6%. Considérant l’incidence qu’aura la mondialisation sur les perspectives des 25 prochaines années, le rapport de la Banque trace un scénario de base qui verra l’économie mondiale progresser de 35 000 milliards de dollars en 2005 à 72 000 milliards en 2030. «Le nombre de personnes ayant moins de 1 dollar par jour pour vivre pourrait être réduit de moitié, de 1,1 milliard actuellement à 550 millions en 2030», a fait observer François Bourguignon, premier vice-président de la BM pour l’économie du développement. «Les inégalités de revenus pourraient s’accentuer dans bien des pays», dit-il.Côté chiffres, le commerce mondial des produits et services pourrait plus que tripler pour représenter, en 2030, 27.000 milliards de dollars. La part des échanges dans l’économie mondiale passera du quart aujourd’hui à plus du tiers; une progression qui devrait être pour moitié environ le fait des pays en développement. Ces pays qui, voilà une vingtaine d’années seulement, fournissaient 14% des importations de produits manufacturés des pays riches, en assurent aujourd’hui 40%, et en fourniront probablement plus de 65% à l’horizon 2030. Dans le même temps, la demande des pays en développement en matière d’importations s’impose peu à peu comme un élément moteur de l’économie mondiale.«Mais le mouvement continu d’intégration des marchés va, au niveau planétaire, exposer davantage l’emploi aux pressions de la concurrence», indique-t-on. Il faut s’attendre à ce que beaucoup tirent avantage de la mondialisation. A l’horizon 2030, la Banque estime à 1,2 milliard le nombre d’habitants des pays en développement (15% de la population du globe) qui feront partie de ce qu’elle appelle la «classe moyenne planétaire», contre 400 millions aujourd’hui. Les personnes dans cette catégorie disposeront d’un pouvoir d’achat de 4.000 à 17.000 dollars par tête.


    Pressions

    La prochaine vague de mondialisation intensifiera probablement les pressions sur ce qu’on appelle le «patrimoine mondial». Les progrès à long terme pourraient s’en trouver compromis, avertit le rapport. Les pays vont devoir faire un effort concerté pour renforcer leur rôle dans les domaines mettant en jeu les biens publics mondiaux, qu’il s’agisse de réduire le réchauffement planétaire, d’endiguer les maladies infectieuses comme la grippe aviaire, ou encore d’empêcher la destruction des ressources halieutiques mondiales. Dans son rapport, la BM cite quelques grands risques: une crise immobilière qui pourrait provoquer une récession aux Etats-Unis; un choc pétrolier qui pourrait perturber la croissance; les déséquilibres mondiaux qui pourraient avoir des problèmes à se résorber en douceur.Synthèse L’Economiste

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