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Economie

CNME: Oualalou exhorte les banques

Par L'Economiste | Edition N°:735 Le 29/03/2000 | Partager

. La neuvième réunion du Conseil a été marquée par l'annonce d'une série de mesures pour stimuler la relance économique

. Assouplissement du coefficient de division de risque et réaménagement du coefficient de liquidité des banques

. Bourse: Prochaine révision des conditions d'admission des entreprises concessionnaires et création d'un troisième compartiment


Pour sa troisième sortie devant le CNME (Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne) qui a tenu sa neuvième réunion au siège de Bank Al-Maghrib, M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, n'a encore une fois pas mâché ses mots.
Après une brève analyse de la situation économique et financière durant l'année 1999, l'argentier du Royaume s'est attaqué au vif du sujet: développement de l'éparg-ne, promotion de l'investissement, gestion de la dette, Parallèlement, il a annoncé une série de mesures pour promouvoir l'investissement et relancer la croissance économique. Arrive en tête, la mise en application de textes de loi récemment adoptés ou en cours d'adoption (code du travail, projet de loi sur les assurances, code du recouvrement.).
M. Oualalou ne pouvait laisser passer une telle occasion sans mettre le point sur la contribution de la communauté bancaire financière au développement du pays. "Il est vrai que les banques ont procédé ces dernières années à une baisse de leur taux de base bancaire, mais force est de constater que cette décrue des taux a profité beaucoup plus aux grandes entreprises qu'aux PME", souligne-t-il. Et d'ajouter: "Je vous invite à adopter une attitude moins passive en allant à la recherche des projets éligibles à des financements en passant à la phase active de la campagne de communication auprès des PME".

En guise de soutien aux établissements, le ministre a annoncé un certain nombre de mesures relatives au taux d'intérêt et aux règles prudentielles. Il a annoncé sa décision d'assouplir le coefficient de division des risques dont le taux maximum sera porté de 10 à 20%. Il sera également procédé au réaménagement du coefficient de liquidité afin de l'adapter aux normes internationales et aux transformations bilantielles des établissements de crédit. Autre mesure annoncée: l'obligation de respecter les règles prudentielles sur une base consolidée suite à l'entrée en vigueur du nouveau plan comptable. Outre la révision des règles prudentielles, la Banque Centrale envisage de procéder à l'institution d'une norme d'ordre qualitatif pour les établissements de crédit. "Pour leur part, les règles de classification et de provisionnement des créances en souffrance seront revues pour tenir compte des spécificités de certaines opérations effectuées par les sociétés de financement", explique M. Mohamed Seqat, gouverneur de Bank Al-Maghrib.
S'agissant du cas spécifique des ex-OFS, M. Oualalou a annoncé la préparation d'un plan de redressement du CIH visant sa recapitalisation et l'apurement de ses créances en souffrance.
Au nom des établissements bancaires, M. Othman Benjelloun, président du GPBM (Groupement Professionnel des Banques du Maroc a d'abord rappelé que l'investissement reste au centre de la problématique du développement. D'un ton ferme, et comme pour répondre aux propos de Oualalou, M. Benjelloun a précisé que "l'idée selon laquelle la communauté bancaire ne serait ni sensible, ni attentive, ni vigilante par rapport aux divers signaux reçus des autorités monétaires doit être définitivement combattue". Selon lui, il y a un autre élément tout aussi important, prendre en considération le risque. "Les banques développent une analyse différenciée des risques selon la qualité des clients. Elles ne peuvent donc, ni doivent, répercuter mécaniquement et indistinctement toute baisse des taux d'intérêt".

S'agissant du cas des PME, le président du GPBM considère comme" myopie économique" que d'occulter l'importance du rôle des banques dans leur financement. Toutefois, ce financement ne doit pas se faire, selon lui, au prix d'une fragilisation des comptes d'exploitation des banques et d'une ignorance des conclusions des analyses de risques et des insuffisances des projets.
Par ailleurs, et vu la conjoncture actuelle de la Bourse de Casablanca, M. Oualalou n'a pas raté une telle occasion pour rassurer les investisseurs sur les perspectives. A noter à cet égard, la participation pour la première fois des professionnels de la place au Conseil, représentés par Mme Nezha Hayat, président de l'APSB (Association Professionnelle des Sociétés de Bourse). Parallèlement, il a annoncé plusieurs chantiers en cours: assouplissement des conditions d'admission des entreprises concessionnaires ou gérantes de projets d'infrastructure, création d'un troisième compartiment, révision de la loi sur le CDVM, réglementation des opérations d'OPA et d'OPV.


Sécurité


Assister au CNME est une rude épreuve pour les journalistes. Arrivés dans la réception de Bank Al-Maghrib, ils sont d'abord isolés dans une salle où un vigile, muni d'un talkie-walkie exige la carte de presse. Si vous ne l'avez pas sur vous, pas la peine d'insister, vous aurez fait le trajet pour rien.
Pas la peine de protester non plus si deux journalistes du même organe, intéressés par l'événement, veulent couvrir l'événement. "Les ordres sont les ordres ", essaie d'expliquer non sans conviction l'agent de sécurité. Ensuite, vous vous faites escorter par un deuxième agent jusqu'au deuxième étage là où se tient la manifestation. Et là, une femme vous demande de baisser la voix, histoire de ne pas déranger une conférence qui n'a pas encore commencé. Et ce n'est pas fini, à la sortie, les agents de sécurité ont failli piqué une crise. Et pour cause: un des journalistes, lassé d'attendre l'ascenseur, a finalement pris les escaliers pour descendre.

Yousra MAHFOUD & Rafik IKRAM


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