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Culture

Cheb Khaled au festival Gnaoua

Par L'Economiste | Edition N°:3047 Le 16/06/2009 | Partager

. La majorité des concerts gratuits et en plein air. Un budget de 9,7 millions de DH, en sensible augmentation LE festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira a déjà douze ans d’existence. Du 25 au 28 juin prochains, cette incontournable fête de la musique gnaouie attirera comme à l’accoutumée des milliers de mélomanes d’origines diverses. Près de 400.000 personnes le visitent chaque année, indique Neila Tazi, directrice d’A3 Communication, producteur de l’événement. Le temps du festival, la paisible et tranquille «perle de l’Atlantique» connaîtra une effervescence continue. Pleine de fraîcheur, de charme et d’authenticité, cette petite ville séduit et retient tous les voyageurs. Réputée pour attirer les artistes, poètes et écrivains, l’ancienne Mogador est très prisée aussi par les musiciens. Mais si la culture y occupe une place très importante, la ville ne contient malheureusement ni salles de spectacles, ni salles de cinéma, ni théâtre… Un manque à combler rapidement. Les Gnaoua, descendants d’esclaves noirs originaires du Ghana, du Mali, du Nigeria, du Sénégal et du Soudan, s’y donnent annuellement rendez-vous, dans une optique d’échange et de partage avec d’autres musiciens du monde. Certains musiciens gnaoua rythment tant leur musique que les danseurs peuvent entrer en transe et cela aurait même un pouvoir de guérison… Pour cette douzième édition, une dizaine de places et scènes publiques dans la médina et en bordure de mer accueilleront des visiteurs d’horizons divers, tous désireux d’oublier le stress, de faire la fête et de se laisser aller au rythme d’une musique envoûtante. La majorité des concerts sont gratuits et en plein air, et c’est ce qui fait aussi la popularité de cette manifestation unique en son genre. Les scènes Moulay Hassan et Bab Marrakech accueilleront les concerts gnaoua ou fusion. De même, la scène Bab Doukkala, située au cœur de la médina, abritera chaque soir des concerts typiquement gnaouis. Dar Souiri, Chez Kebir et Zaouia Gnaoua proposeront des concerts payants et à accès limité, avec des groupes gnaouis et des artistes étrangers. Les concerts organisés dans la Zaouia Gnaoua iront au profit de l’association «Dar Gnaoua», chargée de l’entretien de la zaouia, haut lieu de la culture gnaouie. Les scènes Méditel et Pepsi, aménagées en bord de mer, seront animées chaque jour par des concerts. Parmi les temps forts du festival figure notamment un concert prévu le samedi à minuit sur la scène Bab Marrakech. Le prestigieux orchestre allemand WDR (composé de 25 musiciens), Cheb Khaled et Maâlem Hamid El Kasri s’y produiront. D’autres fusions originales sont prévues, avec la participation de Donald Harrison et Congo Nation, célèbre formation de la Nouvelle-Orléans. Parmi les autres maâlem qui seront présents, figurent Mokhtar et Mahmoud Guinea, Mustapha Bakbou et Abdeslam Alikane. Plusieurs groupes et chanteurs de la nouvelle scène musicale marocaine contribueront aussi à animer les soirées de Mogador: Nass El Ghiwane, Saïd Mosker, Mayara Band, Hamid Bouchnak et Mazagan. Des troupes traditionnelles marocaines investiront tous les après-midi Bab Sbâa, le marché aux grains, Place Al Khyma, place Orson Welles et la scène Bab Doukkala. Il s’agit des Issaoua de Fès, Hmadcha d’Essaouira, Houara de Taroudant, Ganga de Tamanar et Ganga de Zagora. Côté animation, les rendez-vous ne manqueront pas. Parmi lesquels: «L’Arbre à Palaces», un forum de dialogue et d’échanges, organisé chaque après-midi à partir de 17h au siège de l’Alliance française. Autour d’un café, les artistes gnaoua et étrangers dialogueront librement et dans une ambiance conviviale avec le public. Emmanuelle Honorin, critique musical et journaliste au magazine Géo, qui est à l’origine de cette initiative originale, animera cette année encore les tables rondes de l’Arbre à Palaces. Au fil des éditions, c’est devenu un espace où s’unissent dans une ambiance conviviale artistes et public. Plusieurs ateliers et animations seront organisés en marge du festival chaque jour à la scène Pepsi, tels que des ateliers de musique ou des animations de foot volley. L’artiste C215 enseignera pour sa part aux festivaliers les techniques de création de pochoirs pour la réalisation de tags et de graffitis. A noter que le budget du festival avoisine les 9,7 millions de DH, en sensible augmentation par rapport à l’année dernière. Comme l’explique Neila Tazi, plusieurs sponsors importants soutiennent la manifestation depuis plusieurs années. En fait, les sponsors privés prennent en charge 80% du budget du festival. Les 20% restants sont apportés par l’ONMT, le ministère de la Culture, la région et la province. Nadia BELKHAYAT

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