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Economie

Chaouia-Ouardigha: Moukawalati réajuste son programme

Par L'Economiste | Edition N°:3163 Le 04/12/2009 | Partager

. Impliquer le microcrédit. Ouverture de nouveaux guichets. Accompagnement de 344 projetsDepuis le lancement du programme Moukawalati, le CRI a permis d’accompagner près de 344 projets dans la Chaouia, dont 41% ont été agréés en 2006 par la commission de sélection instituée à l’échelon régional, 23% en 2007, 3% en 2008 et 33% en 2009. La répartition par secteur d’activité des dossiers retenus dans ce cadre montre la prédominance du secteur de l’agriculture avec 42,5% de ce bilan, soit 145 dossiers retenus. Normal, la région est avant tout à vocation agricole. Les projets intéressant le secteur des services ont été, quant à eux, au nombre de 117, soit 34% de l’ensemble des dossiers instruits favorablement par la commission de sélection. Quant au secteur de l’industrie, il représente dans cette dynamique 17% des candidatures retenues, soit 60 dossiers.Contrairement aux exercices antérieurs, les porteurs de projets n’ont pas été attirés par les secteurs du BTP, du tourisme et du commerce. Bien que l’objectif ait été de créer des centaines de petites et moyennes entreprises, les résultats actuels enregistrés au niveau de la région sont loin des prévisions initiales affichées et des ambitions du CRI et des acteurs locaux. D’autant plus que les perspectives de croissance pour les prochaines années augurent, en l’absence d’un véritable plan de relance, d’un éventuel ralentissement par rapport à la phase de démarrage du programme en 2006.A l’issue des résultats enregistrés lors de cette première expérience de deux ans et demi, il y a lieu de signaler que la contrainte majeure sur laquelle bute le programme Moukawalati réside dans les difficultés rencontrées en aval par les porteurs de projets en matière d’accès au financement. Les organismes de financement et leurs mécanismes n’ont donc pas produit l’effet de levier auquel s’attendaient les acteurs locaux et aussi les pouvoirs publics. En vue de conférer au programme un nouvel élan et l’ajuster afin de mieux répondre aux attentes des postulants, une nouvelle approche du programme s’impose en mettant à contribution d’autres leviers d’action.

Pilotage à tous les niveaux
En outre, les comités régionaux Moukawalati seront redynamisés de leur côté à travers l’augmentation du nombre d’accompagnateurs à former et l’organisation de campagnes de communication basées sur les cas de réussite du programme. Et ce, en vue de générer une plus grande affluence de porteurs potentiels. De même, un nouveau portail Moukawalati ainsi qu’un centre d’appels seront mis à la disposition des porteurs de projets pour faciliter la communication. Il sera procédé également à la simplification des procédures et l’implication des banques et leurs agences locales dans cet effort collectif visant l’encouragement de la création de petites entreprises et, par ricochet, la lutte contre le chômage des jeunes.Dans ce nouveau cadre du plan de relance de Moukawalati, le CRI va mettre en place un dispositif assurant un accompagnement global et intégré, et un pilotage à tous les niveaux du processus. L’objectif principal consiste à dynamiser ce programme et à l’adapter aux attentes des jeunes porteurs de projets à l’échelle de la région Chaouia-Ouardigha.Du côté des nouveaux guichets qui viennent d’intégrer le processus Moukawalati, et compte tenu du rôle important qui leur est dévolu en matière d’accompagnement des jeunes porteurs de projets dans la création de leur entreprise, la région Chaouia-Ouardigha a enregistré récemment l’agrément de l’association de microcrédit Inmaa. Bien que ce type d’associations ait été sollicité lors du lancement de Moukawalati sous le gouvernement de Driss Jettou, très peu d’entre elles avaient franchi le pas. Celles qui s’étaient engagées à l’époque n’ont pas de bilan convaincant à faire valoir. Qu’en sera-t-il de la nouvelle venue dans le monde des guichets d’appui à la création d’entreprises?Cette institution n’a pas pris cette décision à la légère. Elle résulte de son engagement auprès de la région Chaouia-Ouardigha, dont elle se veut un partenaire privilégié, et de sa volonté d’œuvrer non seulement en offrant ses services traditionnels de microcrédit, mais également en innovant grâce à des produits ciblant plus particulièrement la microentreprise et la TPE, plus exigeantes en financement que la population éligible au microcrédit solidaire. En effet, elle a développé pour cette région, eu égard à sa vocation agricole, un produit parfaitement adapté aux entrepreneurs ruraux avec des montants qui frisent le plafond de 50.000 DH accordés par la loi. La décision d’Inmaa résulte de la conviction de ses dirigeants que la création d’entreprises est un enjeu national et l’un des axes majeurs du développement économique et social de notre pays. À leurs yeux, la microfinance ne peut rester en dehors d’un tel enjeu. En effet, bien qu’ils soient destinés à l’origine et avant tout à assister les personnes économiquement faibles en leur procurant un petit capital pour financer des micro-projets générateurs de revenus, le microcrédit et la microfinance reposent, dans leur essence sur la proximité avec les bénéficiaires et leur accompagnement durant les différents stades de développement de leur projet. Cette caractéristique fondamentale rejoint les méthodologies de création d’entreprises qui font appel à un accompagnement plus poussé alliant la formation aux principes de l’entreprise, la préparation au métier d’entrepreneur, le montage de projet et l’accompagnement post-création. Outre cette caractéristique commune, la microfinance dispose aujourd’hui de nouveaux atouts et se doit d’avoir une approche innovante, appelée à promouvoir des projets de plus grande envergure, générateurs d’emplois plus importants et plus stables. À cet effet, Inmaa a dédié ses quatre bureaux ouverts dans la région à cette activité. Elle dispose donc aujourd’hui de guichets Moukawalati à Settat, Berrechid, Khouribga et Oued Zem. Elle prévoit également d’ouvrir bientôt un cinquième à Ben Slimane.De notre correspondant, Abdellah ECHAKHS

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