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Economie

Chami au Club de L’Economiste
Démantèlement tarifaire: Penser filières et non acteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3161 Le 02/12/2009 | Partager

. Il s’agit d’accompagner l’expansion du marché local du textile. La scission de l’Amith sera la pire des catastrophesIl représente 20 milliards de DH et dispose d’un potentiel de 30 milliards en 2015. Le marché local du textile revêt, selon Ahmed Reda Chami, ministre de l’Industrie, la même importance que l’export. Et le démantèlement assurera plus de compétitivité même si certaines entités risquent d’en pâtir. - L’Economiste: Le démantèlement tarifaire préoccupe les opérateurs locaux du secteur textile. Que répondez-vous?- Ahmed Reda Chami: Il faut différencier entre les aspects conjoncturels et ceux d’ordre structurel. Le Comité de veille stratégique est une réponse conjoncturelle à la crise. Le Pacte pour l’émergence industrielle est une riposte structurelle pour construire une industrie compétitive et performante à long terme. Un premier bilan de cette stratégie se fera lors des Assises de l’industrie prévues en mars 2010. Là, on pourra juger de son état d’avancement. A l’intérieur de ce pacte, 111 mesures sont arrêtées et le démantèlement tarifaire n’est qu’une mesure parmi d’autres. Dans le plan Emergence I, basé sur la feuille de route de l’Amith, tout l’effort était axé sur l’export. Mais dans le Pacte industriel, nous avons attiré l’attention sur le potentiel du marché local qui représente actuellement 20 milliards de DH et un potentiel de 30 milliards en 2015. Nous ne pouvons pas occulter ce marché de notre stratégie. C’est un potentiel énorme à saisir et le démantèlement tarifaire fait partie des mesures qui vont accompagner l’expansion du marché local. Mais c’est aussi une histoire de compétitivité même si, dans cette approche, des entités vont être touchées. Il faut penser filières et non acteurs. Avec l’Amith nous avons finalisé 200 dispositions relatives au démantèlement. En tant que fédération, l’Amith va certainement buter sur quelques-uns de ses membres. Mais les engagements pris par rapport aux accords de libre-échange seront respectés. - Plus de 200 entreprises menacent de quitter l’Amith. Elles remettent en cause l’accélération du démantèlement tarifaire…- Ce sera la pire des catastrophes que de créer une autre association. Ceci dit, le démantèlement se fera. Il permettra de disposer de la matière première à des prix compétitifs comparativement à ce qui se passe actuellement. La distribution devra également s’effectuer de manière moderne. Quand on réfléchit intrants, comme pour le tissu par exemple, les plateformes d’approvisionnement permettront à des opérateurs étrangers d’être présents au Maroc. Toute une gamme de tissus sera mise à disposition des industriels marocains. Ce qui va améliorer la réactivité, sachant qu’avec la fast-fashion tout doit être rapide. Pour les petits producteurs, nous comptons mettre en place des plateformes d’exportation ou d’agrégation. Ces dernières permettent à des compagnies, dont les clients sont de gros donneurs d’ordre comme Marks & Spencer (qui va peut-être s’installer au Maroc), d’agréger les exportations de petits acteurs qui n’ont pas la taille adéquate. Ce qui leur ouvre un champ extraordinaire. Ceci dit, notre démarche est participative. Les journées de l’industrie, organisées avec la CGEM, étaient l’occasion pour un contact direct avec les opérateurs. A côté des réunions du bureau, nous tenions des séances plénières durant lesquelles les opérateurs exposaient leurs problèmes. Et personne ne m’a interpellé sur les difficultés de ces entreprises. - Que devient le projet de l’offset industriel? - Plusieurs pays l’ont appliqué. Certains pays demandent jusqu’à 50% en investissements locaux. Dernier exemple en date, le groupe Alstom qui a négocié avec l’Etat de Washington pour faire de l’offset industriel parce qu’il a remporté le métro de Washington. C’est une pratique qui existe et qu’on devrait appliquer. Aujourd’hui, le Premier ministre a signé une circulaire et nous sommes en train de préparer un dossier complet que nous allons transmettre aux ministres et au Parlement. Nous avons abordé certains groupes très actifs au Maroc pour leur expliquer que l’offset sera la tendance dans le futur. Nous attendons leur réponse. Une idée est également en train de germer, c’est d’introduire l’offset dans les textes législatifs également.


Amendement

La taxe de 3% sur l’achat ou cession de l’entreprise prévue dans le projet de loi de Finances 2010 n’est pas en phase avec les orientations du gouvernement. Pour Ahmed Reda Chami, «ces mesures ne vont pas encourager les augmentations de capital et les fonds propres comme on l’aurait souhaité». Le ministre est favorable à un amendement de ces dispositions. Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

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