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CGI: Les chiffres définitifs

Par L'Economiste | Edition N°:2588 Le 10/08/2007 | Partager

. La nouvelle recrue pulvérise tous les records. Le taux de sursouscription le plus élevé jamais vu! . 57.559 investisseurs de 23 nationalités différentes. Scénarios possibles de son évolution en BourseEN sport comme en affaires, la principale caractéristique d’un record est sa nature éphémère. A peine établi, déjà menacé! Après M2M qui a été souscrite 92 fois, c’est la CGI qui bat ce nouveau record pour dépasser de loin la barre des 100 fois à 140,8, soit une sursouscription de 139,8 foi! Dans le sens inverse, le taux de satisfaction global descend pour la première fois dans l’histoire des IPO en dessous de 1% pour se situer à 0,71% (en moyenne toutes tranches confondues). Mieux encore, c’est un monstre à 3,5 milliards de DH, ce qui en fait la deuxième plus grosse introduction derrière Maroc Telecom qui a rencontré autant de succès. Dans le détail, les taux de satisfaction ont dépassé toutes les craintes: 0,46% pour la tranche IV, 0,64% pour la tranche V et jusqu’à 15 actions par souscripteur pour la tranche III.En termes d’investisseurs, les objectifs ont été largement atteints. 57.559 souscripteurs ont fait confiance en l’avenir de la CGI, dont 23 nationalités différentes. Le nombre des investisseurs étrangers s’est situé à 1.916, dont 728 institutionnels.. Quel parcours? Après la sonnerie de la cloche annonçant officiellement l’introduction de la deuxième société immobilière de la cote, plusieurs interrogations se posent sur le sort de l’action et, par ricochet, sur celui des portefeuilles des investisseurs. «Le cours théorique d’ouverture devrait orienter l’opération de cotation vers une réservation à la hausse au moins durant trois séances», estime un gestionnaire de fonds, en attendant la stabilité de la confrontation des ordres exprimés par les souscripteurs. D’ores et déjà, le faible taux de satisfaction des investisseurs institutionnels, au terme de cette OPV (0,71%), laisse penser qu’ils vont procéder à de gros ramassages pour équilibrer leurs portefeuilles. Pour cela, les «zinzins» et plus globalement les gros investisseurs, un peu frustrés car mal servis, se positionneront à l’achat dès les premières séances de cotation. Ce qui peut conduire la valeur immobilière à un rythme d’évolution rapide. Reste à savoir si la CGI entretiendra les transactions aussi longtemps qu’Addoha. Tout dépendra des annonces que fera la société au fur et à mesure de l’avancement de ses projets et la conclusion de ses partenariats. A noter que la filiale immobilière de CDG Développement a déjà des conventions en cours avec des partenaires étrangers. Un autre argument avancé par un analyste d’une société de Bourse confirme cette tendance pour conserver le titre, «la société présente un réel potentiel de croissance: une réserve foncière actuelle de 1.900 ha, à cela il faut ajouter plus de 400 ha en cours de négociation. Les chantiers gigantesques en cours commenceront à donner leurs fruits d’ici trois ans…». D’ailleurs, comme l’avait annoncé Mohamed Ouanaya, président du directoire de la CGI, dans une interview à L’Economiste (cf. www.leconomiste.com du 19 juillet), les fonds levés dans l’introduction en Bourse permettront d’honorer les échéances de paiement des terrains acquis dernièrement. Ils contribueront également au financement des grands chantiers qui seront lancés au cours des prochains 24 mois.. Qu’en pensent les particuliers?Du côté des petits porteurs, un mini- sondage de L’Economiste auprès d’un échantillon de souscripteurs de la tranche III laisse croire que, contrairement aux autres IPO, cette catégorie ne sortira pas aussitôt. Une même réponse revient souvent et illustre bien l’intention des investisseurs: «Je ne veux pas sortir dès les premières séances et me faire avoir comme la dernière fois (faisant allusion à Addoha, ndlr), je préfère garder mes titres le plus longtemps possible pour profiter au maximum», affirme un particulier qui a mis 200.000 DH cash sans effet de levier. A condition de ne pas vendre… trop tard! «Je compte même en acheter encore et les garder au fond de mon portefeuille, car je n’ai pas un besoin immédiat en cash», poursuit-il. Ces comportements trouvent leurs justification dans quelques chiffres-clés du business-plan (initial, ndlr) décliné par la CGI dans le cadre de la présentation de son introduction en Bourse. Le chiffre d’affaires consolidé devrait, ainsi, atteindre 12,2 milliards de DH en 2011, soit un taux de croissance annuel moyen de 81% sur 5 ans (2007-2011). Quant au résultat d’exploitation, il croîtrait en moyenne de 91% sur la même période pour atteindre 3,1 milliards de DH en 2011.Une chose est sûre, les intervenants du marché casablancais sont devenus de plus en plus nombreux, plus matures et familiarisés avec les mécanismes boursiers.Said MABROUK

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