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Affaires

Casablanca
Le zoo d’Aïn Sebaâ toujours à l’abandon

Par L'Economiste | Edition N°:1929 Le 31/12/2004 | Partager

. Le budget d’entretien suspendu depuis quatre ans. A proximité des maisons, le parc est un danger pour la population«Le zoo d’Aïn Sebaâ survit avec les moyens du bord. Cela fait quatre ans que nous n’avons pas reçu de dotations pour l’entretien», s’indigne Mehdi El Omari Alaoui, chargé de service du parc zoologique de la ville de Casablanca. Pour cet ingénieur d’Etat des Eaux et Forêts et spécialiste des parcs zoologiques, même si les animaux sont en bonne santé, le zoo se dégrade faute d’entretien. «Les animaux sont mal répartis et cela joue sur l’attraction qu’ils excercent sur les visiteurs», ajoute-t-il.En effet, une ballade dans ce parc zoologique confirme ces propos. Un décor kafkaïen. Les cages sont lugubres et mal entretenues. A côté des lions, l’attraction principale du zoo, une construction en ruine et jonchée de déchets, ajoute à la tristesse ambiante. «Il s’agit d’un projet de locaux pour les reptiles qui n’a pas abouti. Nous comptions le transformer en magasin et ateliers de soudure. Mais depuis la suspension du budget d’entretien, tout est au point mort», explique El Omari. «Heureusement que la société de collecte des ordures Tecmed a pris en charge le nettoyage. Nous avions une grande décharge en plein centre du zoo», ajoute-t-il.En effet, à part l’enveloppe destinée à la nourriture des animaux qui s’élève à 1,2 million de DH par an, et qui est également utilisée pour l’achat des petits animaux et du matériel, le parc zoologique de Casablanca est à l’agonie». Cela fait quatre ans qu’il n’a pas reçu de budget pour l’entretien. «Avant, le zoo était à la charge de la direction des Abattoirs. Mais depuis l’ouverture des nouveaux abattoirs, le budget d’entretien a été suspendu. Cette année, le président du Conseil de la ville nous a promis une solution», explique El Omari. D’autre part, une personne a squatté une bonne partie du zoo et y a construit son domicile. Et comble du ridicule, elle a même installé une pépinière. «C’est un héritage du passé. Cette personne nous prive d’environ 25% de la superficie du zoo. Et en plus, en plein parc, elle se met en danger», prévient le spécialiste des parcs zoologiques, qui ajoute que de toute façon, «à cause de sa petite superficie, qui ne dépasse pas les deux hectares, le parc d’Aïn Sebaâ ne peut être le zoo principal de la ville de Casablanca». Aussi, sa proximité des maisons représente un grand danger. «Imaginez qu’un fauve s’échappe par inadvertance!» s’alarme le responsable. D’autres projets de parcs zoologiques sont à l’étude. On évoque le nom du parc Sindibad ou de Bouskoura. Le parc de Aïn Sebaâ compte quelque 600 animaux de 80 espèces. Les mammifères et les oiseaux sont les plus nombreux. Les reptiles représentent 1% de la population animalière avec deux crocodiles et une dizaine de tortues. Il y a aussi six lions et deux ours. «Mais ce nombre dépasse déjà la capacité du zoo», commente El Omari. De 350.000 à 400.000 personnes, dont 30% d’enfants, visitent chaque année le zoo. Ce qui représente une recette d’environ 600.000 DH.


Le zèbre, plus cher que le lion

Le prix d’achat d’un animal dépend de sa disponibilité et de l’attraction qu’il exerce sur le public. Ainsi, tigres, girafes, éléphants, gorilles, zèbres et ours sont les animaux les plus convoités et, par conséquent, les plus chers. Selon les estimations du chargé de service du parc zoologique de Casablanca, un tigre ou une girafe coûtent environ 300.000 DH. Un lama peut atteindre les 70.000 DH. Quant au lion, le roi de la jungle, il est à seulement 30.000 DH! Certains animaux reviennent cher à cause des frais d’assurance et de transport. «Les conditions de transport d’un lion ne sont pas similaires à celles d’une girafe par exemple ou d’un éléphant. La girafe nécessite des conditions spéciales», ajoute-t-il. Il est à noter que le commerce d’animaux est interdit par les lois internationales, sauf entre parcs zoologiques.


Le doyen des lions

Le doyen des lions d’Aïn Sebaâ a 24 ans. «Un lion en captivité peut vivre jusqu’à trente ans. Dans la nature, la moyenne d’âge d’un lion est de 25 ans. Vieux, il devient à son tour la cible d’autres prédateurs», explique El Omari. Le doyen est un lion de l’Atlas, mais «importé» de Belgique. Il est le géniteur de presque tous les lions qui sont passés par le parc. «Nous avons pu avoir dix-sept lionceaux. Les bébés lions se promenaient librement parmi les visiteurs. Mais nous avons arrêté la reproduction à cause de l’étroitesse du zoo et des problèmes de sécurité», ajoute-t-il.Mohamed AKISRA

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