×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Sida: Le Souss-Massa-Drâa, première région touchée

Par L'Economiste | Edition N°:1929 Le 31/12/2004 | Partager

. Plus de 340 cas recensés, soit 21% des malades déclarés dans le Royaume. Près de 90% des malades habitent Agadir, Inezgane et Ouleitaïma Plus de 340 cas recensés, soit 21% des malades déclarés dans le Royaume. Ce sont les chiffres alarmants de la situation épidémiologique du sida au niveau du Souss-Massa-Drâa. Ce qui revient à dire que cette région est la plus touchée actuellement par la maladie dans le Royaume. En 2000, le Souss venait en deuxième position après Casablanca concernant le nombre de personnes atteintes par le VIH au Maroc. La région d’Agadir comptait, en cette année, 148 malades sur les 786 révélés à l’échelle du Royaume. Pour des représentants du ministère de la Santé, réunis en fin de semaine dernière pour marquer la journée mondiale du sida, la recrudescence du fléau dans la zone est due à plusieurs facteurs. Les responsables régionaux du département de la Santé citent à ce sujet la pauvreté et la précarité sans oublier l’exode rural et l’analphabétisme qui marquent la région. Le phénomène de la prostitution conjugué à une population mobile nombreuse (routiers, marins, ouvrières saisonnières) sont également des facteurs déterminants dans l’évolution du fléau. Sa réalité dans le pays, malgré les chiffres, n’est toutefois pas vraiment exprimée. Comme le souligne l’Onusida, la zone du Maghreb fait partie des régions du monde où il n’y a pas d’informations fiables concernant l’étendue de la maladie. Ce qui est sûr cependant dans le Souss-Massa-Drâa, c’est que 90% des cas de sida déclarés se concentrent dans l’axe Agadir, Inezgane et Ouleitaïma. Comme ailleurs dans le pays, ces dernières années, une augmentation de la proportion des femmes parmi les nouveaux cas de sida a été enregistrée, à l’instar du reste du monde. En 2001, le nombre de cas notifiés est presque égal à celui des hommes. Partant de ce constat, l’Association de lutte contre le sida (ALCS) a mené, en partenariat avec le ministère de la Santé, deux projets de prévention auprès des femmes (ouvrières et prostituées). A noter qu’au cours de 2004, le ministère a focalisé ses activités sur la communication autour du sida et sur l’amélioration de l’accès aux soins pour les malades. En outre, il assure la prise en charge gratuite de la trithérapie. Pour rappel, le ministère, en partenariat avec les départements ministériels et la société civile (ALCS, Croissant-Rouge…) ainsi que des organismes internationaux (OMS, Onusida, Pnud, Unicef…), a lancé un plan stratégique national 2002-2004. L’un de ses principaux volets est la décentralisation de la prise en charge de la trithérapie (traitement du VIH à base de trois antirétroviraux), qui concernait jusque-là Casablanca et Rabat. Cette prise en charge est maintenant étendue à Fès, Oujda, Tanger, Marrakech et Agadir. Aujourd’hui, tous les malades du sida au Maroc accèdent gratuitement à la trithérapie. Mais les fonds pour la lutte contre le fléau sont toujours insuffisants.


Coopération

Pour faciliter l’accès aux soins au porteur du virus, l’idéal dans le Souss est de mettre en place un centre de traitement des malades. En attendant, les malades du sida enregistrés dans le Souss sont pris en charge par le Centre de traitement de Casablanca, à défaut pour le moment d’un tel établissement dans la région d’Agadir. Une structure que le département régional de la santé compte réaliser grâce au soutien de l’initiative Esther (ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau). Dans ce cadre, il y a plusieurs mois l’hôpital Hassan II a conclu une convention de partenariat avec le CHU de Poitiers pour bénéficier de l’expertise de l’homologue français en matière de lutte contre le sida.De notre correspondante, Malika ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc