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Affaires

Casablanca: Le contrat avec Lydec sera révisé

Par L'Economiste | Edition N°:2064 Le 14/07/2005 | Partager

. Le comité de gestion propose de revoir 50 clauses. Les élus demandent une expertise externe LE contrat de gestion déléguée avec Lydec est en cours de révision. Les élus de la métropole ont fait une première évaluation dans ce sens lors de la session de juillet qui s’est tenue avant-hier mardi. Un exposé a été fait sur les démarches effectuées pour la révision du contrat de la gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement. Toutefois, les élus n’étaient pas contents: «Nous ne pouvons débattre de la révision du contrat avec la Lyonnaise des eaux alors que nous ne disposons même pas du texte du contrat, ni des cahiers des charges». Certains partis dont l’USFP et l’Istiqlal ont demandé «la levée de la séance et de programmer une session extraordinaire pour débattre de ce point important». Pour manifester leur protestation, les conseillers de l’Istiqlal se sont retirés de la salle des réunions. Pour Mohamed Sajid, maire de la ville, «l’exposé est un extrait du rapport du comité de gestion. C’est pour suggérer des pistes de réflexion. Le conseil doit en évaluer l’opportunité et en proposer d’autres. C’est à lui aussi d’indiquer la démarche à suivre dans le traitement de ce dossier», explique-t-il. En somme, l’exposé retrace les points susceptibles d’être amendés. Près de 50 clauses ont été ainsi jugées caduques et nécessitent une révision. Côté juridique, il y a lieu de citer: la classification des dispositions des contrats, le contrôle de la gestion déléguée et le comité de suivi. Les contractants s’accordent également à revoir les clauses relatives à l’autorité délégante, à l’éclairage public et aux quartiers périphériques. De même, les cahiers des charges et le fonds des travaux feront l’objet d’une révision. Du point de vue économique, le mot d’ordre, c’est l’évaluation: évaluation des contrats, des immeubles mis à disposition du concessionnaire, des investissements. La tarification, jugée exorbitante par l’ensemble des élus, est aussi au programme de la révision. Idem pour les tranches de consommation. Des amendements d’ordre financier sont aussi prévus. Il s’agit, entre autres, de revoir la méthode de financement des retraites et du fonds des travaux. Il faut préciser que ces différents points ont été proposés par le comité de gestion. Cette instance collégiale regroupe les représentants de l’Intérieur, de la wilaya, de Casablanca, Mohammédia et Aïn Harrouda, Lydec et la commission locale de suivi. Lors de la dernière réunion du comité de gestion en juin, les contractants se sont mis d’accord pour solliciter un cabinet d’audit financier et un cabinet juridique. Les élus, de leur côté, étaient très méfiants. Ils redoutent le poids grandissant du concessionnaire. Ils estiment qu’ils sont incapables de traiter d’égal à égal avec une multinationale puissante comme Lydec. Du coup, leur pouvoir de négociation s’en trouve affaibli. «La Lyonnaise des eaux est présente dans de nombreux pays. Elle sait comment traiter avec les élus. En France, des municipalités ont décidé de reprendre à leur compte la gestion de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement car elles ont constaté une hausse injustifiable des prix», explique Sâad Essâdi, du PPS. Et d’ajouter: «Nous manquons d’informations sur les marges de bénéfices de Lydec, sur la structure des coûts, les recettes et les dépenses… Ce sont ces données qui nous permettront d’être objectifs». Il a suggéré enfin «la mise en place d’une commission qui regroupe les représentants de toutes les sensibilités politiques ainsi que des experts». De son côté, Kamal Dissaoui, de l’USFP, propose, avant toute chose, d’évaluer l’exécution du contrat. Une sorte de comparaison entre les prévisions et les réalisations. Il tire la sonnette d’alarme sur l’évolution de la structure des prix qu’il estime «inadéquate avec le pouvoir d’achat des couches sociales défavorisées». Il est également favorable à la tenue d’une session extraordinaire pour débattre de la révision du contrat. Les pjdistes versent dans le même sens. Ils mettent en garde contre toute tentative de rétention des documents. «S’il y a un domaine dans lequel Lydec a excellé, c’est bien celui des modes de paiement des redevances», affirme Mustapha El Haya. Pour ce dernier, «il est inadmissible que le comité de suivi de Lydec soit composé de personnes qui perçoivent leurs salaires du concessionnaire». Quant à Mohammed El Mustafa Ibrahimy, de l’USFP, il s’est interrogé sur la légalité de l’introduction de Lydec en Bourse sans en rendre compte à l’autorité délégante. «Le contrat de gestion déléguée donne à la mairie le plein droit d’être représentée au conseil d’administration de Lydec. Cette clause est-elle appliquée?» se demande-t-il. L’élu usfpéiste s’est en plus interrogé sur l’absence du wali qui s’est contenté de mandater un représentant à la session «surtout que c’est Mohamed Kebbaj, le nouveau wali, qui a validé le contrat de concession à l’époque où il a été ministre des Finances», conclut-il.Ali JAFRY

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