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Economie

Bug 2000: Un plan d'urgence pour le secteur public

Par L'Economiste | Edition N°:570 Le 11/08/1999 | Partager

· Un appel d'offres international pour l'Administration et les établissements publics

· Délai de remise prévu pour la fin du mois d'octobre


A travers de nombreux pays, la course pour parer aux risques découlant du bug 2000 s'accélère. Paradoxalement, le Secrétariat d'Etat à la Poste et Technologies de l'Information vient à peine de lancer un appel d'offres international pour la réalisation d'un plan d'urgence anti-bug pour l'Administration et les établissements publics. Ce qui, à un peu moins de 120 jours de la date fatidique, laisse plutôt pantois. En clair, cela signifie que plusieurs pans du secteur public, eux, sont encore au degré zéro et ne disposent d'aucun dispositif d'urgence pour parer à toute éventualité. Certes, plusieurs sont censés être en phase de mise en oeuvre de plan d'urgence.
Selon l'échéance prévue par l'exécution de ce marché, financé par la Banque Mondiale dans le cadre de son programme "Info-Dev"(1), l'adjudicataire doit remettre ses propositions d'ici la fin du mois d'octobre, soit 60 jours avant le 31 décembre 1999.

Alors que les pays "bien préparés" au bug sont entrés dans une phase dite de "repli" et ont, pour la plupart, effectué des simulations, les administrations marocaines ne recevront leur plan d'urgence que d'ici deux mois. Au sens du cahier de charges, par plan de repli, il faut entendre, "l'ensemble de procédures visant à remédier rapidement aux dysfonctionnements causés par le bug aux dispositifs micro-programmés". Le Comité "An 2000", présidé par M. Laarbi Ajjoul, secrétaire d'Etat à la Poste et Technologies de l'Information, part d'un postulat: malgré les efforts consentis pour prévenir le bug, certaines administrations et organismes publics auront à faire face à des situations imprévues pouvant avoir de fâcheuses conséquences. Par conséquent, il faut réfléchir à des scénarios palliatifs.
L'appel d'offres précise dans son annexe que l'établissement de ce plan d'urgence nécessite l'identification et ordonnancement des risques, l'élaboration d'un plan de repli approprié ainsi que d'un plan de remise en service pour chacun des risques identifiés. Ces deux étapes sont appuyées par l'assistance à la mis en oeuvre. Les dispositions à prendre aussi bien l'avant que l'après "31 décembre".

(1) Une deuxième tranche de don vient d'être accordée. Elle est de l'ordre de 497.000 Dollars (voir www.septi.gov.ma)


Cartographie à l'appui


La base de la préconisation de l'adjudicataire sera la cartographie établie par la société "Manal Management" sur la base d'un échantillon de 1.800 organismes. Cette étude avait comme objectif de donner une visibilité sur l'état des lieux en termes d'avancement des projets An 2000. Il ressort de ces résultats arrêtés le mois de janvier que:
Les banques et assurances: 15% des entités comportent des risques majeurs de dysfonctionnement,
- 12% dans les mines
- 45% dans l'industrie
- 57% dans le commerce et les services
- 63% dans l'Administration
- 50% dans l'électricité et eau
- 25% dans la santé et services sociaux.
Le Comité est en phase d'exploitation d'un autre questionnaire qui a été adressé aux comptes critiques et ceux qui n'ont pas répondu à la première enquête.

Rachid JANKARI

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