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Economie

Budget 2010
Bombe dans la filière bovine

Par L'Economiste | Edition N°:3129 Le 15/10/2009 | Partager

. Le droit d’importation des veaux ramené au taux réduit de 2,5%. Le Marocain va-t-il manger la viande à moins de 40 DH/kg? Va-t-on assister à la disparition des filières non rentables et la spécialisation du Maroc dans celles où il dispose de plus d’atouts? En saisissant la portée de la nouvelle disposition du projet de loi de Finances 2010 visant à ramener le droit d’importation des jeunes veaux au taux réduit de 2,5% on serait tenté d’affirmer qu’il s’agit là d’un prélude pour ouvrir grande la porte aux importations des viandes rouges. Au demeurant, l’objectif recherché à travers cette mesure est la réduction des prix des viandes notamment bovines. Et l’impact attendu pour le consommateur est de taille: le droit d’importation étant actuellement de 233,5%. C’est sensiblement le même niveau appliqué aux viandes bovines importées sous forme de carcasse. Or, comme il est de notoriété commerciale, les viandes d’origine brésilienne ou argentine sont négociées à moins de 2 dollars le kilo. Le calcul est donc simple pour déduire que cette viande devrait revenir à moins de 40 DH/kg. Dans le cas où l’importation sera limitée aux veaux pour engraissement en vue d’embouche, le prix de revient ne devrait pas augmenter outre mesure. Mais dans ce cas, le Maroc n’aura rien à gagner si l’objectif est la quête de la compétitivité et la valorisation de la ressource hydrique. Car, faut-il le préciser, un taureau consomme autant d’eau qu’un hectare de tomates. En revanche, l’ouverture aux importations des viandes sous forme de carcasse pourrait inciter à une spécialisation des éleveurs marocains pour développer un cheptel orienté vers l’exportation. Les races ovines dont dispose le pays sont tout indiquées. Toujours est-il que l’impact d’une ouverture éventuelle entraînerait une réduction de la production des viandes rouges d’environ 22%, sur une période de 14 ans, estime une récente étude citée par le HCP dans sa prospective Maroc 2030. Quoi qu’il en soit l’enjeu est à double tranchant. D’un côté, l’élevage constitue une source de revenu et d’emploi pour l’écrasante majorité de la population rurale. De l’autre, les prix des viandes rouges ont atteint des niveaux très élevés et sans commune mesure avec le pouvoir d’achat du citoyen. Alors que l’essentiel des animaux destinés à l’abattage provient des élevages extensifs dont les besoins alimentaires sont couverts par les fourrages gratuits des parcours.Autrement dit, si cherté il y a, il faut plutôt l’endosser aux circuits de commercialisation et au système d’abattage dont l’assainissement tarde à venir.A. G.

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