×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

BTP: Un pacte pour contrer la corruption

Par L'Economiste | Edition N°:2757 Le 16/04/2008 | Partager

. Il sera signé le 23 mai à Casablanca. Une carte risque corruption sera établieUne nouvelle alliance se profile. C’est lors de l’édition 2008 du Forum BTP, qui se tiendra du 21 au 24 mai, que les professionnels du secteur, ministères de l’Habitat, des Transports et maîtres d’ouvrage (Onep, ONDA…) «vont sceller le Pacte d’intégrité et d’engagement citoyen du BTP», annonce le président de la FNBTP (Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics), Bouchaïb Ben Hamida. Ça sera un premier pas vers le 2e Contrat-programme 2008-2012 que la FNBTP prévoit de signer avec le gouvernement en automne prochain. Il existe déjà une charte interne, établie en novembre 2007, et que chaque adhérent signe avant d’intégrer la Fédération. «Le pacte va au-delà de la charte puisque c’est un engagement entre les professionnels et leurs partenaires», précise le président de la FNBTP. Trois principes sont mis en avant: lutte contre la corruption, environnement, qualité et performance. Il ne s’agit pas seulement d’une déclaration d’intention. «Une carte de risque corruption dans le marché public sera établie afin de localiser les zones touchées», précise le directeur délégué de la FNBTP, Mustapha Meftah. Annuellement, le marché public dépense en fournitures, travaux et services 70 milliards de DH. «Gagner 5% contre la corruption équivaut à 3,5 milliards de DH d’investissement», argumente-t-il. Il y a aussi la sécurité des bâtiments. La garantie décennale figure également dans ce pacte d’intégrité. L’idée est de pousser «les promoteurs à contracter une assurance pour que la garantie soit réelle», précise les représentants de la Fédération. Le volet environnemental se démarque: «Nos adhérents vont s’engager à ne pas s’approvisionner auprès d’exploitants de carrières de sable hors la loi», souligne le président de la FNBTP. Lorsqu’on l’interroge sur l’état d’avancement du 2e Contrat-programme, Bouchaïb Benhamida, déclare qu’il est «encore tôt pour se prononcer». Car le deuxième pas dans cette marche vers le futur contrat-programme consiste «à lancer trois enquêtes», annonce la FNBTP. Elles serviront, entre autres, à peaufiner son contenu. Les deux premières études seront pilotées par la Fédération elle-même, tandis que la 3e réunira les professionnels du BTP, des ministères tel que l’Habitat et enfin l’Office de formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). La première enquête va s’atteler à faire une prospective du secteur en sondant les entreprises, bayeurs de fonds et clients. «Il s’agit de déterminer si oui ou non le marché va continuer sur sa lancée», précisent les représentants de la profession. Les temps ont changé car, il y a une dizaine d’années l’habitat, par exemple, comptait 55% d’auto-construction...L’enquête va plancher aussi sur un benchmarking par pays. Un diagnostic sur des nouveaux métiers du BTP est également prévu. La seconde étude va jauger le «degré de réceptivité du contrat-programme auprès des professionnels et l’action de proximité engagée par la Fédération», commente son directeur délégué. La dernière étude s’attaquera plutôt à la formation. Le but est de savoir le nombre et la qualité des profils recherchés (plombiers, maçons, conducteurs d’engins…).


Plus de visibilité

La FNBTP a déjà une idée sur les grandes lignes du 2e Contrat-programme 2008-2012. Les entreprises BTP n’ont pas besoin de carotte fiscale, mais de… visibilité politique. Traduction: profiter de l’envolée actuelle du secteur BTP pour développer les «champions». La Fédération veut «un engagement du gouvernement» en faisant valoir le «patriotisme économique». De leur côté, les pouvoirs publics avancent l’obligation de résultats…Faiçal FAQUIHI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc